Langolen , située dans la vallée de l'Odet, est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie La commune fait partie du Pays Glazik. Situation

Langolen est situé à l'est-nord-est de Quimper et au sud du massif des montagnes Noires, la commune a une superficie de ; le finage communal se présente comme un plan incliné vers le sud, les altitudes variant de 206 mètres près de Ménez Braz à 70 mètres (à l'extrême sud-ouest de la commune, dans la vallée de l'Odet au sud de Kergariou), le bourg, en position relativement centrale, se situant vers 140 mètres d'altitude. Le relief est dans le détail très vallonné, en raison des vallées assez encaissées formées par le réseau hydrographique composé principalement de l'Odet, qui longe la limite sud du territoire communal et de plusieurs de ses affluents de rive droite : le ruisseau Ar Guip qui limite la commune à son extrême-est, le ruisseau du Pont-Neuf, qui forme lui aussi sur une partie de son cours la limite orientale de la commune et l'affluent du ruisseau de Langelin qui alimente l'étang de Trohanet, à l'ouest du finage communal. Ces ruisseaux ont par le passé alimenté en eau plusieurs moulins comme le moulin de l'Abbé, le moulin de Kerguz, le moulin de Kernévez pour le ruisseau du Pont-Neuf (et le moulin de La Motte pour un des affluents) et le moulin du Stang pour l'Odet lui-même.

Langolen a su conserver son paysage bocager et présente un habitat dispersé en de nombreux hameaux qui parsèment le territoire communal. La commune est à l'écart des grandes voies de communication, desservie principalement par les deux routes départementales n° 50 allant d'Edern à Coray, et 51, qui débute au carrefour de Saint-André en Ergué-Gabéric (quand on vient de Quimper par la route départementale n° 15) et se dirige vers Trégourez, les deux routes ne se croisant pas dans le bourg, mais à Croaz Hent.

Géologie Le sous-sol de Langolen est composé dans la partie orientale de la commune de schistes briovériens ; un affleurement de quartz, visible principalement entre Kermadoret et Kerléonec, marque le contact avec le massif de Langolen situé au nord de la commune et composé de granite à mica noir dominant (en particulier près de la carrière de Toull Sabl), de granulite riche en mica blanc (exploité par plusieurs carrières (Kerpanz, Le Lochou, Mesmeur, Kerspern, etc. au nord-ouest de la commune), de diorite quartzique à sphène dans la région du hameau de La Motte (partie nord de la commune)Louis Chauris et François Le Bail, Le massif de granulite du Menez Gouaillou en Coray (Finistère), Bulletin de la Société géologique et minéralogique de Bretagne, octobre 1959, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6564977z/f39.image.r=Langolen.langFR

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Odet, le ruisseau ar Guip, le ruisseau du Pont neuf, le ruisseau de langelin et divers autres petits cours d'eau.

L'Odet, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Goazec et se jette dans l'anse de Bénodet entre les communes de Combrit et de Bénodet, après avoir traversé .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de LangolenLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Coray à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Langolen est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (45,1 %), terres arables (33,6 %), prairies (14,6 %), zones urbanisées (4 %), forêts (2,7 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Langolen dès 1426.

Langolen signifie le « lan de Collen », c'est-à-dire l'ermitage de Collen (Colen ou Kolen)., saint gallois, évêque de Kildare en Irlande au ., qui a donné son nom également à la localité de Llangollen, située dans le comté du Denbighshire au Pays de Galles.

Histoire Préhistoire Un menhir datant du néolithique se trouve à Stang Lévénez..

origines La vie de saint Collen a fait l'objet d'une Vita rédigée en gallois au dont le récit est probablement plus proche de la légende que de la réalité historiquehttps://nominis.cef.fr/contenus/CollendeDenbighshire.pdf.

Il est probable qu'une immigration galloise se soit produite dans la région entre le et le , comme le laisse penser les noms de deux communes voisines de Langolen, Elliant et Tourch, qui rappellent les noms de deux localités galloises voisines de Llangollen, Lan-Ellian et TwrchAnnick Le Douguet, Langolen, Chronique d'un village de Basse-Bretagne, 1998, [].

La première mention du nom de Langolen se trouve dans un chant du Barzaz Breiz recueilli par Théodore Hersart de La Villemarqué, qui daterait du , qui évoque la peste d'Elliant et dont voici un extrait traduit du breton : La peste d'Elliant Entre Langolen et Le Faouët Habite un saint barde Qu'on appelle père RaslanAllusion à saint Ratian, voir http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Sant_Ratian ; Lan Ratian est un hameau de Coray ; voir aussi D'Arbois de Jubainville, Étude sur la première et la sixième édition des chants populaires de Bretagne, recueillis sous le nom de Barzas-Breiz, "Bibliothèque de l'École des Chartes", 1867, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k12402f/f284.image.r=Langolen.langFR

Moyen Âge Le Haut Moyen-Âge Selon Arthur de la Borderie, citant le cartulaire de Landévennec, vers le , un moine ou ermite disciple de saint Guénolé « nommé Ratian ou Ratian, à la fois barde et prêtre (...) semble avoir évangélisé toute la région comprise de Langolen au Faouët, et notamment les paroisses de Tourch, de Corai et de Scaër ; il habitait, sur le territoire de cette dernière, un petit monastère appelé de son nom Lan-Ratian [Larragen de nos jours], et avait pour compagnon, au moins pour voisin, le pieux Tanvoud, émule de ses vertus et de ses travaux »Arthur de la Borderie, La Cornouaille au temps du roi Grallon, "Revue de Bretagne et de Vendée", janvier 1862, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1102548/f89.image.r=Argol.

Disciple de saint Guénolé, saint Ratian aurait protégé Elliant, Tourc'h, Langolen et les localités avoisinantes lors d'une épidémie de peste. Un chant du Barzaz Breiz transcrit par Théodore Hersart de La Villemarqué, mais qui daterait du l'évoque. : La peste d'Elliant Entre Langolen et Le Faouët Habite un saint barde Qu'on appelle Père RaslanAllusion à saint Ratian ; Lan Ratian est un hameau de Coray.

La création de la trève de Langolen Langolen était un simple trève de la paroisse de Briec sous l'Ancien Régime, au même titre que Landudal, Quilinen et Tréflez (désormais en Landrévarzec). Langolen se démarque des autres trèves par des velléités d'indépendance religieuse, l'Odet, franchissable seulement à gué, notamment en période hivernale, de même que certains de ses affluents, ainsi que la distance séparant Langolen de Briec, expliquant cette volonté. En 1492, les Trèviens réclament de ne plus être tenus de fréquenter l'église paroissiale, ce qui explique que l'église tréviale soit dotée d'un clocher imposant entre 1540 et 1560.

Un acte de 1696 évoque aussi la création de la trève de Langolen :

En 1694, après un procès qui dura quatre ans, les tréviens de Langolen obtinrent le droit de pas payer leur quote-part pour la construction du clocher de l'église paroissiale de Briec, ce qui confirme leur autonomie par rapport à la paroisse-mère.

Les seigneuries de Langolen Langolen dépendait de la seigneurie de La Roche-Helgomarc'h, dont le siège se trouvait sur un piton rocheux situé à Saint-Thois et qui s'étendait aussi sur Trégourez, Edern, Saint-Thois et une partie de Briec. Les seigneurs de La Roche-Helgomarc'h avaient droit de prééminence dans l'église de Langolen et droit de haute justice sur les Langolinois.