Le d'artillerie ( RA) (également appelé 5e régiment d'artillerie à pied) est un régiment d'artillerie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Strasbourg artillerie un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations 150px|right

1791 : . 1794 : . 1815 : Licencié 1816 : Régiment d'artillerie à pied de Strasbourg 1820 : 1829 : 1854 : 1867 : 1872 : 1914 : 1924 : devient : formation du 1940 : Dissous 1946 : Formation du d'artillerie de campagne aéroporté 1949 : Dissous ... ...

Colonels et chefs de corps

: Pierre Gaston Gromard de Quintin : Jean Fabre de La Martillière : Pierre Eléonore Le Dieu de Ville (*) ; 1793 : chef de brigade Maurice de Montfort ; : Maurice de Montfort : Jean Borthon : Marc Jean Demarçay : François Louis Mengin : Nicolas François Thérèse Gondallier de Tugny 1810 : Charles-Joseph Carmejane : Louis Marie Joseph Hazard : Aimé Prosper Saint-Cyr : Aimé Prosper Saint-Cyr : Claude Joseph Ambroise Picquet : Thomas René Lechesne : Bénigne Pierre Louis Eugène Raffart de Marcilly : Baron Casimir Gosse de Serlay : Joseph Guillaume Mathurin Hamelin : Auguste Jean Goupil : Claude Marie Prosper André : Alphonse Auvity : Jean Réséda Devaux : Gustave Canu : Comte Jean-Baptiste Félix Ferri Pisani Jourdan de Saint-Anastase : Albert Nicolas Angélique Bélu : Louis Paul Brady 1870-1872 : Léonide Vaudrey ...

1913 - 1914: colonel Robert Georges Nivelle ... ...

Historique des garnisons, combats et bataille du d'artillerie Ancien Régime

Révolution et Premier Empire La Révolution supprime les dénominations de l'ancien régime, les régiments sont numérotés. Le est attribué au régiment de Strasbourg artillerie, en fonction de son ancienneté. Devenu « » en 1791, il envoya à l'Assemblée une adresse qui fut lue dans la séance du , et qui avait pour objet de combattre une proposition faite par le Comité militaire, d'augmenter d'un tiers la solde des troupes. Cette adresse se terminait par cette phrase : « Retirez donc la proposition d'augmenter notre solde ; nous ne voulons pas mettre à l'enchère le sacrifice de notre sang et de notre courage. » Elle était signée des sous-officiers et soldats citoyens du en garnison à Strasbourg.L'Assemblée vota l'impression de cette adresse et son envoi aux 86 départements. Il y avait, en effet, quelque chose d'héroïque dans cette réclamation.La solde commençait à être payée en assignats et l'on touchait à ce moment de détresse où le traitement d'un capitaine, réduit en argent, équivalait à peu près à 8 francs par mois.

Le avait détaché des compagnies à la garde des places de l'Alsace depuis Landau jusqu'à Belfort. En 1792, il fut presque tout entier employé à l'armée de Custine. Le est celui qui a montré le plus d'entrain pour l'organisation des compagnies à cheval. En 1793, le gros du régiment est à Mayence et dans les environs.

Après la prise de Mayence, les compagnies qui avaient fait partie de la garnison de cette place furent envoyées à l'armée de l'Ouest sous le commandement de Dedon cadet.

1793 Bataille de Wissembourg Siège de Mayence

Du 23 juin au 21 juillet 1795 l'unité est engagée contre les troupes émigrées et contre-révolutionnaires débarquées à Quiberon.

En 1796 les compagnies engagées dans l'armée de l'Ouest sont attachées à l'armée d'Italie, et l'une d'entre elles a été faite prisonnière de guerre à Mantoue en 1799. Pendant ce temps, le , dont le dépôt était toujours à Strasbourg, envoyait ses compagnies aux armées du Rhin et du Danube.

En 1800, le dépôt était à Metz. Plusieurs compagnies faisaient partie de l'armée d'Italie. C'est à un caporal du qu'appartient l'idée d'entourer les roues des voitures avec des torons de paille pour ne pas éveiller trop tôt l'attention de la garnison du Fort de Bard. Quelques compagnies étaient cette année en Helvétie, à La Rochelle et à Alençon.

Dès le début de la formation du camp de Boulogne, en 1803, le régiment y avait envoyé dix compagnies, et le dépôt s'était transporté à Douai. En 1805, ces compagnies suivirent la Grande armée en Autriche et combattent à Austerlitz.

En 1806, le dépôt retourne à Metz, et le régiment continue de servir aux armées d'Allemagne. Engagé dans la Campagne de Prusse et de Pologne il se trouve le 14 octobre 1806 à la bataille d'Iéna.

1809 Bataille de Wagram

En 1810, les , et étaient à l'armée d'Espagne; les , , , et étaient cantonnées autour de Wesel, faisant partie de l'armée de Brabant ; la était à Dantzig, la à Custrin, la à Passau, la au , la à Anvers, la à Augsbourg et Glogau, la en Portugal et la compagnie coloniale était à Cayenne.

Voici comment les compagnies se trouvaient distribuées au , en pleine expédition de Russie :

En 1813, les et sont presque entièrement détruites au passage du Bober. D'autres compagnies sont engagées dans la campagne d'Allemagne et participent du 16 au 19 octobre à la Bataille de Leipzig.

Réorganisé à Metz le par le général d'Anthouard, le avait, au , 3 compagnies à Vincennes ; toutes les autres étaient à l'armée du Nord ou dans les places de la Meuse et de la Moselle. Voici les emplacements de compagnies à la date du

Le gros du régiment, envoyé à Rochefort, y a été licencié le par le général Berge. Le conseil d'administration avec le colonel Aimé Prosper Saint-Cyr a été maintenu à Rochefort jusqu'à la fin de la liquidation. Les compagnies détachées dans les places ont été successivement licenciées par les autorités militaires locales.

De 1816 à 1852 vignette|Chef d'escadron (au centre) du d'artillerie de Strasbourg en 1819. Le « » est reconstitué à Strasbourg en 1816 par le procédé suivi pour les autres. Il a été formé avec le fonds de l'ancien régiment et complété avec des canonniers des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, de la Meurthe, des Vosges et de la Haute-Saône. Le nouveau corps reçut le titre de « régiment de Strasbourg » qu'il a gardé jusqu'en 1820.

On le trouve en garnison à Strasbourg en 1816, à Valence en 1821, à Auxonne en 1822, et à Toulouse en 1826.

A la réorganisation de 1829, le régiment conserve 13 compagnies, et verse 3 compagnies au de nouvelle formation et reçoit en échange 3 compagnies de l'ex-.

Il prend ensuite ses quartiers à Rennes en 1835, à Metz en 1842, à La Fère en 1844, à Vincennes en 1847, à Strasbourg en 1848, et à Grenoble en 1852.

En 1849, il fait partie du corps expéditionnaire de la Méditerranée envoyé combattre la République romaine et participe au siège de Rome

Second Empire En 1854, il redevient « », conserve son état-major et 4 batteries et il est complété par 4 batteries du et 4 batteries du .

Engagé dans la guerre de Crimée le régiment rejoint l'armée d'Orient, participe au siège de Sébastopol en particulier lors de la bataille de Malakoff.

Il est en garnison à Besançon en 1858, à Grenoble en 1861, à Metz en 1863, et à Strasbourg en 1866.

En 1859, il participe à la campagne d'Italie et est engagé à la bataille de Solférino.

En 1863, le régiment est engagé dans l'expédition du Mexique et assiste aux sièges de Puebla et d'Oaxaca puis en 1864 aux combats et batailles de Matehuala, , , et , en 1865 à celles d'Oaxaca, de Matamoros, de Tampion, de Tancasnequi Tancasneque (Tancasmeque) / Tamaulipas, de Chihuahua, et de et en 1866 de Saltillo, Tehuacán, et Huatusco avant de revenir en France.

Dans la Guerre franco-prussienne de 1870 le régiment est à l'armée du Rhin et combat à Sarrebruck, Spicheren, Rezonville, Saint-Privat, et Noisseville. Certaines batteries participent à la défense de places fortes comme à Strasbourg et à celle du fort de Lichtenberg Paul Sonnendrucker : Une histoire de Lichtenberg, août 1870 où une escouade de 6 canonniers du soutient pendant 22 heures le feu de 16 pièces allemandes. Les munitions épuisées ceux-ci continuent de combattre avec les fantassins.

De 1871 à 1914 vignette|Le traversant le village d'Hortes en 1907.

À partir de 1872 le régiment est en garnison à Besançon.

En 1873, il fait partie de 7e brigade et reçoit une batterie à cheval du et cède 1 batterie au , 1 batterie au , et 2 batteries au .

En 1881, il participe à l'expédition de Tunisie

Première Guerre mondiale

En casernement à Besançon

Affectation , artillerie du Corps d'Armée.

Composition : 4 groupes de 12 batteries de 75 (48 canons).

1914 Alsace, Mulhouse, bataille de la Marne, Puisieux.

Mobilisée à Saint-Claude, la du est rattachée à l'artillerie divisionnaire (AD) de la d'infanterie, qui devient en le .

Formés de réservistes, deux groupes de renforcement (batteries 27 à 29 et 41 à 43) rejoignent l'artillerie divisionnaire de la . En l'AD/57 est renommée RAC.

1915 Le , les et groupes du constituent l'artillerie divisionnaire de la division d'infanterie, qui vient d'être formée et qui deviendra le en .

Créé en à Besançon, le est un groupe de canons de 90, servis par des réservistes, tout comme le , créé en . Ces deux groupes sont rattachés à l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie, qui devient en le RAC.

Les et groupes combattent en Champagne, notamment à Le Mesnil-lès-Hurlus et dans la Meuse.

1916 vignette|Le PC du lieutenant commandant la du à (Macédoine-Centrale) en septembre 1916. La batterie appartient aux deux groupes détachés à la de l'armée d'Orient. et groupes : Bataille de Verdun, Eix, Douaumont, bois de la Caillette, Thiaumont, puis bataille de la Somme.

1917 et groupes : Mont Blond, Cornillet.

1918 et groupes : Matz, L'Aisne.

Entre-deux-guerres

Le régiment devient le le RAP stationné à Colmar et Neuf-Brisach. Seconde Guerre mondiale Création du RAD le par le centre mobilisateur d'artillerie 27 (Chaumont, Langres). Le régiment comprend une batterie hors rang (BHR), trois groupes de et une batterie divisionnaire anti-chars (BDAC) de ou de . Il appartient à la d'infanterie.

De 1945 à nos jours

d'artillerie de campagne aéroporté vignette|Insigne régimentaire du . L'historique du régiment se poursuit en 1946 avec le d'artillerie de campagne aéroporté (RACAP). Régiment d’artillerie divisionnaire de la aéroportée, il est fondé en 1946 sous le nom de RAP, il portera également l’appellation de RACAP. Sa devise est « Jusqu’à la mort »Les débuts de l’artillerie aéroportée française (1945-1952).

Le régiment est composé de batteries équipées de divers matériels (canons de sur pneus, britannique, antichar et US) et des batteries de Bofors Anti Aérien.

Le régiment est dissous le . Ses éléments passent au d'artillerie légère parachutiste et au d'artillerie.

Faits d'armes inscrits sur l'étendard Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Wissembourg 1793 Wagram 1809 Sébastopol 1854-1855 Solférino 1859 L'Ourcq 1914 Verdun 1916 L'Aisne 1918

Décorations Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918|right|110px Le , , et Régiments d’Artillerie de Campagne reçoivent la Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918 le .

La cravate de l'étendard régimentaire porte la croix de guerre 1914-1918 avec 2 citations à l’ordre de l’Armée Devise

Personnalités ayant servi au RA

François-Paul Berthier (1772-1856), brigadier en 1793. Charles-Joseph Carmejane (1772-1830), chef de corps du régiment en 1810. Joseph Christophe Couin (1763-1834), général français de la révolution et de l’Empire. Émile Ginas (1892-1975), maréchal des logis en 1914. Louis Gentil (1896-1945), général et résistant français, Compagnon de la Libération. Georges Lecointe (1902-1944), adjudant-chef en 1940. Nicolas Louis Raoul (1788-1850), alors canonnier. Marie Claude Bernard Verrier (1773-1837), alors lieutenant.

Sources et bibliographie