François Jean-Baptiste Dalphonse (ou d'Alphonse), né le à Bonny-sur-Loire et mort le au château de Beaumont, à Agonges, est un homme politique, haut fonctionnaire et jurisconsulte français des .

Biographie D'abord avocat au Parlement, François Jean-Baptiste d'Alphonse succéda à son père dans sa charge de receveur du grenier à sel de Souvigny (Allier), que la Révolution supprima.

Dès 1788, il rédige un mémoire sur l'inégalité de la répartition des impôts et sur l'injustice de l'administration provinciale qui fait de lui le chef des adversaires de l'Ancien Régime.

Partisan modéré des idées nouvelles, Dalphonse fut mêlé aux tout premiers actes de la vie communale de Souvigny. Il quitta cette commune lorsqu'il fut nommé administrateur au directoire du département de l'Allier le . Procureur-syndic du district de Moulins (Allier) (), et président de l’administration départementale ( : ), il est élu le , représentant de l’Allier au Conseil des Anciens (24 vendémiaire- : -) par sur 214 votants. Dans les rangs des modérés, il est souvent le porte-parole des prêtres et des émigrés : il s’oppose généralement aux mesures de rigueur, fait rendre aux prêtres la possession de leurs biens, combat les droits de péage, vote contre la peine de mort prononcée contre les chauffeurs. Secrétaire de l’Assemblée, il est, le , nommé membre de la commission des inspecteurs de la salle (questeurs), commission qui passait pour un foyer de conspiration royaliste.

Malgré cela, Dalphonse n’est pas inscrit sur les listes de proscription après le coup d'État du 18 fructidor an V. Réélu au même Conseil, le , il parle contre un emprunt de cent millions, et le , réclame de tous les membres présent un nouveau serment de fidélité à la Constitution.

Mais ce dévouement pour les institutions républicaines ne résiste pas au succès du coup d'État du 18 brumaire, et, le 4 nivôse an VIII (), Bonaparte ne s’oppose pas à ce que le Sénat conservateur fasse entrer l’ardent partisan de la constitution au nouveau Corps législatif comme député de l’Allier ; il est également secrétaire de cette Assemblée.

Le Premier Consul le nomme le 11 ventôse an VIII () à la préfecture de l'Indre : il prend ses fonctions à Châteauroux le 23 germinal an VIII (). De l’Indre, il est transféré à celle du Gard le () (prise de fonctions à Nîmes le : ).

Membre de l'Académie du Gard, il la préside en 1806.

Créé baron d'Empire le , il est nommé maître des requêtes au Conseil d'État le , et envoyé comme intendant de l'intérieur en Hollande le . Il avait été nommé commandeur de la Légion d'honneur à l'occasion du sacre de l’Empereur (1804).

Il adhère à la déchéance de () mais est laissé à l’écart par la première Restauration, rentre au Conseil d’État pendant les Cent-Jours et est envoyé en mission dans la division militaire (Nîmes) pour y réprimer les agitations royalistes. Il n’accepte pas sa nomination comme préfet de l’Hérault faite par l’Empereur le , préférant vivre dans la retraite.

La seconde Restauration le rend à la vie privée. Il est retraité préfet (le avec une pension de retraite de par ordonnance du , lorsqu’il est élu député à la Chambre des députés, le suivant, au collège du département de l'Allier par sur 788 votants et . Il prend place dans l'opposition, vote contre les lois d’exception et combat le nouveau projet de loi électorale présenté par les ministres ().

Il meurt dans le cours de la législature, le dans son château de Beaumont, à Agonges.

Vie familiale Unique fils de Jean Baptiste Dalphonse, receveur du grenier à sel de Souvigny et Catherine Dufaud, François Jean-Baptiste épouse le , à Souvigny, Marguerite Deléage (née le - Souvigny), fille de Antoine Deléage, né le à Souvigny et mort le à Souvigny), sieur de La Tour, greffier en chef au présidial de Moulins.

De leur union naît une unique fille, Élisabeth Virginie, née en 1795.

Fonctions Receveur du grenier à sel de Souvigny (Allier) ; Conseiller général du département de l'Allier le ; Procureur-syndic du district de Moulins (Allier) () ; Président du Conseil général de l'Allier ( : ) ; Député de l'Allier au Conseil des Anciens ( - : - ) ; Député au Corps législatif (1800) ; Préfet de l'Indre ( - 1804) ; Préfet du Gard ( () - 1810) ; Maître des requêtes au Conseil d'État () ; Intendant de l'intérieur en Hollande () ; Préfet de l'Hérault (, poste refusé) ; Député à la Chambre introuvable (1819-1821).

Titres Baron d'Alphonse et de l'Empire par lettres patentes du .

Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur (1804).

Armoiries Figure Blasonnement Armes du baron Dalphonse et de l'Empire

Losangé d’argent et d’azur ; au canton des barons préfets de l'Empire brochant.Source : lesapn.forumactif.fr, Les Amis du Patrimoine NapoléonienTout sur l'héraldique : dessin de blasons et d'armoiries sur toutsurlheraldique.blogspot.com

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Préfet ; Conseil des Cinq-Cents ; Corps Législatif.

Liens externes

Biographie sur lesapn.forumactif.fr : Les Amis du Patrimoine Napoléonien.

Notes et références

Catégorie:Conseiller général de l'Allier Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Membre du Conseil des Anciens Catégorie:Député de l'Allier Catégorie:Préfet du Consulat ou du Premier Empire Catégorie:Préfet de l'Indre Catégorie:Préfet du Gard Catégorie:Député au Corps législatif Catégorie:Président de l'Académie de Nîmes Catégorie:Député de la Restauration Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1804 Catégorie:Maître des requêtes au Conseil d'État Catégorie:Naissance en octobre 1756 Catégorie:Naissance en Orléanais Catégorie:Décès en septembre 1821 Catégorie:Décès à Agonges Catégorie:Bonny-sur-Loire Catégorie:Décès à 64 ans