Elie Cyper (Cyperucha)Voir Henri Soïl. Elie Cyperucha dit CyperVoir, Cyper, Elie, rabbin 31/2 Biographie dans Archives Juives. Revue d'histoire des Juifs de France., né le à Emeltchino, en Ukraine et mort le à Kovno, est un rabbin et résistant français, déporté et tué par les nazis.

Biographie

Enfance et formation Elie Cyper naît le à Emeltchino, en Ukraine, près de Kiev, il immigre en France, le , après la mort de ses parents tués, dans un pogrom. Il finit ses études secondaires à l'École Maïmonide à Paris et obtient son baccalauréat en philosophie en . De 1927 à 1932, il entame une licence en Lettres et en Histoire-Géographie à la Sorbonne, suivant parallèlement les cours du Séminaire Israélite de France de Paris. Il fait partie du mouvement sioniste religieux Mizrahi.

Naturalisé français en 1932, il effectue son service militaire à Strasbourg dans les Chasseurs, puis dans les services géographiques de l'armée.

Nomination rabbin En 1935, Elie Cyper est nommé rabbin de la Communauté de VersaillesVoir, René Gribe. Mémoire d'un versaillais. 2 juin 2014. hakesher.wordpress.com.. Il enseigne en outre l'histoire juive et l'hébreu à l'École Orientale de jeunes filles de l'Alliance Israélite Universelle.

Le , il épouse Denise Ebstein, originaire d'Alsace. En , naissent leurs jumelles, Arlette et Claudine.

Il est nommé en rabbin de la Communauté de DijonVoir, Lucien Mestman. Comment, pourquoi une Synagogue des Juifs à Dijon?Voir, Histoire des Juifs Bourguignons.

Selon Julie Phillipe (2007)Aide et sauvetage de la population juive dans les départements de la Nièvre et la Côte d'Or, . tiré du site Yad Vashem., Elie Cyper est averti par le chanoine KirVoir également Lucien Mestman., alors conseiller municipal de Dijon du projet des allemands de détruire la synagogue : Dans ses mémoires, le chanoine Kir déclare qu'il a sauvé la synagogue [de Dijon] de la destruction. Les Allemands voulant détruire la synagogue, celui-ci, membre du conseil municipal, la transforme en entrepôt de vêtements pour les soldats rapatriés. Voyant qu'elle pouvait servir, les Allemands renoncent à leurs projets de destruction. Auparavant il avait pris soin de prévenir le Rabbin Élie Cyper afin qu'il sauve les objets de culte avant l'arrivée des Allemands.

Seconde guerre mondiale Elie Cyper est mobilisé en comme capitaine-aumônier de la Région, particulièrement dans la région de Bitche, et du secteur de la Sarre.

Fait prisonnier en à Saint-Florentin dans l'Yonne, il s'évade, et devient aumônier de la Région à Bourg (Ain) jusqu'à fin , date de sa démobilisation.

En , il devient le « rabbin des réfugiés » à Dole, dans le Jura, et est adjoint en décembre de la même année au rabbin de Périgueux, Victor Marx, débordé par l'afflux de réfugiés repliés en DordogneVoir, Elie Cyper: inauguration du passage à Dijon portant le nom du Résistant. mémoiresvives.dijon. Vendredi 29 février 2008.Voir, Jean Daltroff. La Communauté israélite de Strasbourg repliée à Périgueux à partir de la correspondance privée de son président Léon Levy. il succède au rabbin Victor Marx, à la mort de ce dernier, en .

Résistance et déportation

Actif dans le groupe Combat de la Résistance à partir de , Elie Cyper parvient à mettre sa famille à l'abri, plaçant, en , ses filles dans une institution tenue par des religieuses catholiques, et trouvant un refuge pour sa femme à la campagne. Nommé Capitaine des FFI le , il est arrêté par la Gestapo, le lendemain, le , le premier jour de la fête de Pessah. Son épouse et ses filles échappent à la déportation. Le rabbin Cyper est interné durant un mois à Périgueux, puis transféré à Limoges, et ensuite à Drancy. Il n'y reste que cinq jours, avant d'être déporté depuis la gare de Bobigny, le par le convoi 73Voir, Le Convoi 73Voir Béatrice et Patrick Reynier. L'absence pour mémoire. Film documentaire sur le convoi 73. Mars 2007Voir Association des Familles et Amis des Déportés du Convoi 73. Site Officiel.Voir, La stèle des Déportés du Convoi 73 au Père-LachaiseVoir, Laurent Greilsamer. Drancy, 15 mai 1944 : la mémoire sauvée du convoi numéro 73. Le Monde, 11 novembre 1999. Il est tué par les Nazis à Kovno, Lituanie-Estonie, à l'âge de 35 ansVoir Journal Officiel De La République Française, 24 septembre 1998. page 14579..

Distinctions Elie Cyper est décoré de la croix de guerre 1939-1945 et reçoit la médaille de la Résistance françaiseSite Mémoire des Hommes.

(1947, à titre posthume)

Hommage

Le , le passage piétonnier reliant la rue de la Synagogue à la place Wilson à Dijon devient la Rue du Rabbin Elie Cyper avec l'inscription : Mort en déportation. Médaille de la Résistance et croix de guerre. 1908-1944. Ses deux filles, Arlette Cyper-Treister et Claudine Cyper-Fontanini, sont présentes, ainsi que deux petites fillesVoir Rabbin Elie Cyper: Une rue pour mémoire.Voir Carte. Rue du Rabbin Elie CyperINAUGURATION A DIJON DE LA RUE DU RABBIN ELIE CYPER. aci-dijon.org..

Bibliographie Roger Berg. Histoire du rabbinat français (- Siècle). Cerf: Paris, 1992. Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012. Paul Lévy. Hommes de Dieu dans la tourmente. L'histoire des rabbins déportés. Safed publications: Saint-Mandé (Val-de-Marne), 2006. Renée Poznanski. Être juif en France pendant la Seconde Guerre Mondiale. Hachette, Paris, 1994.

Notes et références

Catégorie:Étudiant du Séminaire israélite de France Catégorie:Rabbin français Catégorie:Rabbin orthodoxe Catégorie:Personnalité du judaïsme orthodoxe Catégorie:Rabbin du XXe siècle Catégorie:Rabbin de Versailles Catégorie:Rabbin de Dijon Catégorie:Personnalité française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Résistant français Catégorie:Rabbin résistant français Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Rabbin déporté de France durant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Naissance en septembre 1908 Catégorie:Décès en juillet 1944 Catégorie:Naissance dans le gouvernement de Kiev Catégorie:Camp de Drancy Catégorie:Victime de la Shoah en France Catégorie:Décès à 35 ans Catégorie:Rabbin français victime du nazisme