La rue du Four est une voie du 6 arrondissement de Paris.
Situation et accès Plusieurs stations de métro de Paris desservent cette rue : Mabillon et Croix-Rouge (ligne 10) ; Saint-Germain-des-Prés et Saint-Sulpice (ligne 4).
Origine du nom Son nom provient du four banal, situé à l'actuel emplacement du croisement des rues du Four et de Rennes et propriété de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, où les habitants devaient obligatoirement aller faire cuire leur pain sous peine d'amendeJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, tome I, éd. de Minuit, 541.
Historique Cette rue est un tronçon du vieux chemin de Paris à Issy et Sèvres, située dans le prolongement des rues Saint-André-des-Arts et de Buci.
Au elle fut nommée « vicus Furni » en 1261 et « rue de la Granche Jehan le Bouvier » en 1296; au elle est appelée « Grand rue Saint-Germain » et « chaussée du Roi » (1398) ; au , « grand rue du Four », puis par corruption elle est devenue « rue du Bourg » (1412) et « rue de la Maladrerie » (1413), « chemin de Vaugirard » (1428), puis « rue de la Blanche Oie », entre la rue de Montfaucon et la rue des Canettes, et enfin, avant son nom actuel, « rue du Four Saint-Germain ».
Elle est citée sous le nom de « rue du Four », dans un manuscrit de 1636 dont le procès-verbal de visite, en date du , indique qu'elle est .
Il fut envisagé, en 1875, de donner à cette voie le nom de « rue Didot », en l'honneur de la famille Didot, typographes installés au faubourg Saint-Germain depuis le début du , mais le projet ne fut pas mis en œuvre, du fait de l'opposition de certains membres du conseil municipalJules Cousin, « De la nomenclature des rues de Paris », 1877, Mémoires de la Société d'Histoire de Paris et de l'Île-de-France, , 1899.. C'est une rue du arrondissement qui prit, la même année, le nom de « rue Didot ».
Elle se terminait auparavant sur la place Sainte-Marguerite (place Gozlin après 1864), absorbée par le boulevard Saint-Germain en 1877.
La rue ne doit pas être confondue avec des rues de la rive droite ayant porté le nom de « rue du Four » sur certains plans et dans certains textes : rue du Four-Saint-HonoréFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, . (rue Vauvilliers depuis 1864) ; rue du Four-Saint-Jacques qui reliait la rue Valette à la rue d'Écosse et qui a été supprimée en 1880 lors de l'extension-rénovation du collège Sainte-Barbe.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : « maison à loyer » (Henri Zobel architecte)Antonin Raguenet, Monographies de bâtiments modernes (Paris : Librairie d'architecture), 125e numéro, monographie 89. 12 : emplacement du passage de l'Abbaye, car il était au voisinage de la prison de l'Abbaye. Détruit en 1897, ce passage aboutissait dans la rue Sainte-Marguerite puis au 137, boulevard Saint-Germain après le percement de ce boulevard. 13 : université Paris I Sorbonne ; Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques. 15 : le peintre Clément Gontier y réside de 1895 à 1907. 22 : c'est à ce numéro qu'était autrefois situé Chez Moineau, le bistrot où se réunissaient les membres de l'Internationale lettriste au début des années 1950. 24 : enseigne Au mouton avec un bas-relief représentant cet ovin.
: ces immeubles conservent l’alignement originel de la rue. 32 : la militante communiste et résistante Danielle Casanova y vécutPierre Durand, Danielle Casanova : l'indomptable, Paris, éditions Messidor, 1990, p. 45.Simone Téry, Du soleil plein le cœur : la merveilleuse histoire de Danielle Casanova, Les éditeurs français réunis, 1949, p. 102.. 48 : c'est dans un appartement au premier étage que s'est tenue la première réunion en séance plénière du Conseil national de la Résistance (CNR), le , réunissant tous les chefs de la Résistance, qui reconnurent Jean Moulin comme le chef du Conseil national de la Résistance. Une plaque commémorative est apposée sur la façade. C'est dans cet appartement que résident les Éditions Saint Paul.
bis : emplacement des Imprimeries réunies C. Motteroz en 1885Cent dessins de maîtres, reproduits en fac-similé, pour le libraire H. Launette éditeur, 22, rue de Vaugirard.. : de 1547 à 1867, se tenait à cet emplacement la fontaine de Jouvence . La maison, sur laquelle elle était appuyée, portait une enseigne rappelant la mythologie de la nymphe Jouvence. L’enseigne est conservée au musée Carnavalet..
En 1956, Régine crée rue du Four sa première boîte de nuit.. Cosme Ruggieri, astrologue de Catherine de Médicis habita cette rue.
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Catégorie:Rue dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris vers 1450 Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636