vignette|Maurice Scève. L'École de Lyon est fondée au par un groupe de poètes, d'humanistes et de lettrés lyonnais partageant les mêmes inspirations. Les principaux membres étaient Louise Labé et ses disciples : Maurice Scève, Pernette du Guillet, Antoine Héroët, Guillaume Des Autels et Pontus de TyardL’école lyonnaise de poésie (1540-1560).. Si ce groupe d'humanistes, nommé également solidarium, pratique surtout la poésie, certains membres n'hésitent pas à travailler d'autres formes littéraires, contes ou récits galants ou populaires. Ce groupe travaille essentiellement la langue française, langue encore en formation et qu'il contribue à former, même si certains auteurs riment en latin ou mélangent un peu de francoprovençalGabriel-André Pérouse, « Langue quotidienne et langue littéraire à Lyon, au XVIe siècle », dans ..
Histoire Situé à Lyon, l'un des centres intellectuels les plus animés du , ce courant peut être divisé en deux périodes. Au début du siècle, plusieurs Lyonnais lettrés férus d'Antiquité forment ce que l'on appelle l'Académie de Fourvière dans lesquels on retrouve entre autres Symphorien Champier, François Sala et Barthélémy Aneau.
Précédés par plusieurs auteurs de la poésie néo-latine tels Nicolas Bourbon, Gilbert Ducher ou Jean Visagier, ils sont inspirés par le Platonisme et par le pétrarquisme. Certains membres de l'École de Lyon sont également inspirés par les idées néoplatoniciennes de Marsile Ficin et l'hermétisme.
Cette école lyonnaise de poésie accepte et accueille les femmes de lettres. Parmi celles-ci, on retrouve Louise Labé, Pernette du Guillet, Clémence de BourgesMaurice Scève et l'école lyonnaise., Jeanne Gaillard, Marguerite du Bourg, Sibylle Scève et Claudine ScèveWikisource, La Pléiade..
Les poètes lyonnais ont la particularité de s'utiliser eux-mêmes ainsi que leurs pairs comme sujet de leurs poèmes, alors qu'à cette époque, il est plus coutume de louer les personnes de pouvoir.
Membres Définir précisément quels sont les membres de l'école lyonnaise de poésie est délicat. En effet, plusieurs personnes qui lui sont traditionnellement rattachées semblent de fait appartenir à d'autres cercles.. Cette liste présente de manière large les personnalités qui ont été un jour rattachées à ce cercle littéraire.
Maurice Scève
Maurice Scève, poète français né vers 1501 à Lyon et décédé vers 1564, est l'auteur de Délie et objet de plus haute vertu.
Ses trois sœurs, Sybille, Claudine et Jeanne Scève, comptent également parmi les érudites de l’École lyonnaise..
Louise Labé
Louise Labé, poétesse française surnommée « La Belle Cordière », née en 1524 à Lyon et décédée le à Parcieux-en-Dombes où elle fut enterrée.
Pernette du Guillet
Pernette du Guillet, poétesse française née à Lyon vers 1520 et morte le .
Benoît du Troncy Benoît du Troncy, connu sous le pseudonyme Bredin, est un notaire lyonnais qui écrit Le cocu, un texte littéraire comique sous le titre du Formulaire fort récréatif de tous contrats [...], publié en 1594. Il joue avec la langue française en y mêlant des expressions en patois localGabriel-André Pérouse, « Langue quotidienne et langue littéraire à Lyon, au XVIe siècle », dans ..
Sybille Scève Sybille Scève, femme de lettres, fille de Maurice Scève (père) et de Claude Pacot, est la sœur de Maurice Scève.
Poète, son portrait est conservé au château de Versailles. Il porte la dédicace suivante : « Mademoiselle Sibille de Scève, Lyonnaise excellente en l’art poétique et rareté d’esprit ».
Elle épouse Girolano Tolomei le .
Sa sœur Claudine et elle étaient « renommées pour leur esprit et leur talent poétique », mais on n'a jamais retrouvé leurs recueils.. Quelques vers survivants, écrits par les deux sœurs, témoignent de leur talent. On trouve les noms de Claudine et Sibille à plusieurs reprises dans l'étude qu'Albert Baur a consacré à Maurice Scève et à la renaissance lyonnaise.. Elles sont également célébrées dans certains poèmes de Clément Marot..
Claudine Scève
Claudine Scève, ou ClaudeIl existe, au moins, une lettre adressée À Madame Claude Scève, femme de Monsieur l'Advocat du Roy, A Lyon, femme de lettres, est la fille de Maurice Scève (père) et de Claude Pacot. Elle est la sœur de Maurice Scève et Sybille Scève.
Elle épouse Mathieu de Vauzelles (frère de Jean de Vauzelles) et ami de Maurice Scève..
Elle est la traductrice du roman de Boccace Urbain le mescongneu filz de l'empereur Federic Barberousse (Lyon, Claude Nourry, 1533)...
Maurice Scève écrit dans Délie object de plus haulte vertu (dizain CCCLXXXV) « Où l'on entent les deux Sœurs resonner »..
Personnalités proches De nombreux poètes et écrivains gravitent plus ou moins longtemps autour du groupe proprement lyonnais, sans en faire réellement partie.
Antoine Héroët
Antoine Héroët, ou Herouet, est un poète et un ecclésiastique français né vers 1492 et mort vers 1567. Il n'est cependant pas considéré comme membre du groupe selon Enzo Giudici, car il appartient avant tout à l'entourage de Marguerite de Navarre et n'est présent à Lyon que de manière épisodique.
Pontus de Tyard
Pontus de Tyard, prélat, écrivain et poète français, seigneur de Bissy, puis membre du cercle littéraire de la Pléiade, est né le à Bissy-sur-Fley dans le Chalonnais (Bourgogne) et mort le au château de Bragny-sur-Saône.
Bibliographie de l’œuvre
Peu de choses sont connues sur l’œuvre de Claudine Scève :
Traduit de,
Jeanne Scève
Jeanne Scève, femme de lettres, fille de Maurice Scève père et de Claude Pacot, et donc sœur de Maurice Scève.
Elle épouse G. ou Jean du Choul le chez Jean de Vauzelles.Archives communales de Vienne, H 214.
Elle est aussi connue par les Estrennes de Clément Marot : À Jane Seve Lyonnoise..
Jeanne Scève pourrait être l'auteure de Les Comptes amoureux par Madame Jeanne Flore, touchant la punition que faict Venus de ceulx qui contemnent [condamnent] et mesprisent le vray amour (paru à Lyon à la fin des années 1530).
Bibliographie de l’œuvre
(Supposément)
Postérité Si les trois principales figures de ce mouvement, Maurice Scève, Louise Labé et Pernette du Guillet, sont connues et célébrées de leur vivant, elles tombent dans l'oubli dès leur disparition. Ce n'est qu'au que leurs noms refont surface. Il faudra attendre le pour que la critique leur rende à nouveau hommage. Enzo Giudici établit un bilan historiographique de l'école en 1959..
Bibliographie
Synthèses et études récentes
Jean Pierre Landry, La vie littéraire, p. 74-77, dans Claude Royon (coord.), Lyon, l'humaniste ; Depuis toujours, ville de foi et de révoltes, Éditions Autrement, 2004, Paris, 230 p.,
Autres références
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes À propos de Lyon : Histoire de Lyon Lyon à la Renaissance Membres : Maurice Scève Louise Labé Pernette du Guillet Pontus de Tyard Antoine Héroët Guillaume Des Autels En parallèle dans le milieu littéraire : Marguerite de Valois-Angoulême Pléiade (XVIe siècle)
Liens externes
L’école lyonnaise de poésie L’école lyonnaise et Maurice Scève
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