right|150px|vignette|Un ours en peluche.|alt=Ours en peluche blanc en position assise. L’affaire soudanaise du blasphème à l’ours en peluche consiste en l’arrestation, le procès, la condamnation, l’emprisonnement et la libération de Gillian Gibbons, enseignante britannique en fonction à la au Soudan, en 2007.

Arrestation Gillian Gibbons, née en 1953 à Liverpool, est diplômée en 1975 au de Prescot. En 2007, alors qu'elle enseigne au Soudan, elle est arrêtée par les autorités soudanaises, au motif qu'elle aurait commis un blasphèm envers l’islam. La raison en est qu'elle a permis à sa classe de nommer un ours en peluche « Muhammad », BBC, 26 novembre 2007, consulté le 28 novembre 2007Rob Crilly, à Khartoum, et Lucy Bannerman, , , 27 novembre 2007, consulté le 28 novembre 2007.. Un garçon de la classe, nommé lui aussi Muhammad, affirme plus tard que l’ours a été nommé d’après lui.

La plainte est d'abord réputée provenir des parents d’un élève de l’école, mais elle a été déposée par une employée de l’administration de l’école, Sara Khawad, qui sert ensuite de témoin-clé à l’accusation, in , , 30 novembre 2007, consulté le décembre 2007..

L’opinion musulmane sunnite majoritaire condamne toute représentation de Mahomet comme un blasphème. Toutefois, de nombreuses organisations musulmanes d’autres pays blâment alors les réactions des Soudanais, site Kwintessential, 29 novembre 2007, consulté le décembre 2007., en l'absence d'intention blasphématoire par Gibbons, ..

Condamnation et réactions L'inculpation formelle de Gibbons est annoncée le . En application de la du code soudanais d’instruction criminelle, elle est accusée d’avoir « insulté la religion, incité à la haine et montré du mépris pour les croyances religieuses », BBC, 28 novembre 2007, consulté le 29 novembre 2007., BBC, 29 novembre 2007, consulté le 29 novembre 2007.. Ces actes exposent à une peine d’emprisonnement, à une amende ou à .

Le , Gibbons est déclarée coupable d’insulte à la religion, l'un des trois chefs d’accusation qui pesaient sur elle, et condamnée à de prison et à l’expulsion, BBC, 29 novembre 2007, consulté le 29 novembre 2007.. Le (Conseil musulman de Grande-Bretagne), organisation chapeautant des groupes musulmans du Royaume-Uni, qualifie la peine de « complètement injustifiée », (), 29 novembre 2007, consulté le 29 novembre 2007., se déclare consternéStephen Addison, , Reuters, 29 novembre 2007, consulté le 29 novembre 2007. et demande au gouvernement du Soudan d’intervenirAlfred de Montesquiou, , , 29 novembre 2007, consulté le 29 novembre 2007..

Le , une manifestation réunit environ 400 personnes, , 4 décembre 2007, consulté le 9 décembre 2007., certains brandissant des épées et des machettes, pour demander l’exécution de Gibbons, que des imams ont dénoncée pendant les prières du vendrediMohamed Osman, , , 30 novembre 2007.Charles Onians, , Agence France-Presse, 30 novembre 2007, consulté le décembre 2007.. Les slogans qui sont scandés pendant la marche comprennent notamment : « Honte, honte sur le Royaume-Uni », « Pas de tolérance, l’exécution » et « À mort, à mort par peloton d’exécution ». Des témoins affirment que des employés du gouvernement ont incité à manifester, , 30 novembre 2007, consulté le 30 novembre 2007.. Gibbons est alors transférée en un lieu secret pour sa propre sécurité, , décembre 2007..

Libération Pour tenter de hâter la libération de Gibbons, deux pairs anglais (membres de la Chambre des lords) de religion musulmane, Lord Ahmed (travailliste) et la baronne Warsi (conservatrice), se rendent au Soudan dans l’espoir de parler au président du pays, Omar al-Bashir.

Le , pendant leur entretien, la grâce présidentielle de Gibbons est annoncée. À sa sortie de prison, elle est remise à l’ambassade britannique à Khartoum puis retourne à Liverpool. Auparavant, elle produit une déclaration écrite :

Suites L’école est fermée jusqu’en pour la sécurité des élèves et des enseignants, et par crainte de représaillesRob Crilly, à Khartoum, et Lucy Bannerman, , , 27 novembre 2007, consulté le 28 novembre 2007., , 29 novembre 2007, consulté le 29 novembre 2007..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Blasphème Caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten Les Versets sataniques Religion au Soudan

Liens externes - BBC, article examinant les différentes idées en cours chez les musulmans sur l’usage du nom Muhammad Mark Morford, ,

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