Crèvecœur-en-Brie est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Géographie Localisation La commune est située à environ à l’est de Tournan-en-Brie.. vignette|centré|Localisation de la commune de Crèvecœur-en-Brie dans le département de Seine-et-Marne.
Communes limitrophes vignette|centré|Carte des communes limitrophes de Crèvecœur-en-Brie.
Géologie et relief L'altitude de la commune varie de à pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ d'altitude (mairie) Carte IGN classique.. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible..
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Crèvecœur-en-Brie.
Le réseau hydrographique de la commune se compose de trois cours d'eau référencés : le ru de Bréon, long de . ; le ru de Certeau, ., et ; le fossé 01 du Clos Brilland, ., affluents du Bréon. La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .
Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie.. La commune fait partie de deux SAGE : « Yerres » et « Petit et Grand Morin ».
Le SAGE « Yerres » a été approuvé le . Il correspond au bassin versant de l’Yerres, d'une superficie de , parcouru par un réseau hydrographique de de long environ, répartis entre le cours de l’Yerres et ses affluents principaux que sont : le ru de l'Étang de Beuvron, la Visandre, l’Yvron, le Bréon, l’Avon, la Marsange, la Barbançonne, le Réveillon.. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte pour l’Assainissement et la Gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE), qualifié de « structure porteuse »site officiel du Syndicat mixte pour l’Assainissement et la Gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE).
Le SAGE « Petit et Grand Morin » a été approuvé le . Il comprend les bassins du Petit Morin () et du Grand Morin ().. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat Mixte d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin, qualifié de « structure porteuse »site officiel du Syndicat Mixte d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mouroux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité vignette|redresse=1.2|Carte des ZNIEFF de localisées sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Crèvecœur-en-Brie comprend un ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes...., la « Forêt de Crécy » (), couvrant du département..
Urbanisme Typologie Au , Crèvecœur-en-Brie est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. (source : le fichier Fantoir).
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (66,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,3% ), terres arables (26,9% ), espaces verts artificialisés, non agricoles (4% ), zones agricoles hétérogènes (2,7 %)..
Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..
Planification La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision.. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme..
Logement En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de dont 98,1 % de maisons et 1,3 % d'appartementsEn raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %..
Parmi ces logements, 87,4 % étaient des résidences principales, 8,2 % des résidences secondaires et 4,4 % des logements vacants.
La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 89,8 % contre 8 % de locataires et 2,2 % logés gratuitementStatistiques officielles de l'Insee, section Logement consulté le 26 mai 2020.
Toponymie Longtemps été connu sous le nom de Ville Ramée, du fait de sa position à la lisière de la forêt de Crécy.
Le nom de Crèvecœur est cité dès 1175 dans les rôles des fiefs du comté de Champagne et de Brie.
Crèvecœur dérive du latin « cors » qui signifie cœur, et « crepo » qui signifie craquer, retentir.
Au Moyen Âge, un crève-cœur est une terre pénible à labourer, car lourde et difficile à drainer ; de plus, la perte de la récolte après une pluie abondante sur un terrain argileux est fréquente. Les terres de Crèvecœur étaient marécageuses au Moyen Âge - les noms des lieux-dits « l’Étang » et « Courtesoupe » en attestent - et jusqu'au réservées à la prairie et à l'élevageHistoire de Crèvecœur sur le site de la mairie..
Histoire À l'époque féodale, Crèvecœur a suivi les mêmes seigneurs que Crécy-en-Brie : les Châtillon puis les comtes de Champagne, fondus dans les rois capétiens à partir de la comtesse-reine Jeanne, épouse du roi Philippe le Bel., et des princes capétiens comme Blanche et Philippe d'Orléans, Louis duc d'Orléans, César de Vendôme, le comte d'Eu, le duc de Penthièvre et son gendre d'Orléans.
La forteresse, élevée par les Châtillon et ruinée vers 1430, était aux mains d'un capitaine-châtelain représentant le seigneur. Ainsi, du jusqu'à , Jean de Garencières (sire de Mareil et Massy/Macy, et de Croisy par son mariage, capitaine-châtelain de Châteauneuf en 1400 et de Caen vers 1409, maître-enquêteur des Eaux et Forêts de Picardie et Normandie vers 1384, chambellan et homme de confiance du duc Louis d'Orléans, né vers 1350 ? et probablement † à Azincourt en 1415, père du poète Jean (II) de Garencières.) devint châtelain de Crèvecœur-en-Brie. Après lui, on trouve Robert de Versailles, remplacé le par Eustache Tassin de Gaucourt, chambellan du roi et premier Grand fauconnier de France, puis par François de l'Hospital de Soisy/Choisy-aux-Loges († 1427 ; un ancêtre du maréchal Nicolas), et le par Jacques Lempereur, enfin le par Guillaume d'Orgemont de Méry..
En 1532, le collège de Maître Gervais à Paris y avait une propriété.
Politique et administration Situation administrative Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Fontenay-Trésigny est devenu le chef-lieu du canton de Fontenay-Trésigny. qui regroupe 33 communes et habitants.. Le canton de Fontenay-Trésigny comprend les communes suivantes : Bernay-Vilbert, La Chapelle-Iger, Les Chapelles-Bourbon, Châtres, Chaumes-en-Brie, Coubert, Courpalay, Courquetaine, Crèvecœur-en-Brie, Dammartin-sur-Tigeaux, Évry-Grégy-sur-Yerre, Faremoutiers, Fontenay-Trésigny, Grisy-Suisnes, Guérard, La Houssaye-en-Brie, Limoges-Fourches, Lissy, Liverdy-en-Brie, Lumigny-Nesles-Ormeaux, Marles-en-Brie, Mortcerf, Neufmoutiers-en-Brie, Ozouer-le-Voulgis, Pécy, Le Plessis-Feu-Aussoux, Pommeuse, Presles-en-Brie, Rozay-en-Brie, Soignolles-en-Brie, Solers, Vaudoy-en-Brie, Voinsles. Le redécoupage a pris effet en , lors du renouvellement général des assemblées départementales.
Le canton de Fontenay-Trésigny se situe dans le département de Seine-et-Marne qui a pour commune chef-lieu la ville de Melun. Le canton de Fontenay-Trésigny est composé de communes appartenant aux arrondissements de Provins (17 communes), Melun (13 communes) et Meaux (3 communes). La commune des Chapelles-Bourbon appartient à l'arrondissement de Provins, le plus étendu mais le second moins peuplé et le moins dense du département. Cet arrondissement de et comptait en 2012..