Les Viêtnamo-Américains ( et ) sont les Américains d'origine vietnamienne. Ils représentent environ la moitié de tous les Vietnamiens d'outre-mer () et sont le quatrième plus grand groupe des Asio-Américains. Population résiduelle jusque dans les années 1970, la population vietnamo-américaine croît largement à la suite de la guerre du Viêt Nam, du fait de l’arrivée de nombreux réfugiés.

Histoire Avant 1975

L'histoire des Viêtnamo-Américains est relativement récente. Avant 1975, la plupart des Vietnamiens résidant aux États-Unis étaient les épouses et enfants de soldats ou universitaires américains. Les registres indiquent que quelques Vietnamiens (y compris Hô Chi Minh) vinrent et pratiquèrent des travaux domestiques à la fin du et au début du ...

Selon le Immigration and Naturalization Service, arrivent aux États-Unis entre 1950 et 1974, mais ces données excluent les étudiants, diplomates et les recrues militaires.

Vague migratoire de 1975 vignette|Des réfugiés sud-vietnamiens aidés par un navire de l' en 1975. vignette|Réfugiés vietnamiens à Fort Chaffee en Arkansas à la fin des années 1970. Le , la chute de Saïgon, qui met fin à la guerre du Viêt Nam, entraîne une large vague migratoire ; notamment de nombreuses personnes liées au gouvernement de la république du Viêt Nam et craignant des représailles de la part des communistes. Cette première vague migratoire est caractérisée par son haut niveau d'éducation, son confort financier et sa maîtrise de l’anglais.. Aussi, parmi cette première vague migratoire, beaucoup savaient aussi parler le Français.

Selon les données de 1975 du département d'État des États-Unis, plus de 30 % des chefs de ménages issus de cette vague migratoire sont des professionnels de la santé ou des cadres techniques, 16,9 % travaillent dans les transports, et 11,7 % occupaient un poste clérical ou dans la vente au Vietnam. Moins de 5 % sont des pêcheurs ou des paysans..

L'évacuation des migrants est organisée en trois grandes vagues. La semaine précédant la chute de Saïgon, quittent le Vietnam à bord de vols réguliers, alors que personnes embarquent des avions spécialement affrétés à cet effet. Enfin, d'autres individus sont transportés à bord de bateaux américains.. Durant le printemps 1975, quittent le Vietnam du Sud, puis en 1976 et 1977. Ils arrivent dans des camps de réfugiés aux Philippines et à Guam, avant d'être transférés dans des bases militaires américaines, telles que Camp Pendleton (Californie), (Arkansas), Eglin Air Force Base (Floride) et Fort Indiantown Gap (Pennsylvanie). Par la suite, ils sont assignés à une agence ayant pour but de les accompagner dans leur installation aux États-Unis.

Au début, les Vietnamiens font face à une forte hostilité de la part des Américains, en grande partie liée au souvenir encore récent de la guerre. Selon un sondage réalisé en 1975, seulement 36 % des Américains sont alors favorables à l'immigration vietnamienne. Toutefois le gouvernement américain déclare avoir une obligation morale vis-à-vis des réfugiés. Le président Gerald Ford et le Congrès s'accordent ainsi pour voter en 1975 l', qui autorise les réfugiés vietnamiens à se rendre aux États-Unis avec un statut spécial et accorde une aide de dollars. Afin d'éviter la formation d'enclaves ethniques et de minimiser leur impact sur les communautés locales, les réfugiés sont éparpillés à travers le pays.

Après 1975 Une seconde vague migratoire s'étend de 1978 au milieu des années 1980. L'instabilité politique et économique sous le nouveau gouvernement communiste mène à l'émigration sans précédent au Vietnam. Des Vietnamiens du Sud, particulièrement d'anciens gradés de l’armée et des employés du gouvernement, sont envoyés dans des , qui étaient en réalité des camps de concentration. La famine est alors également courante et les entreprises sont saisies et nationalisées. Enfin, les relations sino-vietnamiennes se tendent lorsque les deux pays s'affrontent lors de la guerre sino-vietnamienne. Pour échapper, de nombreux Vietnamiens du Sud embarquent à bord de petits et précaires bateaux de pêche. Ils sont alors surnommés . Les survivants sont secourus par des bateaux étrangers et envoyés dans des camps de réfugiés en Thaïlande, Malaisie, Singapour, Indonésie, Hong Kong, ou aux Philippines, d'où ils rejoignent les pays qui acceptent de les accueillir.

Alors que plus de 70 % des premiers immigrés proviennent de zones urbaines, les sont généralement de pauvres paysans et pêcheurs ou de petits commerçants issus de petites villes ou encore d'anciens militaires.

La situation critique des force les États-Unis à agir. Ainsi le abaisse les restrictions à l'entrée sur le territoire des réfugiés vietnamiens. De 1978 à 1982, vietnamiens sont ainsi admis En 1979, l'Orderly Departure Program (ODP) est créé sous la direction du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) afin de permettre l'émigration des Vietnamiens aux États-Unis et dans d'autres pays. D'autres lois permettent par la suite aux enfants amérasiens ainsi qu'aux anciens prisonniers politiques et leurs familles d'entrer aux États-Unis.

L'immigration vietnamienne connait un pic en 1992, lorsque de nombreux prisonniers de camps de rééducation sont libérés et peuvent rejoindre leurs familles grâce au regroupement familial.

Bien que l'immigration vietnamienne se maintient à rythme soutenu, le schéma migratoire depuis le Vietnam a largement évolué. Alors qu'elle était largement le fait de réfugiés, la migration vietnamienne est désormais essentiellement basée sur le regroupement familial. Aussi, alors qu'en 1982, 99 % des Vietnamiens obtenant un droit de séjour permanent étaient des réfugiés, ceux-ci ne représentent plus que 1 % des nouveaux arrivants..

Démographie

+Principaux indicateurs démographiques (2015)......IndicateurViêtnamo-AméricainsPersonnes de moins de 6,4 %6,2 %Personnes de moins de 25,7 %23 %Personnes de plus de 8,9 %14,5 %Femmes51,6 %50,8 %Vétérans1,7 %8,3 %Personnes nées étrangères à l'étranger62,5 %13,2 %Personnes étrangères15,5 %7,0 %Personnes sans assurance maladie15,5 %13 %Personnes avec un handicap7,6 %12,4 %Revenus annuelsPersonnes sous le seuil de pauvreté15 %15,5 %Diplômés du lycée72,2 %86,7 %Diplômés de l'université27,9 %29,8 %

Les Viêtnamo-Américains représentent plus de la moitié de la diaspora vietnamienne dans le monde., et 0,6 % de la population des États-Unis en 2010.

La majorité des Viêtnamo-Américains vivent sur la côte ouest des États-Unis et au Texas. Les zones ou ils résident en nombre sont appelées .

+Villes comptant plus de en 2010 Rang Ville Nombre% Commentaire 1 San José (Californie) 10,6 Cité comptant le plus de Viêtnamo-Américains en dehors du Vietnam. 2 Garden Grove (Californie) 27,7 Partie du du comté d'Orange. 3 Westminster (Californie) 40,2 Partie du Little Saigon du comté d'Orange. Cette ville a le plus fort pourcentage. 4 Houston (Texas) 1,7 Le à Houston est localisé dans le district de à côté du de l'agglomération. 5 San Diego (Californie) 2,5 Le dans le quartier de . 6 Santa Ana (Californie) 7,1 Partie de du comté d'Orange. 7 Los Angeles (Californie) 0,5 À côté du comté d'Orange. 8 Anaheim (Californie) 4,4 Partie du du comté d'Orange. 9 Philadelphie (Pennsylvanie) 0,9 10 New York (New York) 0,2 11 Seattle (Washington) 2,2 12 San Francisco (Californie) 1,6 13 Portland (Oregon) 2,2 14 Arlington (Texas) 3,4 Dans la région de Dallas/Fort Worth Metroplex 15 Fountain Valley (Californie) 20,7 Dans le comté d'Orange 16 Boston (Massachusetts) 1,8 Enclavé dans la ville de Quincy. 17 Garland (Texas) 4,6 Dans le Dallas/Fort Worth Metroplex 18 Milpitas (Californie) 15,5 Près de San José 19 Oklahoma City (Oklahoma) 1,7

Langues Selon l' pour la période 2012-2016, âgées de plus déclarent parler vietnamien à la maison, soit 0,49 % de la population totale des États-Unis et 76,32 % de la population vietnamo-américaine à la même époque..

Religions Selon le , en 2012, 43 % des Viêtnamo-Américains sont bouddhistes, 20 % sont sans religion, 30 % sont catholiques, 4 % sont protestants conventionnels, 2 % sont protestants évangélistes et 1 % pratiquent une autre religion..

Relations entre les États-Unis et le Viêt Nam Aujourd'hui, concernant les relations entre les États-Unis et le Viêt Nam, les Vietnamiens sont plutôt américanophiles avec 78 % d'opinions favorables en . ; l'anglais est parlé par , dont les locuteurs dits « partiels ».

Sociologie électorale +Vote viêtnamo-américain aux élections présidentielles selon le ..Candidat20122016Démocrate61 %61 %Républicain37 %34 %Autres2 %6 %

Personnalités

Références

Articles connexes

Démographie des États-Unis

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