La rue Vaneau est une voie située dans le quartier des Invalides du de Paris.
Situation et accès Parallèle à la rue Barbet-de-Jouy et au boulevard des Invalides, elle se situe dans le prolongement de la rue de Bellechasse. La rue Vaneau commence au 59 bis, rue de Varenne et se termine 46, rue de Sèvres.
Le quartier est desservi par la ligne 10 à la station Vaneau et par la ligne 13 à la station Saint-François-Xavier.
Origine du nom vignette|gauche|redresse|La mort du polytechnicien Vaneau, Georges Moreau de Tours. Elle porte le nom de Louis Vaneau, polytechnicien (Promotion X1829) mort le en chargeant au devant du peuple lors de la prise de la caserne Babylone, occupée par les gardes suisses, lors de la révolution de JuilletJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, ..
Historique vignette|Rue Vaneau ; en arrière-plan, le haut de la tour Montparnasse. Cette rue est formée de la réunion de trois rues qui furent réunies sous la même dénomination, « rue Vanneau » (avec deux « n »), par une décision ministérielle du , puis « rue Vaneau » (avec un seul « n ») par un arrêté du Louis et Félix Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments.. Première partie, comprise entre la rue de Varenne et celle de Babylone : en 1826, M. Rougevin, architecte, qui était propriétaire des hôtels de Montebello et de Chimay, conçut le projet d'ouvrir sur leur emplacement une rue de de largeur. Une ordonnance royale du porte ce qui suit : Ce percement fut immédiatement exécuté et reçut la dénomination de « rue Mademoiselle », en raison de sa proximité de l'hôtel de mademoiselle Louise-Eugénie, princesse Adélaïde d'Orléans. Cette propriété, située au 55, rue de Varenne, avait appartenu à Charles Auguste de Goyon de Matignon et au prince de Monaco. En vertu d'une décision ministérielle du , cette voie publique a pris le nom de rue Vanneau (avec 2 n). Deuxième partie, comprise entre la rue de Babylone et la rue Oudinot : elle faisait originairement partie de la rue des Brodeurs, dont elle portait le nom. En vertu d'un arrêt du Conseil du , elle reçut la dénomination de « rue Pochet », en l'honneur de Jean-Baptiste André Pochet, écuyer, conseiller du Roi et échevin de la ville de Paris. Une décision ministérielle du 15 floréal an V (), signée Pierre Bénézech, maintint à la largeur de cette voie publique. En 1806, elle fut de nouveau confondue avec la rue des Brodeurs. Conformément à une décision ministérielle du , cette voie publique reçut le nom de « Petite-Rue-Mademoiselle », parce qu'elle prolongeait la rue Mademoiselle. En vertu d'une ordonnance royale du , la largeur de cette voie publique sera portée à .Conformément à une décision ministérielle du , elle est réunie à la rue Vanneau (avec 2 « n »). Troisième partie, comprise entre la rue Oudinot et celle de Sèvres : dans un titre de l'abbaye Saint-Germain-des-Prés de 1642, on l'appelle « rue de Brodeval-derrière-les-Incurables ». En 1644, elle est indiquée sous le nom de « rue du Lude ». Peu de temps après, on lui donna la dénomination de « rue des Brodeurs ». Elle s'étendait alors jusqu'à la rue de Babylone. Vers 1783, la partie de cette voie publique comprise entre les rues Plumet et de Babylone reçut le nom de rue Pochet. Une décision ministérielle du 15 floréal an V (), signée Pierre Bénézech, fixa la largeur de la rue des Brodeurs à .En 1806, la partie qui avait reçu la dénomination de « rue Pochet » fut de nouveau confondue avec la rue des Brodeurs, dont elle reprit le nom. En 1829, cette partie fut désignée sous la dénomination de » Petite-Rue-Mademoiselle ».Une ordonnance royale du a fixé à la largeur de la rue des Brodeurs. En vertu de la décision ministérielle déjà citée du , cette voie publique a été réunie à la rue Vanneau (avec 2 « n »).
Le 30 janvier 1918, durant la Première Guerre mondiale, les rue Vaneau sont touchés lors d'un raid effectué par des avions allemands Exelsior du 8 janvier 1919 : Carte et liste officielles des bombes d'avions et de zeppelins lancées sur Paris et la banlieue et numérotées suivant leur ordre et leur date de chute.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Au 1 bis : l'écrivain André Gide y vécut de 1926 à 1951 ; une plaque lui rend hommage. Au 1 bis : l'écrivain Albert Camus y habita en 1944« Albert Camus », www.terresdecrivains.com.. Au 9 : l'écrivain Julien Green y a vécu plus de vingt-cinq ans, jusqu'à sa mort en 1998« Propriétaire de luxe, quelle galère ! », www.lexpress.fr (consulté le 21 novembre 2018).« Julien Green : joie et effroi d'être au monde », www.lefigaro.fr (consulté le 21 novembre 2018).. Au 11 : l'ancien ministre Albin Chalandon a vécu dans cet immeuble. Au 14 (anciennement 8) : l'immeuble de style néorenaissance a été élevé en 1835 pour l'entrepreneur en maçonnerie Louis Genaille par l'architecte Dusillion. Les sculptures sont de Dominique Molknecht Joseph Specklin, « Pierre-Charles Dusillion et l'architecture néorenaissance », Livraisons d'histoire de l'architecture, , 2012, (consultable en ligne).. Au 15, quatrième étage, vécut la chanteuse d'opéra Raymonde Delaunois (environ 1940-1984) Au 20 accueille l’ambassade de Syrie depuis 1980. Au 23 vécut le peintre Léon Gaudeaux (1893-1947). Au même 23, puis au 38, résidences de 1843 à 1845 de Karl Marx« Une plaque pour Karl Marx », budgetparticipatif.paris.fr.. Au 25 : dernier domicile du peintre Eugène Loup, jusqu'à sa mort en 1948.. Au 32 : hôtel particulier appartenant à l'inventeur britannique James Dyson.. Au 40 : le compositeur Emmanuel Chabrier y a vécu, tout comme l'historien G. Lenotre et l'écrivain Jean-Louis Curtis. Au 44 : résidence de l'écrivain Simone Balayé, de 1930 à 2002, spécialiste de Madame de Staël et du Groupe de Coppet. Au 45 : l'écrivain François Mauriac, de 1909 à 1915« François Mauriac », www.terresdecrivains.com.. Au 47 : dernier domicile de l'écrivaine Claire Goll de 1960 à 1977. Elle y est décédée. Au 52 : collège-lycée Thérèse-Chappuis, établissement catholique sous contrat avec l'État. Il est fondé en 1873 rue de Vaugirard sous le nom de pensionnat Saint-François de Sales, transféré rue Oudinot et renommé cours Chappuis, avant de déménager en 1963 rue Vaneau, prenant son nom actuel« Notre histoire », sfdsparis.fr, consulté le 27 janvier 2026.. Au 54 : le compositeur Robert Casadesus, de 1924 à 1972 ; une plaque lui rend hommage. Vue sur une partie de l'ancien hôpital Laennec.
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Catégorie:Rue dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Voie de Paris se référant à un nom d'homme