Crécy-la-Chapelle est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Géographie Description vignette|gauche|redresse=0.75|Localisation de la commune de Crécy-la-Chapelle dans le département de Seine-et-Marne.

La commune est située à environ au sud de Meaux.

Communes limitrophes

Géologie et relief Le sol de la région est calcaire.

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible..

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Crécy-la-Chapelle.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de huit cours d'eau référencés : la rivière le Grand Morin, longue de ., affluent en rive gauche de la Marne, ainsi que : un brasNature en attente de mise à jour. de . ; un bras de . ; le ru de Biche, ., affluent du Grand Morin ; le ru de la Fosse aux Coqs, ., affluent du Grand Morin ; le ru de Vaudessart, ., qui conflue avec le ru de la Fosse aux Coqs ; le cours d'eau 01 du Bois de Mongrolle, ., qui conflue avec le ru de la Fosse aux Coqs ; le canal 01 de Mon Plaisir, ., qui conflue avec le Grand Morin. La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .

Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie..

La commune fait partie du SAGE « Petit et Grand Morin », approuvé le . Le territoire de ce SAGE comprend les bassins du Petit Morin () et du Grand Morin ().. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat Mixte d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin, qualifié de « structure porteuse »site officiel du Syndicat Mixte d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mouroux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....

Urbanisme Typologie Au , Crécy-la-Chapelle est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Bailly-RomainvilliersUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant quatorze communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Bailly-Romainvilliers comprend cinq villes-centres (Bailly-Romainvilliers, Crécy-la-Chapelle, Esbly, Magny-le-Hongre, Quincy-Voisins) et neuf communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (55,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,3% ), forêts (22,1% ), zones urbanisées (15,1% ), espaces verts artificialisés, non agricoles (7,6% ), prairies (3,1% ), zones agricoles hétérogènes (2,9 %)..

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..

Planification La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Pays créçois, approuvé le ..

La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision.. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme..

Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. dont Montbarbin, Serbonne, Libernon, Mongrolle, Férolles, Montaudier, la Grande Cour, les Hauts-Soleils, le Choiselle, le Souterrain (source : le fichier Fantoir).

Habitat et logement En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2014 et de en 2009.

Parmi ces logements, 86,8 % étaient des résidences principales, 4 % des résidences secondaires et 9,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 65,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 33,6 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Crécy-la-Chapelle en 2019 en comparaison avec celle de Seine-et-Marne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (4 %) supérieure à celle du département (3 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 65,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (66,6 % en 2014), contre 61,8 % pour la Seine-et-Marne et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Crécy-la-Chapelle en 2019. Typologie Crécy-la-Chapelle. Seine-et-Marne. France entière. Résidences principales (en %)86,890,282,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)439,7 Logements vacants (en %)9,26,88,2

Voies de communication et transports vignette|Tram-train du T14 à la gare de Crécy-la-Chapelle en 2025. La commune est desservie par : deux gares de la ligne 14 du tramway d'Île-de-France sur la ligne Esbly - Crécy-la-Chapelle : les gares de Villiers - Montbarbin et Crécy-la-Chapelle ; les lignes 17 et 59 du réseau de bus Brie et 2 Morin.

Le sentier de grande randonnée GR1 passe sur le territoire de la commune sur deux sections, l'une au nord, venant de Bouleurs, passant par le centre du village jusqu'à Voulangis, la seconde au sud-ouest, entre Voulangis et Tigeaux.

Toponymie Le nom de Crécy-la-Chapelle existe depuis le octobre 1972. À cette date, la commune de Crécy-en-Brie a fusionné avec celle de La Chapelle-sur-Crécy, et a pris le nom de Crécy-la-Chapelle.

Attestations anciennes Le nom de Crécy est attesté sous les formes Crisecus au ., Criscecus (Chron. de Frédégaire) et Crideciaco vico au (Monnaies mérovingienne) ; Criciacus (Prou, Philippe , ) et Criciacum en 1082 (Du Plessis, II, ) ; Ecclesia de Veteri Crecei en 1137Archives nationales, S 1368. ; Prioratus de Cresceio en 1184 (Depoin, Saint-Martin-des-Champs, III, ; Crisceium en 1190 (idem) ; Creceium en 1202 (Du Plessis, II, ) ; Creciacum en 1222 (Guill. de Nangis) ; Castrum, Castellum de Creciaco versus Capellam en 1226 (Du Plessis, II, ) ; Cresci en 1239 (Bibl. nat., ms. Latin 10944, fol. 58) ; Creci en 1260 (Du Plessis, II, ) ; Crecy en 1287 (Du Plessis, II, ) ; Creciacum au Obit. prov. Sens, IV, . ; Cressiacum en 1315 (Archives nationales, P 2290, ) ; Crecy en Braye en 1363 (Archives nationales, KK 4) ; Castrum Crecii in Bria en 1392 (Ordonnances, VII, ) ; Crecyacum en 1439 (Bibl. nat., ms. Latin 10944, fol. 38 v°) ; Cressy en Braye en 1538 (Archives nationales, S 366) ; Cressy en 1690 (Carte Jaillot) ; Crécy en l'an IX. ; Crécy-sur-Morin en 1810Archives municipales Crécy..

Le déterminant la-Chapelle est attesté sous les formes Ecclesia Sancte Marie de Capella et Capella que est juxta Creciacum en 1202 ; Capella en 1228Bibl. nat., ms. Latin 10944, fol. 115. ; La Chapelle de Crecy en 1325Longnon, II, 228. ; Capella juxta Creciacum en 1363Du Plessis, II, . ; La Chapelle lez Crecy en 1604 et en 1622Archives de la Seine-et-Marne, E 1701 et 1215. ; La Chapelle sous Crécy en 1632Min. not. Crécy-en-Brie. ; La Chapelle en 1757 (Cassini) et La Chapelle en l'an IX.

Étymologie Crécy est formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -(i)acum, suffixe d'origine gauloise, localisant à l'origine, puis marquant la propriété et qui a régulièrement abouti à la terminaison -y dans la région. Le premier élément Créc(i)- représente le nom de personne gaulois Crixsus (Crixsos) dont la signification est « frisé, crépu », il correspond au mot latin crispus > crépu, crêpe. Le celtique insulaire conserve ce mot : gallois crych, breton crech « frisé, crépu ».

Homonymie avec les nombreux , Crécey, , , Creyssac, Cressat, Créssé, Crissay, Crissé et , etc..