Cette page concerne les évènements survenus en 2009 en Palestine :

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Palestine

Janvier 2009 Dimanche : Nombreuses initiatives dans le monde contre l'offensive israélienne dans la bande de gaza. Les appels au cessez-le-feu se multiplient dans le monde entier mais aussi condamnent la poursuite des tirs de roquettes.

Lundi : Le président français Nicolas Sarkozy, qui effectue lundi et mardi une tournée éclair au Proche-Orient, déclare qu'il fera « tout ce qu'il est humainement possible de faire » pour favoriser la paix, selon son conseiller spécial, Henri Guaino : « Rien ne peut être de trop dans la recherche d'une solution, dans un conflit où aucune solution militaire ne peut être une issue […] le président Sarkozy, comme d'habitude, va faire tout ce qu'il est humainement possible de faire […] si vous n'essayez rien, vous ne risquez pas de réussir […] C'est vrai qu'on a un problème de vide du côté des États-Unis dans cette transition présidentielle, donc l'Europe doit prendre ses responsabilités […] L'Europe et puis aussi, puisque le président Sarkozy y va aussi à ce titre, l'Union pour la Méditerranée […] Si nous ne faisons rien, nous risquons d'avoir ce fameux choc des civilisations, nous risquons d'avoir des guerres de religion qui mèneront le monde au bord de la catastrophe, et l'Europe en particulier parce qu'elle est sur la ligne de fracture des civilisations ». Le président Sarkozy estime que le mouvement islamiste Hamas a agi de « façon irresponsable et impardonnable » en décidant de ne pas renouveler la trêve et en reprenant les tirs de roquettes contre Israël. Le Hamas accuse le président Sarkozy de « partialité totale » en faveur d'Israël, pour avoir accusé le mouvement d'agir de façon « irresponsable et impardonnable ». Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas appelle à la fin « immédiate et sans condition » de l'offensive israélienne à Gaza mais a exclu tout retour de l'Autorité palestinienne dans la bande de Gaza, à la faveur d'une éventuelle déroute du Hamas : « Il est impensable que nous travaillions pour que le Hamas soit détruit afin de le remplacer. Nous n'accepterons pas que la patrie soit réunifiée par la force des armes […] Nous n'accepterons jamais le recours aux armes afin de parvenir à la réunification de la patrie. Cela se fera seulement par le dialogue ». Mahmoud Abbas avait été délogé par la force de la bande de Gaza en par le mouvement islamiste Hamas qui avait mis en déroute les forces de sécurité de l'Autorité palestinienneLe Figaro.fr, Abbas exclut son retour à Gaza.

Mercredi : Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, approuve le plan égyptien visant à mettre fin à la guerre de Gaza et va se rendre en Égypte.

Jeudi : De retour des Nations unies, le président Mahmoud Abbas s'arrête en Espagne pour des pourparlers sur la situation dans la Bande de Gaza avec le ministre des Affaires étrangères Miguel Ángel Moratinos, le premier ministre José Luis Rodríguez Zapatero et en soirée avec le roi Juan Carlos d'Espagne. Des organisations palestiniennes basées à Damas, dont le Hamas, affirment que l'initiative égyptienne en vue d'une trêve permanente dans la bande de Gaza, « ne constituait pas une base valable ». le Hamas confirme qu'il ne reconnaîtra plus la légitimité du président Mahmoud Abbas au terme de son mandat de quatre ans, le .

Lundi : Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dans un discours lors de l'ouverture du sommet arabe à Koweït, propose au mouvement islamiste Hamas la formation d'un gouvernement « d'entente nationale » qui organiserait des élections législatives et présidentielles simultanées. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, appuie les appels à « l'entente nationale » entre le Fatah et le Hamas. Il prévoit de se rendre dans la bande de Gaza dès le lendemain.

Mardi : Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner qualifie le mouvement islamiste d'« interlocuteur » possible dans le conflit israélo-palestinien, notamment si un gouvernement palestinien d'union nationale était créé.

Jeudi : Dans des déclarations au département d'État, le nouveau président américain Barack Obama affirme que le Hamas doit « remplir des conditions claires, reconnaître le droit d'Israël à l'existence, renoncer à la violence et respecter les accords passés » : « Pendant des années, le Hamas a lancé des milliers de roquettes sur d'innocents Israéliens. Aucune démocratie ne peut tolérer un tel danger pour sa population, pas plus que la communauté internationale, et les Palestiniens ne devraient pas le tolérer non plus, car leurs intérêts ne font que pâtir des actes de terrorisme ».

Vendredi : Le Hamas accuse le nouveau président américain Barack Obama dans ses déclarations de la veille au Département d'État, de « commencer à adopter une politique erronée » sur la question israélo-palestinienne, après qu'il eut appelé, le mouvement islamiste à reconnaître Israël et justifié l'offensive israélienne à Gaza : « Le président Obama doit adopter des positions positives appuyant la cause palestinienne qui est juste, mettant fin aux crimes sionistes et reconnaissant le droit du peuple palestinien à se défendre […ces] déclarations risquent d'être exploitées par l'occupant sioniste pour poursuivre la politique de meurtres et de blocus contre le peuple palestinien ».

Lundi : Selon le journal Le Monde, la France veut favoriser un gouvernement palestinien d'union nationale, estimant que la guerre de Gaza a imposé de nouvelles priorités et que l'administration du nouveau président américain, Barack Obama, pourrait rompre avec la ligne de soutien inconditionnel à Israël. Lors du sommet des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne qui se tient à Bruxelles, pour discuter d'un plan d'action européen pour le Proche-Orient, la diplomatie française tente d'imprimer, un changement de ton à l'égard du Hamas et s'est mis à plaider discrètement pour une forme d'ouverture en direction du mouvement islamiste.

Mardi : Le ministère français des Affaires étrangères annonce que deux sénateurs français — Jean François-Poncet (vice-président de la commission des Affaires étrangères), et Monique Cerisier-ben Guiga — ont rencontré récemment à Damas « en toute indépendance » des responsables du Hamas, à l'occasion d'une tournée au Proche-Orient, mais sans dire qui étaient les responsables du Hamas rencontrés. Selon le ministère, la France serait disposée à parler au Hamas « dès lors qu'il respectera les principes qui guident le processus de paix et au premier chef la renonciation à la violence » estimant que « s'engager sur cette voie est le meilleur moyen de garantir au peuple palestinien un avenir de paix, de stabilité et de sécurité ».

Mercredi : Le président Mahmoud Abbas dénonce auprès du Commissaire européen Javier Solana en visite à Ramallah, la politique de colonisation israélienne qui, selon lui, prouve qu'Israël ne veut pas la paix : « La poursuite de la colonisation et l'expansion des colonies dans les territoires palestiniens montrent qu'Israël n'a aucune volonté de paix » et l'accuse « d'avoir tenté de consacrer la division entre Palestiniens, par son agression contre Gaza, pour empêcher la création d'un État palestinien indépendant en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem à côté de l'État d'Israël, et une solution à deux États ».

Février 2009

Dimanche : Au cours d'une conférence de presse dans la capitale égyptienne, retransmise par la chaîne de télévision satellitaire Al Jazeera, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, refuse tout dialogue avec « quiconque rejette l'Organisation de libération de la Palestine » dans une allusion directe au Hamas : « Ces gens ont risqué la vie du peuple, risqué le sang du peuple, risqué la destinée du peuple, risqué le rêve et l'espoir du peuple d'établir un État palestinien indépendant ». Le chef en exil du Hamas Khaled Mechaal est en visite à Téhéran. Le ministre des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki appelle à la levée du blocus israélien de la bande de Gaza « pour permettre sa reconstruction » et estime que « toutes les nations doivent participer à la reconstruction de Gaza (…) et doivent exercer un effort pour fournir l'aide aux démunis par le biais du gouvernement légal du Hamas ». Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, recevant le chef en exil du Hamas Khaled Mechaal, affirme que « la résistance islamique […] doit être prête à tout, y compris le déclenchement d'une nouvelle guerre ».

Lundi : le président Mahmoud Ahmadinejad, recevant le chef en exil du Hamas Khaled Mechaal, estime qu'« il faut, avec toutes les forces, chercher à juger les dirigeants sionistes, boycotter les produits sionistes et continuer la pression politique internationale sur le régime sioniste ». Les autorités iraniennes n'ont pas publié de liste des produits des sociétés accusées de liens avec Israël, mais des groupes islamistes et la presse ont déjà désigné des marques. Au sujet de la situation à Gaza, il estime que « les sionistes ont subi un échec […] mais même là ils n'arrêtent pas de comploter et il est possible qu'ils commettent une nouvelle agression »Le Figaro.fr, Iran : Khaled Mechaal reçu à Téhéran.

Mardi : Le chef en exil du Hamas Khaled Mechaal, en visite à l'Université de Téhéran, affirme aux étudiants islamistes iraniens qu'ils libéreraient Al-Qods (Jérusalem) « ensemble » et y prieraient : « Si Dieu le veut, nous libérerons Al-Qods ensemble et nous y prierons ensemble […] Nous nous préparons complètement à libérer toute la Palestine, à reprendre al-Qods et à assurer le retour des réfugiés ». Le président Mahmoud Abbas rencontre à Paris le président Nicolas Sarkozy. À l'issue de leur entretien, dont peu d'éléments ont filtré, Mahmoud Abbas juge « totalement inacceptable » l'appel lancé la semaine dernière par le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, en faveur d'une nouvelle représentation du peuple palestinien dans le cadre d'une nouvelle structure représentant « le peuple palestinien à l'intérieur et dans la diaspora ». La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, assure que les États-Unis veulent aider à l'établissement d'un État palestinien « viable » en Cisjordanie et à Gaza, et appelle le Hamas à mettre un terme à ses tirs de roquettes sur Israël : « Nous cherchons à travailler avec toutes les parties pour les aider à progresser vers un accord négocié qui mette fin au conflit entre Israël et les Palestiniens, qui crée un État indépendant et viable en Cisjordanie et à Gaza et qui apporte à Israël la sécurité qu'il recherche […] Les États-Unis sont engagés. Nous sommes déterminés et engagés à travailler avec tous ceux qui feront preuve de bonne foi […] Nous allons travailler aussi dur et aussi longtemps qu'il le faudra […] Nous avons une politique très claire à l'égard du Hamas ».

Jeudi : selon l'organisation israélienne de défense des droits de l'homme B'Tselem, plus de 540 Palestiniens sont emprisonnés sans procès en Israël, dont 42 depuis plus de deux ans, et 2 depuis quatre ans et demi. Six d'entre eux sont mineurs. Au total, Palestiniens étaient enfermés dans les centres de détention israéliens fin 2008. En 2008, les forces de sécurité israéliennes ont tué 455 Palestiniens, dont 87 mineurs, dont au moins 175 qui ne prenaient pas part aux hostilités. Pour la même période, 18 civils et 10 soldats israéliens ont été tués par des Palestiniens. Ces chiffres ne prennent pas en compte les victimes de l'offensive menée par Israël à Gaza du au qui a fait du côté palestinien, et 13 morts côté israélien.

Dimanche :