Agustí Centelles i Ossó, né le à Valence et mort le , à Barcelone est un photographe espagnol.

Étant considéré comme l'un des pionniers du photojournalisme en Europe, certains critiques le surnomment « le Robert Capa espagnolMichel Porcheron, Agusti Centelles, le « Capa espagnol » : esquisse d’une autre épopée, tlaxcala.es, consulté le 5 août 2009 ».

Biographie gauche|vignette|255x255px|Portrait de Fanny Schoonheyt durant la guerre d'Espagne à Barcelone, par Agustí Centelles (1937). Agusti Centelles commence à travailler à onze ansGuy Mandery, « Un photographe sur tous les fronts », Le Monde diplomatique, avril 1997, monde-diplomatique.fr, consulté le 5 août 2009. Dès treize ans, il se passionne pour la photographie et commence à travailler comme apprenti le jour et au service photo d’un journal le soir.

Au début des années 1930, il réalise des photoreportages avec son appareil LeicaEnvrak, Agusti Centelles au Jeu de Paume (www.envrak.fr), consulté le 5 août 2009 ; c’est un des premiers photoreporters à choisir ce matérielMichel Lefebvre, « Agusti Centelles, le photographe majeur de la guerre d’Espagne avec Robert Capa », Le Monde, 7 juillet 2009, , .

Il couvre, du côté républicain, la guerre civile espagnole, avec sensibilité, et publie ses travaux dans les journaux La Publicitat, L'Opinió, La Rambla, La Humanitat et La Vanguardia. Il réalise ses clichés les plus célèbres pendant cette guerre, dont celui représentant des républicains combattant derrière une barricade de chevaux morts () et la seule photographie de George Orwell dans les rangs du POUM. Il est ensuite sur le front d’Aragon avec les Brigades internationales allemandes, à Lérida bombardée, à la chute de Teruel ().

Lors de la défaite des Républicains, il se réfugie en France avec une valise contenant des milliers de clichés, qu’il confie à un couple de paysans français. Interné au camp d’Argelès et de Bram. Il s’en évade, travaille quelque temps comme photographe à Carcassonne et retourne en Espagne en 1944, où il reprend une activité de photographe industriel.

En 1975, à la mort de Franco, il retourne en France et y récupère la valise contenant des milliers de photos de la guerre, qu’il avait confié à la famille Degeilh, photographe de Carcassonne chez qui il avait monté un atelier clandestin pendant la Résistance.

Centelles fut lauréat en 1984 du Prix national d'arts plastiques, la plus grande récompense officielle pour un photographe espagnol (avant la création du prix national de la photographie).

Il lègue son œuvre comme patrimoine de l’humanité et du peuple espagnol.

Collections, expositions Exposition Agusti Centelles, camp de Bram, 1939, du au , Bram (Aude). Exposition au Centro Conde Duque, Madrid, d’ à Exposition au Jeu de Paume (Paris) Journal d'une guerre et d'un exil, Espagne-France, 1936-1939, du au Site de l’exposition Exposition à la base sous-marine de Bordeaux du au

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes Quelques photos célèbres d’Agusti Centelles

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