thumb|upright|Paroles du chant Le chant (« Salut à toi dans la couronne du vainqueur » en français), était de 1795 à 1871 un hymne populaire prussien. Après la création de l'Empire allemand en 1871, le chant est devenu l'hymne de l'Empereur.

Le texte avait été écrit par Heinrich Harries le sur la musique du (elle-même tirée d'une musique composée par Jean-Baptiste Lully pour un hymne fêtant le rétablissement de ). La composition de Harries est destinée à fêter l'anniversaire de . En 1793, Balthasar Gerhard Schumacher modifie le texte en l'honneur du roi de Prusse . Le chant gagne en popularité lorsqu'il est interprété en présence du roi au Théâtre national de Berlin. Au cours du , il fait partie d'une multitude de chants en l'honneur des souverains des duchés et royaumes allemands comme le Grand-duché de Hesse ou le Royaume de Bavière, toujours sur la même musique de God Save the Queen. On l’entendait à l’occasion de manifestations patriotiques liées à l’Empereur, comme l’anniversaire de son avènement et les anniversaires de naissance et de mort, et encore de façon habituelle à des occasions comme le Sedantag et les cérémonies qui rappelaient la fondation de l’Empire. Il ne s’agissait pas d’un hymne national au sens actuel du terme, du fait surtout de la structure fédérale de l’Empire allemand. C’était plutôt l’un des nombreux chants non officiels ou semi-officiels qu’on entendait en des occasions de ce genre, comme la Wacht am Rhein. Les États du Sud de l’Allemagne, en particulier, restaient réservés à l’égard de ce chant.

thumb|upright|Heil dir im Siegerkranz

Paroles et traduction

allemandfrançaisSalut à toi dans la couronne de victoire, ô souverain de la patrie ! Salut à toi, ô Empereur ! Éprouve dans la brillance du trône le haut délice en totalité d’être le favori du peuple ! Salut à toi, ô Empereur !

Ni chevaux, ni brindilles ne sauvegardent la raide hauteur où les monarques sont situés. L’amour de la patrie, l’amour de l’homme libre fondent le trône du souverain comme un roc dans la mer.

Flamme sacrée, brasille, brasille et n’éteins jamais pour la patrie ! Nous nous mettrons donc tous debout courageux, pour un seul homme, lutterons et saignerons volontiers pour le trône et l’empire !

Le commerce et les sciences avec courage et force se lèvent en haut. Les actes des guerriers et des héros y trouvent leurs lauriers fidèlement conservés, à ton trône.

Qu’au nom d’une fleuraison durante, notre pavillon flotte hardiment en haute mer, autant que fière et sublimement au-dessus des pays et des mers l’aigle allemand jette au loin son regard enflammé !

Sois ici, ô Empereur Guillaume, très longtemps la parure de ton peuple, la fierté de l’humanité ! Éprouve dans la brillance du trône le haut délice en totalité d’être le favori du peuple ! Salut à toi, ô Empereur !

Bibliographie : Einigkeit und Recht und Freiheit. Die Geschichte der deutschen Nationalhymne. Kohlhammer, Stuttgart 2021, , S. 38–44.

Notes et références

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