Nie Yuanzi, née le dans le Xian de Hua au Henan et morte le ., est une universitaire chinoise qui a enseigné la philosophie à l'université de Pékin.

Biographie Nie Yuanzi est connue principalement pour son dazibao du critiquant l'université de Pékin pour être contrôlée par la « bourgeoisie ». Ceci fut un facteur de la révolution culturelle Times Online. La lecture de ce texte, et ceux d'autres auteurs, par de jeunes étudiants comme Xing Xing Cheng les conduisirent à participer à la révolution culturelle et rejoindre les gardes rouges. Le dazibao de Nie Yuanzi aurait été placardé sur ordre de Jiang QingJacques Andrieu, Les gardes rouges : des rebelles sous influenceLa violence politique des enfants.

Un article du Monde, publié à sa mort, mentionne qu'elle aurait confié au journal en 2006 qu'elle avait été enfermée pendant un an en 1968 , parce que Jiang Qing l'aurait accusée d'être une contre-révolutionnaireLe Monde, Carnet, samedi 7 septembre 2019 , p. 19 :

« Nie Yuanzi sera toutefois mise au placard dès 1968, comme elle le raconte dans un témoignage au Monde en juin 2006 : « J'ai ensuite été arrêtée et placée en isolement durant un an dans une pièce glaciale aux fenêtres obstruées par des planches et des journaux, où je n'avais que le droit d'être immobile, debout, assise ou couchée, sans jamais pouvoir me déplacer. Plus tard, j'ai été envoyée en camp de détention dans la province du Jiangxi. La femme de Mao, Jiang Qing, m'accusait d'être une contre-révolutionnaire ! » ».Cette information est reprise par un article de l'Express datant de 2006 , mais dans des formulations particulièrement vaguesFrédéric Koller, « Le fantôme des gardes rouges », L'Express, juin 2006. Toutefois, l'entretien original n'a jamais été publié. Cependant, il est certain que Nie Yuanzi a bien été arrêtée en 1978, après la prise du pouvoir par la droite et la liquidation de l'aile révolutionnaire en Chine. En 1983, elle a été condamnée à dix-sept ans de prison. Elle en sort néanmoins dès 1986Andrew G. Walder intitulé "Settling Accounts with the Cultural Revolution at Beijing University 1977–78", publié dans The China Quarterly en 1981.

Elle est critique du régime chinois et a exprimé un désir de plus grande liberté d'opinion « Hearts Still Scarred 40 Years After China's Upheaval », The New York Times, 10 juin 2006. Elle considère que le Parti communiste chinois est responsable de la révolution culturelle. En effet en 1966, aucun membre du Comité central ne s'est opposé à celle-ci. Donc la « responsabilité de ce désastre » ne relève pas de la seule bande des Quatre, contrairement aux allégations du Parti en 1980.

Notes et références

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