Courtomer est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Géographie Localisation Courtomer est une commune située à au sud-est de Paris, à au nord-est de Melun, à au sud de Meaux et à au nord-ouest de Provins.

Les villes les plus proches sont Chaumes-en-Brie ( par la route) à l'ouest, Rozay-en-Brie ( par la route) au nord-est, Mormant ( par la route) au sud et Fontenay-Trésigny ( par la route) au nord-ouest.

La commune est située dans la partie centrale du département de Seine-et-Marne, dans la région naturelle de la Brie.

Communes limitrophes

Courtomer est également quasiment limitrophe de Beauvoir au sud-ouest et proche de Fontenay-Trésigny au nordLe portail des territoires sur le site Géoportail..

Géologie et relief La superficie de la commune est de , ce qui est relativement modeste ; le territoire a une forme ovale et compacte ; l'altitude varie entre 76 et Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, .. Le point bas se situe dans la vallée de l'Yerres à la limite d'Argentières au débouché du ru de Bouillant et le point haut au nord-ouest près de la ferme d'Arcy. La route départementale 211, ancien Chemin Parré (Paré ou Perré), délimite le territoire au sud.

Le territoire communal est partagé entre la partie nord située sur le plateau de la Brie, et la partie sud située dans la vallée de l'Yerres. Le village est bâti à l'altitude moyenne de , sur le flanc d'un petit coteau à l'exposition du levant et du midi.

Le sol est très varié, argileux difficile à cultiver au sud-ouest, il est calcaire et brûlant sur les autres coteaux et léger dans la plaine au-dessus du village.

Le plateau de la Brie est très ouvert, en grande partie dédié aux grandes cultures (blé, maïs, betterave, etc.). Courtomer est un territoire agricole, générateur de diverses activités liées. Le coteau autour du village comptait de nombreux vergers, en particulier des pommiers, mais également de la vigne. La commune est bordée à l'est par l'important bois de Vilbert s'étirant du nord au sud et que traverse la route de Vilbert.

Un puits de pétrole a été construit à la fin des années 1980 à l'ouest de la ferme des Roches sur le chemin d'Arcy, il a été depuis démantelé.

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Courtomer.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de deux cours d'eau référencés : l'Yerres., long de . Le territoire est situé sur son bassin versant et de ses affluents. L'extrême nord du territoire se situe à la source du ru des Vieux Prés, affluent du ru de Frégy qui rejoint le ru de Bréon à l'étang du Vivier. le fossé 02 des Traversins ou ru de Bouillant, canal de . conflue avec l’Yerres.

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .

Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie..

La commune fait partie du SAGE « Yerres », approuvé le . Le territoire de ce SAGE correspond au bassin versant de l’Yerres, d'une superficie de , parcouru par un réseau hydrographique de de long environ, répartis entre le cours de l’Yerres et ses affluents principaux que sont : le ru de l'Étang de Beuvron, la Visandre, l’Yvron, le Bréon, l’Avon, la Marsange, la Barbançonne, le Réveillon.. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte pour l’Assainissement et la Gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE), qualifié de « structure porteuse »site officiel du Syndicat mixte pour l’Assainissement et la Gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Grandpuits-Bailly-Carrois à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Réseau Natura 2000 vignette|redresse=1.2|Sites Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles..

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »... « L'Yerres de sa source a Chaumes-en-Brie », d'une superficie de , un tronçon de de l'Yerres qui héberge une faune piscicole et une végétation aquatique devenues rares en Ile-de-France...

Urbanisme Typologie Au , Courtomer est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Morphologie urbaine Le village se situe au sud-est du territoire communal. La partie centrale du village, qui remonte au Moyen Âge, est réduite et compacte, centrée autour de l'église, au croisement des actuelles rues du Vieux Château, de Vilbert, du Paradis et du Pont Neuf. Les rues, irrégulières, sont bordées de maisons, la plupart de construction ancienne et dispersées sans alignement.

La place de l'église constitue le cœur du village, qui s'est étendu avec le développement de habitat pavillonnaire vers l'ouest le long de la rue du Cordeau vers Chaumes et l'ouest le long de la rue des Michelettes vers Pompierre.

Afin de lutter contre la baisse démographique constatée depuis 1999, la municipalité souhaite amorcer une revitalisation de la commune tout en prenant en compte les spécificités du territoire. Le plan d'aménagement et de développement durable du plan local d'urbanisme (PLU) de 2018 prévoit donc. : Protéger le patrimoine naturel ; Préserver et mettre en valeur les paysages remarquables, le patrimoine historique et culturel ; Maintenir et développer les activités économiques locales ; Préserver le cadre de vie.

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (76,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,2 %), forêts (12,3 %), zones urbanisées (10,9 %), prairies (10,6 %)..

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..

Planification La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision.. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme..

Logement Le nombre de logements a été estimé à 236 en 2014 ; ces logements se composent de 201 résidences principales, 22 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que vacants..

Hameaux et écarts La commune ne compte pas de hameau mais quatre fermes isolée : ferme de Paradis (antérieure au ) le long de l'ancien Chemin Parré, la ferme des Roches au croisement de la route de Vilbert et de l'ancien chemin d'Arcy à Segrès au nord du village, la ferme de l'Étang d'Arcy à l'ouest et le moulin de la Borde sur l'Yerres au sud.

La zone artisanale du Cordeau s'est progressivement étendue vers l'ouest à partir des années 1970..

Voies et transports Routes et pistes cyclables Le village est relié à Chaumes-en-Brie, Vilbert et Pompierre par de petites routes rurales et forestières. La rue du Paradis constitue l'axe principal de la commune, reliant le centre du village à la route départementale 211 qui permet de relier Rozay-en-Brie vers le nord et Mormant vers le sud.

Courtomer se situe à proximité de plusieurs grands axes routiers du fait de sa position géographique du centre de la Seine-et-Marne, même si aucun ne passe par le territoire communal.

Au nord se trouve la voie rapide route nationale 4, à l'ouest la route nationale 36 et la route départementale 402, au sud la route nationale 19.

Courtomer ne possède pas de piste cyclable en 2019.

Transports en commun La commune de Courtomer se situe dans la zone 5 du réseau de transports d'Île-de-France.

Elle est desservie par les lignes 24 et 35 du réseau de bus Pays Briard.

Elle est située à proximité de la gare de Mormant pour la ligne P du Transilien.

Toponymie vignette|Panneau d'entrée dans le village.

C'est en 1189 qu’apparaît pour la première fois la mention écrite de Courtomer, à l'époque Cortomeriae, suivie en 1265 de Curia Homeri, puis en 1269 de Curia Omeri.

La localité est désignée dans les anciens pouillés sous le nom de Curia Audomari.

Histoire