Cette page concerne les évènements survenus en 2009 en Israël : Chronologie Janvier 2009 thumb|left|Fontaine à ablutions esplanade des mosquées Vendredi : Jérusalem est mise sous haute surveillance en prévision de manifestations après les prières du vendredi dans les mosquées. Seuls les hommes de plus de 50 ans et les femmes sont autorisés à accéder à l'Esplanade des mosquées. Sept jours après le début des combats, les sondages montrent un important soutien de la presse et du peuple israélien (71 %) en prenant en compte l'opinion de la minorité arabe (20 %) et 95 % parmi les seuls juifs israéliensLe Figaro.fr, 71 % des Israéliens favorables à la guerre. Cependant le collectif « Une autre voix juive » dénonce l'opération israélienne contre Gaza qui se « traduit en assassinats ciblés et en massacres de civils » estimant que « ces crimes n'affaibliront pas le Hamas et n'assureront pas la sécurité d'Israël »Le Figaro.fr, un collectif juif dénonce la guerre . À la suite d'une injonction de la Cour Suprême qui a ordonné à l'État de permettre à un groupe de huit journalistes d'accéder à la bande de Gaza, Israël autorise les huit journalistes étrangers à se rendre dans la bande de Gaza dont l'accès est interdit à la presse internationale depuis le début de l'offensive contre le Hamas.

Samedi : Quelque 500 roquettes du Hamas palestinien tirées de la bande de Gaza ont fait depuis le quatre morts en Israël, dont un soldat, et une douzaine de blessés, selon un bilan de l'armée et la police israéliennes. Réunis à l'appel de plusieurs partis représentant la minorité arabe d'Israël dont le Front démocratique, le Parti communiste, le Mouvement islamique et le Rassemblement national démocratique (RND) de l'ex-député Azmi Bishara, des dizaines de milliers d'Arabes israéliens ont manifesté à Sakhnin, dans le nord d'Israël, pour protester contre les raids israéliens dans la bande de Gaza en brandissant des drapeaux noirs et appelant à un cessez-le-feu immédiat.

thumb|right|Ehud Olmert (mars 2005)

Dimanche : Dans la nuit de samedi à dimanche, les groupes armés palestiniens ont tiré 25 roquettes et obus de mortier sur le sud d'Israël, blessant légèrement une femme. La plupart des roquettes tirées sont de fabrication artisanale et de courte portée. Les secteurs de Sderot, Ashdod, Ofakim et Netivot ont été touchés. Un soldat israélien a été tué et 30 autres blessés depuis le début de l'offensive terrestre à Gaza selon un porte-parole militaire, alors que la Hamas affirme avoir tué 9 soldats israéliens. Selon le ministre israélien des Affaires sociales, Isaac Herzog, faisant référence à un rapport du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, le Hamas cherche une issue honorable lui permettant de sauver la face après le déclenchement d'une offensive israélienne contre Gaza. De son côté, le porte-parole de l'armée israélienne affirme à la télévision publique que « le Hamas est parvenu à la conclusion qu'il avait commis une énorme erreur stratégique en refusant de proroger l'accord de trêve » de six mois conclu par l'intermédiaire de l'Égypte et qui avait expiré le Le Figaro.fr, Le Hamas cherche une issue. Le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert a refusé d'arrêter l'offensive militaire contre le Hamas dans la bande de Gaza, lors d'une série d'entretiens téléphoniques et rencontres dimanche avec des dirigeants étrangers dont les présidents russe Dmitri Medvedev et français Nicolas Sarkozy, ainsi qu'avec la chancelière allemande Angela Merkel, déclarant : « Israël ne peut pas stopper ses activités militaires avant d'avoir atteint les objectifs qu'il s'est fixés […] Ces objectifs peuvent être atteints soit par davantage de moyens militaires, soit par des moyens diplomatiques que la communauté internationale doit formuler [Israël] ne cherche pas à réoccuper la bande de Gaza [et fait] une nette distinction entre les organisations terroristes et les civils innocents […] L'État d'Israël a déployé d'importants efforts pour qu'une aide humanitaire parvienne à la population de la bande de Gaza [mais a] le devoir de défendre ses ressortissants […] Israël est déterminé à poursuivre son offensive militaire jusqu'à ce que cessent totalement les attaques terroristes et que le calme revienne dans le sud du pays »Le Figaro.fr, Olmert ne veut pas arrêter l'offensive. Le secrétaire général du gouvernement affirme : « Israël n'a aucune intention de revenir occuper la bande de Gaza […] L'opération a pour seul but de parvenir aux objectifs fixés par le gouvernement […] L'armée israélienne a l'intention de prendre le contrôle des secteurs d'où sont tirées les roquettes depuis plusieurs mois ». À Paris (France), plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés à l'appel du Conseil représentatif des institutions juives de France pour soutenir « l'action d'autodéfense d'Israël » et célébrer « la mémoire des victimes israéliennes du Hamas ». Le grand rabbin de France Gilles Bernheim a déclaré : « Israël se bat uniquement pour la liberté et la survie de son peuple, il n'y a aucune volonté de détruire un autre peuple […] il est fondamental qu'en France, les relations entre Juifs et Musulmans soient des relations de qualité et de confiance ».

Lundi : Dans la nuit de dimanche à lundi, les groupes armés palestiniens ont tiré 24 roquettes et obus de mortier sur le sud d'Israël, faisant deux blessés légers. Les secteurs de Sderot, Ashdod, Ashkélon et Beer-Sheva () ont été touchés. Huit autres tirs ont été réalisés dans la journée. Les jardins d'enfants et l'ensemble des établissements scolaires sont fermés sur ordre du commandement de la défense passive dans un rayon de autour de la bande de Gaza. Selon le chef du Mossad, Amos Yadlin, le Hezbollah, chiite libanais et pro-iranien, pourrait prendre prétexte de l'offensive militaire israélienne déclenchée le contre le Hamas dans la bande de Gaza pour ouvrir « un second front » à la frontière israélo-libanaise. De ce fait des dizaines de milliers de réservistes pourraient être mobilisés et être en partie affectés à la défense de la frontière nord du pays. D'autres hauts responsables militaires israéliens ont pour leur part écarté la possibilité d'une provocation directe du Hezbollah mais estimé que des organisations armées palestiniennes au Liban pourraient en revanche entrer en action.

Mardi : Dans la nuit de lundi jusqu'à mardi matin, les groupes armés palestiniens ont tiré 14 roquettes et obus de mortier sur Israël. Une des roquettes s'est pour la première fois abattue à plus de au nord-est de la bande de Gaza en tombant sur la ville israélienne de Guedera, blessant légèrement un bébé de trois mois.

thumb|right|Manifestants du Neturei Karta Mercredi : Le ministère des Affaires étrangères d'Israël annonce l'expulsion du chargé d'affaires vénézuélien en poste à Tel-Aviv en représailles à l'expulsion de l'ambassadeur israélien à Caracas pour protester contre l'offensive à Gaza : « C'est une décision brutale qui n'est pas à l'honneur du Venezuela et de son peuple, et qui traduit les alliances conclues par les dirigeants vénézuéliens avec les islamistes et les terroristes ». Plusieurs dizaines de juifs ultra-orthodoxes appartenant au groupe des Neturei Karta (« les gardiens de la Cité ») appartenant au courant radical antisioniste, ont manifesté, brandissant des pancartes appelant à « stopper le massacre terroriste sioniste à Gaza ». Ce courant est opposé à l'existence de l'État d'Israël et soutient la politique nucléaire de l'Iran et les mouvements radicaux palestiniens.

Jeudi : Quatre roquettes de type Katioucha ont été tirées depuis le sud Liban – zone de Tair Harfa, située à à l'est de la ville côtière de Naqoura — vers le secteur de Nahariya et du kibboutz Kabri (ouest de la Galilée) faisant cinq blessés légers dont deux femmes. L'armée israélienne a répliqué. Seize roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza blessant 4 soldats israéliens.

Vendredi : Le ministre de l'Intérieur, Meïr Sheetrit, critique le refus des États-Unis d'imposer leur veto à une résolution du Conseil de sécurité appelant à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza, « sous la pression, apparemment, des pays arabes qui avaient envoyé leurs ministres des Affaires étrangères ». Le cabinet de sécurité israélien a décidé de ne pas tenir compte de cette résolution.

Samedi : Début d'une opération de la marine américaine pour livrer des armes et des munitions à Israël. Un navire marchand transportant 325 conteneurs standards de doit effectuer deux trajets entre le port grec d'Astakós et le port israélien d'Ashdod d'ici fin janvier. Le Pentagone nie que ces armes aient un lien avec le conflit dans la bande de Gaza.

Dimanche : Selon le New York Times, le président américain George W. Bush a rejeté en 2008 une demande secrète, formulée par le premier ministre Ehud Olmert, de mener un bombardement aérien contre le complexe iranien d'enrichissement d'uranium de Natanz (centre) à l'aide de bombes anti-bunker à haute pénétration ("bunker-busting bombs") et l'autorisation de survoler le territoire irakien pour mener l'attaque. Des hauts responsables américains, emmenés par le secrétaire à la Défense Robert Gates, ont convaincu le président que toute attaque contre l'Iran serait contre-productive et conduirait l'Iran à expulser des inspecteurs nucléaires internationaux et à camoufler encore plus son programme atomique. Le général Yoav Galant, chargé de l'opération Plomb durci contre le Hamas, réclame une extension de l'offensive et le feu vert à la « phase trois » de l'opération engagée le , qui implique l'engagement des dizaines de milliers de réservistes rappelés depuis une dizaine de jours sous les drapeaux. Il appelle la direction politique du pays à rejeter une trêve aussi longtemps qu'Israël n'aurait pas parachevé son opération en s'assurant de la fin de la contrebande d'armes et estime que dans le cas contraire, Israël serait frustré de sa victoire militaire sur le terrain et devrait se préparer à une nouvelle opération contre le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, après un retrait de ses troupesLe Figaro.fr, Le chef de Plomb durci veut son extension.

thumb|left|Ahmed Tibi (janvier 2007) Lundi : Le Comité électoral central, constitué de représentants des partis politiques d'Israël et chargé de l'organisation des élections, vote à une majorité écrasante l'interdiction à deux partis politiques arabes de se présenter lors du scrutin anticipé du prochain, estimant qu'ils étaient coupables d'incitation et de soutien au terrorisme. Le parlementaire arabe Ahmed Tibi a qualifié cette décision de raciste, ajoutant qu'il allait faire appel auprès de la Cour suprême. Environ un cinquième des sept millions de citoyens israéliens sont arabes.

thumb|left|Benjamin Nétanyahou (2009) Mardi : Incident à la frontière israélo-jordanienne, « une patrouille de gardes-frontières, près du passage Yitzhak Rabin, a essuyé des tirs d'inconnus à partir de la Jordanie, et a répliqué en ouvrant le feu dans leur direction ». L'armée israélienne a annoncé qu'un ou deux hommes armés ont ouvert le feu sur une de ses patrouilles à la frontière israélo-jordanienne, alors que les autorités jordaniennes annoncent : « Nous ne sommes pas au courant qu'une patrouille israélienne a essuyé des tirs mardi matin à partir du territoire jordanien […] parfois des chasseurs tirent dans cette zone sans que cela soit un incident militaire ». L'armée jordanienne dément : « Aucun tir n'a eu lieu à partir du territoire jordanien en direction d'une patrouille israélienne et les informations qui en ont fait état sont dénuées de tout fondement ». Ce genre d'incident est très rare entre les deux pays qui ont signé un accord de paix en 1994.