La stèle de Pasenhor est une stèle contenant la généalogie de Pasenhor, déposée au Sérapéum de Saqqarah par Pasenhor et datée de l'an 37 du règne de . Elle a été découverte le dans l'extrémité nord des petits souterrains du Sérapéum de Memphis de Saqqarah par Auguste Mariette et ses équipes.

Elle est conservée au Musée du Louvre sous plusieurs numéros d'inventaire : N 481 ; IM 2846 ; AF 123 ; Cat. 31 et S 1959.

Description Il s'agit d'une stèle en calcaire qui fait 29 centimètres de hauteur, 18,7 centimètres de largeur et 5,3 centimètres d'épaisseur. Elle est divisée en deux parties : en premier, le cintre, dans lequel est représenté Pasenhor dans une attitude d'adoration, habillé d'une écharpe, un attribut des prêtres sameref, et faisant face à un taureau Apis momifié et couché sur un traineau. Ce cintre s'accompagne de quinze lignes de texte disposées en colonnes, cinq au sujet du dédicant de la stèle, Pasenhor, et dix au sujet du défunt taureau. En deuxième, le texte principal de la stèle, disposé verticalement sur quinze lignes et témoignant de l'hommage rendu au taureau par Pasenhor, qui détaille ensuite sa propre généalogie sur quinze générations.

Contexte historique et contenu du texte Cette stèle a été érigée puis déposée dans les catacombes du Sérapéum de Saqqarah, nécropole consacrée au taureau Apis, à la mort d'un taureau Apis en l'an 37 de , par un individu nommé Pasenhor. Ce dernier exerçait les fonctions de prêtre sameref, d'échanson du dieu, et de prophète de Neith. Le taureau Apis à qui rend hommage Pasenhor est né en l'an 11 de , a été introduit en l'an 12 auprès du dieu Ptah et est décédé en l'an 12, le du de l'Akhet du même roi. Ce taureau sacré a donc vécu pendant environ vingt-cinq ans dans le temple de Ptah de Memphis avant d'être inhumé dans le Sérapéum de Saqqarah.

Traduction du texte principal de la stèle, faite par Auguste Mariette :

Informations généalogiques

La généalogie inscrite sur cette stèle est celle de Pasenhor (B). Elle remonte sur quinze générations de ses ancêtres, jusqu'à un individu libyen nommé Bouyouwawa. Six générations avant Pasenhor (B), sa généalogie rejoint celle de la branche bubastite de la , en faisant un descendant de la famille royale shéshonqide.

Cette généalogie nous indique aussi que les ancêtres de ont porté sur cinq générations le titre de grand chefs des Mâ (wr ‘ȝ n Mȝ) avant que Sheshonq accède à la royauté et fonde la . En admettant que la généalogie donnée par Pasenhor soit correcte et que l'on compte environ vingt-cinq à trente ans par génération, alors cette famille aurait été à la tête d'une chefferie qui a existé tout au long de la . Cette généalogie indique également que cette famille serait d'origine libyenne puisque l'ancêtre le plus ancien mentionné, Bouyouwawa, est qualifié par le terme de Tḥnw « Libyen ».

On y apprend également que les descendants du fils d', Nimlot C, exercent différentes responsabilités militaires et sacerdotales à Héracléopolis. De Ptahoudjânkhef à Hemptah (B), ils exercent les fonctions de gouverneur, de directeur de la Haute-Égypte, de directeur de tous les prophètes à Héracléopolis et de général de l'armée. Cependant, Pasenhor (B) n'a pas hérité des fonctions de ces ancêtres. Raphaële Meffre propose qu'il fut évincé d'Héracléopolis, peut-être par le chef des Mâ Pami, probable fils de , qui l'aurait placé dans la ville pour garantir son influence sur la région héracléopolitaine.

Arbre généalogique inscrit sur la stèle :

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

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Voir aussi Articles connexes

Stèle d'Ânkhefensekhmet

Liens externes .

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