Le Noirmont (ancien nom allemand : Schwarzenberg) est une commune suisse du canton du Jura, située dans le district des Franches-Montagnes.

Géographie vignette|alt=|left|upright=1|Le hameau du Peupéquignot. vignette|gauche|Photo aérienne du Noirmont (1955).

La commune du Noirmont se trouve à à vol d’oiseau au sud-ouest de Saignelégier. Elle comprend les hameaux du Peupéquignot, du Creux des Biches et des Barrières. Elle s’étend sur le plateau des Franches-Montagnes et descend jusqu’au fond de la vallée du Doubs.

La crête rocheuse des Sommêtres ( d’altitude), où se dressent les ruines du manoir de Spiegelberg, surplombe la vallée du Doubs.

Histoire Le nom du Noirmont est mentionné pour la première fois en 1397. L’origine du lieu remonte au règne d’Imier de Ramstein, prince-évêque de Bâle qui, en 1384, décida d’exempter d’impôt les défricheurs de nouvelles terres.

De 1793 à 1815, Le Noirmont a appartenu à la France, dans le département du Mont-Terrible, puis dans celui du Haut-Rhin. À la suite d'une décision du congrès de Vienne, en 1815, la commune a été attribuée au canton de Berne, comme toutes celles du district des Franches-Montagnes.

Le fut une tragique journée pour le village, la gare fut bombardée. Plusieurs maisons étaient en flammes. Les habitants de ces fermes — cinq ou six familles — sortaient de la messe et accouraient sur place. « Quelques jours après cette tragédie, des rumeurs circulaient. Elles disaient que le wagon mitraillé était destiné à l’Allemagne et qu’il venait de la Dixi, au Locle, fabrique de munitionsPierre Luder, Les Trains à vapeur voici 70 ans, Saignelégier, 2007.. »

Depuis le , Le Noirmont fait partie du canton du Jura.

Population

Gentilé et surnoms Les habitants de la commune se nomment les Noirmontains. Ils sont surnommés les Poiliers (soit les marchands de poix, produite à partir de la résine des sapins) et les Porte-Pelisse.

Les habitants du hameau des Barrières sont surnommés les Chats.

Démographie

Évolution de la population

Pyramide des âges

Économie L’agriculture demeure très présente au Noirmont avec l’élevage de chevaux et la production laitière, cette dernière étant essentiellement destinée à la fabrication de la Tête de Moine.

Durant la deuxième partie du , Le Noirmont a vu apparaître l’horlogerie, qui fut longtemps la plus importante activité industrielle de la commune. Aujourd’hui, de grandes entreprises de ce secteur y ont encore leurs ateliers : Paul Picot, montres Louis Erard et Aéro Watch. En lien avec l'industrie horlogère, Le Noirmont compte également des entreprises dans les secteurs de l'habillement horloger, du décolletage et de l'étampage, de la mécanique et de la micromécanique, de la plasturgie et de l'injection ainsi que dans le polissage et la galvano. Le secteur est renforcé depuis peu par Garinaud, une société d'ingénieurs en créations et développements de mouvements et complications horlogers.

Le tissu économique compte également d'autres industries comme l'informatique, ainsi que le médical et l'appareillage.

Le site de La Goule abrite une usine électrique, propriétaire de la société électrique éponyme.

L’ancienne villa Roc-Montès héberge la clinique Le Noirmont, centre de réadaptation cardio-vasculaire.

Le village compte également de nombreux commerces et artisans, ainsi que des hôtels, restaurants et cafés, un cinéma et un camping au Creux-des-Biches.

Transports Chemins de fer du Jura : Ligne La Chaux-de-Fonds – Le Noirmont – Glovelier Ligne Le Noirmont – Tramelan – Tavannes thumb|center|upright=1|Trains au départ du Noirmont.

Personnalités

Manifestations Carnaval Baitchai Fête des vacances Brevet VTT Franc-Montagnard Les 4 foulées Festival du Chant du Gros

Curiosités Ancienne église Saint-Hubert Calvaire de Baergetzi Tourbières des Barrières Pâturages boisés du Peu-Péquignot et des Barrières Lac et barrage de La Goule Rochers des Sommêtres Musée de la boîte de montres.

Notes et références

Bibliographie Ernest Daucourt, Le Noirmont pendant la Révolution française, Miécourt, 1902. Michel Arnoux, Le Noirmont : un village périphérique face à son avenir économique, Neuchâtel, 1984. Jean-Pierre Babey, Villa Roc-Montès : chronique de la Villa Roc-Montès, Le Noirmont 1904-1992, Le Noirmont, 1995. L. Marti, J. Boillat-Baumeler, J.-L. Décosterd, Ph. Perriard, O. Boillat : Carimentran, Le Carnaval Franc-Montagnard, éd. du Bourg, 1998.

Liens externes

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