François Jourde ou Francis Jourde, né le à Chassagne (Puy-de-Dôme) et mort le à Nice, est une personnalité de la Commune de Paris.
Biographie Fils de Pierre Jourde, marchand résidant à Paris, et de Jeanne Rodier, François Jourde naît le à Chassagne dans le département du Puy-de-Dôme Naissance, Chassagne, 1843-1852, cote 6E/97/8, page 2/143, acte N°7. Clerc de notaire, il fut comptable dans une banque, puis employé des Ponts et chaussées de la Ville de Paris.
Durant la Commune de Paris Actif pendant la Commune de Paris, il est délégué au Comité central de la Garde nationale (). Lors des élections du il est élu au Conseil de la Commune pour le Varrondissement. Nommé Délégué aux finances, sa pondération de bon gestionnaire et son respect scrupuleux de la Banque de France lui attirent la rancune de nombreux communards, mais il arrive à payer la solde des Gardes nationaux, faisant ainsi vivre près de parisiens. Les tribunaux versaillais lui en montreront peu de gratitude, puisqu'il est arrêté le , condamné, en , à la déportation simple en Nouvelle-Calédonie à l'île des Pins. Il est transporté à bord de la «Guerrière» qui atteint l'île des Pins en .
En déportation gauche|vignette|240x240px|François Jourde (3ème en partant de la gauche) et ses compagnons de déportation en Nouvelle-Calédonie vers 1872. Bien vite ses compétences de gestionnaire sont utilisées dans la colonie, il est autorisé à rejoindre Nouméa en octobre 1873 où il trouve un emploi de comptable. Il fonde avec Juliette Lopez (compagne du docteur Rastoul) l'Union, une société de secours mutuel et d'assistance aux déportés dans le besoin. vignette|311x311px|François Jourde en 1876. Il s'évade en avec Achille Ballière, Charles Bastien dit Granthille, Paschal Grousset, Olivier Pain et Henri Rochefort. Installé en Angleterre, il participe à une souscription destinée aux victimes de la répression versaillaise. Il s'installe à Strasbourg (alors en Allemagne), puis à Genève, Bruxelles et Londres de nouveau. Revenu en France après l'amnistie de 1880, il se montre particulièrement actif dans la solidarité avec les Communards amnistiés.
Il participe à la création de l'Alliance socialiste républicaine avec d'anciens communards, notamment Albert Theisz. Jourde est candidat aux élections municipales de 1881 à Paris pour le quartier Saint-Ambroise, dans le 11e arrondissementLe Rappel du 11 janvier 1881. Il tente aussi une candidature aux élections législatives partielles de Lyon la même année, mais se retire en faveur du candidat radicalLa Marseillaise du 2 décembre 1881..
Il meurt le au 12 rue Hérold à Nice à l'âge de 49 ans Décès Nice 1893, cote 2Miec/89/65 page 175/775, acte N°682 À sa mort, il exerçait la profession de publicisteFrançois Jourde (1843-1893) Financier des sans-le-sou, comptable de l’espérance (42), L'Humanité, 2 septembre 2011.
Enterré au cimetière du Montparnasse (division 3), ses ossements ont ensuite été transférés au Cimetière du Père-Lachaise François Jourde (1843 - 1893).
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Henri Rochefort : déportation et évasion d'un polémiste, Joël Dauphiné. (L'Harmattan, 2004 )
Notices biographiques
Articles connexes Élections municipales du 26 mars 1871 à Paris
Liens externes
Catégorie:Élu de la Commune de Paris Catégorie:Déporté de la Commune Catégorie:Personnalité de la Garde nationale (France, 1870-1871) Catégorie:Naissance dans le Puy-de-Dôme Catégorie:Naissance en juillet 1843 Catégorie:Décès en mars 1893 Catégorie:Décès à 49 ans Catégorie:Décès à Nice Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse (division 3) Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (ossuaire)