Oskar-Ferdinand-Casimir Grippenberg (-1915), en , était un général de l'armée impériale russe qui combattit, en tant que commandant de la Armée de Mandchourie, pendant la guerre russo-japonaise de 1904-1905, notamment à la bataille de Sandepou.

Biographie

Oskar Grippenberg (en suédois : Oskar Ferdinand Casimir Gripenberg) naquit au sein d'une famille de la petite noblesse suédoise dans le grand-duché de Finlande qui avait appartenu autrefois à la Suède et qui constituait depuis le début du un grand-duché rattaché à la couronne impériale russe, et jouissant d'une autonomie limitée.

Il devint Junker en 1854, puis combattit lors de la guerre de Crimée, où il fut nommé sous-lieutenant. Il participa ensuite, en 1863-1864, à la pacification de la révolte polonaise, en tant que capitaine.

En 1866, il fut nommé au Turkestan, où il commanda au sein du de ligne d'Orenbourg. L'année suivante, toujours au Turkestan, il commanda au sein du de ligne du Turkestan. Il participa à la prise de Boukhara et fit partie d'expéditions victorieuses, comme celle de la prise de la forteresse d'Oura-Tubé, pour laquelle il fut décoré de l'Ordre de Sainte-Anne (de , avec épées et ruban), et de l'Ordre de Saint-Georges ().

En 1869, il devint lieutenant-colonel et fut décoré de l'Ordre de Saint-Stanislas () et, en 1872, fut élevé au grade de colonel.

En 1874, il épousa Hedvig-Angélique Lundh, dont il eut quatre enfants.

En 1877, il commanda le de tirailleurs de la Garde impériale et fut envoyé au combat, lors de la guerre russo-turque de 1877-1878. Peu après le début des combats, il servit au sein du régiment de Moscou de la Garde impériale et se distingua par sa bravoure, son énergie et son courage exceptionnel.

En effet, du 21 au , il défendit sans aucun appui la position de Praviets attaquée par Arab-Konak, où le de la Garde impériale battit les 18 tabors de Charik Pacha. Il reçut pour cela l'Ordre de Saint-Vladimir de , normalement réservé aux officiers de haut-rang, alors qu'il n'était encore que colonel. Il fut dès lors considéré comme l'un des héros de cette guerre. L'année suivante, il fut élevé au sein de ce même ordre à la , puis à la .

Le , il fut élevé au grade de général-major et nommé comme officier de la suite de Sa Majesté Impériale et reçut l'Ordre de Saint-Georges ().

Après avoir commandé à partir de 1883 le régiment de Moscou de la Garde impériale, Grippenberg commanda en 1888-1889 la de la d'infanterie de la Garde, puis devint commandant de la brigade des tirailleurs de la Garde. En 1890, il fut nommé général-lieutenant.

À partir de 1898, il fut à la tête de la commission Alexandre, chargée des soins aux blessés. En 1900, il fut mis à la tête du d'armée et nommé général d'infanterie, puis général-adjudant en 1904.

C'est alors qu'il fut nommé commandant de la de Mandchourie.

En Extrême-Orient

Après s'être rendu à Moukden, le , en pleine guerre russo-japonaise, le général Grippenberg se persuada que la position russe était imprenable. Le général avait déclaré auparavant que le flanc gauche de l'ennemi était vulnérable. Il avait été confronté aux Japonais, commandés par le général Oku, mais était convaincu de la supériorité de l'armée russe.

Du 12 au à Sandepou, la de Mandchourie s'affronta sans succès aux Japonais. Le général Kouropatkine critiqua sévèrement les plansLes deux généraux expliquèrent leurs positions contradictoires dans des livres parus après la guerre russo-japonaise de Grippenberg, aussi, le , le général Grippenberg envoya un télégramme à Nicolas II lui demandant d'être relevé de son commandement. Le lendemain, l'Empereur lui accorda la permission de se rendre sans délai à Saint-PétersbourgCe qu'il fit au mois de mars. Grippenberg laissa la place à Mylov. Ce n'est qu'en , après la désastreuse bataille de Moukden que Grippenberg fut officiellement démis de ses fonctions, et qu'il devint général inspecteur d'infanterie. Le général Dragomirov fut le seul officier du haut-commandement à prendre sa défense.

Il démissionna de l'armée, le .

Cette démission fit grand bruit à l'époque en Russie, car les doutes concernant la conduite de la guerre étaient importants, dans le contexte troublé de l'après-révolution de 1905.

Le général Grippenberg mourut à Petrograd, le , et fut enterré au cimetière de Tsarskoïe Selo.

Notes

Sources

Catégorie:Général russe Catégorie:Militaire russe de la guerre russo-japonaise Catégorie:Militaire russe de la Première Guerre mondiale Catégorie:Membre du Conseil d'État de l'Empire russe Catégorie:Chevalier de l'ordre de Saint-Alexandre Nevski Catégorie:Chevalier de 2e classe de l'ordre de la Couronne (Prusse) Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Saint-Georges de 3e classe Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Saint-Georges de 4e classe Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Saint-Vladimir de 2e classe Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Saint-Vladimir de 3e classe Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de l'Aigle blanc (russe) Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Sainte-Anne Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Saint-Stanislas (russe) Catégorie:Naissance en janvier 1838 Catégorie:Décès en décembre 1915 Catégorie:Décès à 77 ans Catégorie:Militaire de l'Empire russe dans la guerre de Crimée