Michel-Joseph Leblois, né le à Javarzay, mort le à Vitré était un magistrat français en fonction de la fin du au début du .
Biographie Fils de Joseph Leblois, avocat en parlement et lieutenant du marquisat de Chef-Boutonne, et de Jeanne Desmarest, il étudie le droit à l'université de Poitiers et succède à son père comme lieutenant du marquisat de Chef-BoutonnePierre Arches, Louis Bergeron, Guy Chaussinand-Nogaret, Grands notables du Premier Empire: notices de biographie sociale, Deux-Sèvres, Centre national de la recherche scientifique, 1978, vol. 17-18, pages 89-90..
En 1791, il est élu juge au tribunal du district de Melle, dont il devient présidentHilaire Alexandre Briquet, Histoire de la ville de Niort, Niort, Robin, 1832, tome II, pages 152-154..
Le , il prend les fonctions d'accusateur public près le tribunal criminel des Deux-Sèvres, à Niort, en remplacement de François-Augustin Chauvin-Hersant, qui rejoint la Convention, ainsi que d'accusateur militaire pour l'armée de l'Ouest. Les prisons de la ville sont alors remplies d'insurgés pris les armes à la main, de nobles, de suspects, ainsi que de militaires s'étant livrés à des actes délictueux.
Après le 9-Thermidor, il est choisi en pour remplacer Fouquier-Tinville au poste d'accusateur public près le tribunal révolutionnaire de Paris. Dans ses fonctions, il instruit plusieurs affaires marquantes sur ordre de la Convention et des comités de gouvernement, parmi lesquelles le procès de Jean-Baptiste Carrier et du comité révolutionnaire de Nantes, et celui du précédent tribunal révolutionnaire. Il est remplacé par l'accusateur public Antoine Judicis (1739-1822) en . Puis, lors de la dissolution du tribunal révolutionnaire, le 12 prairial an III (), il est nommé substitut de l'accusateur public près le tribunal criminel de Paris. Il est conseiller municipal de Niort de 1801 à 1809. Il reprend ses fonctions d'accusateur public à Niort, devenant procureur impérial en 1805.
Il est titré chevalier de l'Empire par lettres patentes du Émile Campardon, Liste des membres de la noblesse impériale: dressée d'après les registres de lettres patentes conservés aux Archives nationales, Paris, Société d'histoire de la révolution française, 1889, 189 pages, 111..
Lors de la réorganisation des cours et tribunaux en 1811, il est nommé substitut du procureur général à la Cour d'assises de Poitiers. Mis à la retraite avec pension en 1816, il se retire en son château de La Bessière où il meurt en 1825.
Famille Marié à Marie-Anne-Julie PressacPierre Arches, Louis Bergeron, Guy Chaussinand-Nogaret, Grands notables du Premier Empire: notices de biographie sociale, Deux-Sèvres, Centre national de la recherche scientifique, 1978, vol. 17-18, page 89.. De son mariage il eut deux enfants : Claude Victor, marié à Adèle Gaud de la Ruelle et Marie Anne Joséphine, mariée à Ange Achille Charles de Brunet comte de NeuillyVicomte Albert Révérend, Armorial du premier empire, volume 3, 1896, page 67..
Notes et références
Bibliographie Hilaire Alexandre Briquet, Histoire de la ville de Niort, Niort, Robin, 1832, tome II, pages 152-154. Pierre Arches, Louis Bergeron, Guy Chaussinand-Nogaret, Grands notables du Premier Empire: notices de biographie sociale, Deux-Sèvres, Centre national de la recherche scientifique, 1978, vol. 17-18, pages 89-90.
Catégorie:Magistrat français du XVIIIe siècle Catégorie:Magistrat du Premier Empire Catégorie:Membre du Tribunal révolutionnaire Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Chevalier de l'Empire Catégorie:Naissance dans la province du Poitou Catégorie:Naissance en juin 1756 Catégorie:Décès en décembre 1825 Catégorie:Décès à 69 ans