La Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), société privatisée depuis 1997, détenue à 51 % par le groupe français Veolia Eau et à 49% par l'état gabonais, des investisseurs privés du Gabon et des salariés de l'entreprise, détient le monopole de la distribution d'eau et d'électricité au Gabon.

La société alimente le pays en eau et en électricité, même si un certain nombre d'habitants sont amenés à constater des coupures intempestives. Pour l'eau, deux problèmes importants se posent, limiter les fuites dans le réseau et s'assurer de la potabilisation de l'eau. Pour l'électricité, la SEEG doit faire face au fréquent piratage de ses lignes. De nombreuses entreprises s'équipent en générateurs afin d'être autonomes.

Le gouvernement gabonais critique ouvertement l'entreprise depuis plusieurs annéesAinsi, le 28 janvier 2005, le gouvernement Gabonais dénonce la responsabilité de la SEEG dans la pénurie d’eau qu’ont connu les habitants de Libreville : et se dit prêt en 2009 à prendre . En effet, malgré des investissements de l'ordre de plusieurs centaines de millions d'euros, la SEEG est débordée par l'urbanisation galopante et rencontre d'importants problèmes de facturation, rendue difficile par le piratage du réseau, ce qui laisse à la SEEG de nombreux impayés. Depuis le début des années 2000, l'État gabonais n'investit plus de manière significative sur l'amont des activités de la SEEG, la production d'eau et d'électricité, qui restent son domaine réservé. L'État renouvelle en 2017 la concession de la SEEG pour 5 ans, peut-être en l'absence d'un repreneur. Un accord concernant les arriérés mutuels de paiements est trouvé, favorisant l'État gabonais à hauteur de 27 à 30 millions d'euros.

vignette|alt=Usine SEEG de Port-Gentil|Usine SEEG à Port-Gentil

Le , l’État saisit la SEEG et la place provisoirement sous son contrôle en attendant un nouveau repreneur. Le Groupe Veolia annonce son intention de contester cette action imprévue et unilatérale en justice. L’État gabonais doit, au mois de , 41 milliards de francs CFA à la SEEG. De son côté, le gouvernement gabonais accuse également l'entreprise française de , accusations qui sont infondées selon Veolia. La période de réquisition de l'État prend officiellement fin le , et depuis cette date, le statut juridique de la société est incertain. Le , les deux parties parviennent à un accord, Veolia cédant ses parts à l'État gabonais. La SEEG redevient une société publique.

En juin 2026 , le gouvernement d'Oligui Nguema a présenté deux projets de loi visant la scission de la SEEG en deux entités distinctes, l'une dédiée à l'eau et l'autre à l'électricité. Le 13 juillet 2026, la direction générale de recherche (DGR) a interpellé de potentiels receleur du matériel de la société organisé en un réseau.

Notes et références

SEEG SEEG Catégorie:Veolia Catégorie:Entreprise de l'énergie ayant son siège au Gabon