Quand je serai star est un film français réalisé et produit par Patrick Mimouni, lauréat du prix Jean Vigo en 2004, sorti en 2005.

Synopsis Marc a 23 ans. Il est séropositif. En 2003, le développement des trithérapies permet de faire des progrès considérables dans le traitement du VIH. Néanmoins il s’agit encore d’une grave maladie. Marc ne s’en soucie guère. Ou, s'il s'en soucie, il fait comme si de rien n'était.

Il a abandonné ses études. Il travaille comme steward dans une compagnie d’avions-taxis basée à Marrakech. Il se consacre essentiellement au sexe. Cependant, quand il n'est pas à Marrakech, il habite encore chez sa mère à Paris, dans un grand appartement du 16e arrondissement.

Elle se fait appeler « Diane de Montalte ». Elle est actrice, dans tous les sens du terme, désolée de voir son fils prendre un chemin opposé au sien, en apparence.

Un film où Patrick Mimouni étudie l’effet du sida sur une nouvelle génération.

Fiche technique Réalisation : Patrick Mimouni Scénario : Patrick Mimouni, Yvan Fahl, Frédéric Strauss Adaptation et dialogues : Patrick Mimouni Direction de production : Anne Singer Production exécutive : Édith Colnel Produit par : Les films du Labyrinthe, Arte, Canal+, avec le concours du CNC Image : Florent Montcouquiol Décors : Patrick Mimouni Costumes : Maud Molyneux, Michèle Rimbault Son : Henri Maïkoff, Gérard Rousseau Montage : Patrick Mimouni Musique : Reno Isaac Genre : comédie dramatique Lieux, époque : Paris, Marrakech, 2003 Durée : 1 h 55 Format : 35 mm couleur – 1.85 Sortie : à Paris Visa n° 102 305

Distribution Arielle Dombasle : Diane Yvan Fahl : Marc Eva Ionesco : Alice Pierre-Loup Rajot : Roland Nini Crépon : Paul Eliane Pine Carringhton : Dionys Souhade Temimi : Soraya Jean-Philippe Guillon : Thierry Vincent Macaigne : l'acteur Lakshantha Abenayake : le séducteur Cléribert Sénat : Miguel

Distinctions Prix Jean-Vigo 2004

Accueil « Un film complètement libre. De droit et sur parole, mais surtout libre comme l’air qui y circule » selon Gérard Lefort dans Libération. « Marc, au physique comme au mental, est toujours en transit : d'escale en escale, d'un amant l'autre, de Paris à Marrakech, d'une génération, celle de sa mère (les 70-80 rugissantes […]), à la suivante, la sienne, celle des 2000 angoissantesGérard Lefort, Un steward et sa mère, appel d’air, dans Libération, 19 janvier 2005. . »

Olivier Nicklaus, dans Les Inrockuptibles, observe qu’« on se laisse griser par Quand je serai star, pour sa croyance absolue qu’il faut devenir souverain(e) de sa propre vie, qu’il faut avoir le courage de s’inventer, et aussi celui de défier la pesanteur (aussi bien Marc, l’apprenti steward dans son avion, que Diane, la comédienne envers et contre tout, sur scène), de se délester de ce qui n’est pas soi, d’aller toujours plus haut, de redouter le confort, de prendre tous les risques sans se retourner. Quand le cinéma nous dit ça, on sait pourquoi on y est plutôt que dans la médiocrité du quotidienOlivier Nicklaus, Prise de risque, dans Les Inrockuptibles, 19 janvier 2005. . »

Pour Têtu, le film est « tout à la gloire d’Arielle Dombasle – formidable en pauvre petite fille riche […] Un film qui, derrière chaque posture sociale, chaque coupe de champagne, hurle sa solitude post 80Têtu, . »

« Arielle Dombasle donne un vrai festival », constate Louis Guichard, dans Télérama. « On peut regarder Quand je serai star comme une manière de Rohmer queer. Mais aussi comme un jeu suave autour de l'image publique de l'actriceLouis Guichard dans Télérama du . »

Selon Le Canard enchaîné, « cette curieuse comédie de Patrick Mimouni exhale un parfum littéraire 1930. Les dialogues y sont parfois profonds, l’intrigue, délibérément languissante. En mère à la fois évaporée et abusive, Arielle Dombasle y est délicieusement agaçante. Et parfois géniale dans le décalage donné au personnageD. F., Le Canard enchaîné du . »

Jean-Sébastien Chauvin, dans Chronic’art, note que « cette histoire, où un fils homosexuel à l’orée de la trentaine (l’étonnant Yvan Fahl) se détache peu à peu de sa mère envahissante, jouit d’un art renversant du dialogue et d’une galerie de personnages tous plus ou moins à l’ouest. […] Ce qui n’empêche pas une lucidité acérée… Jean-Sébastien Chauvin, Quand je serai star, dans Chronic’art, 19 janvier 2005. . »

Notes et références

Liens externes

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