Christian Wirth, né le et mort le , est un officier nazi de la SS (ayant atteint le grade de Sturmbannführer), ayant eu d'importantes responsabilités dans l'assassinat des malades mentaux et handicapés, puis en tant que commandant du centre d'extermination de Belzec et par la suite comme inspecteur général des camps d'extermination de l'opération Reinhard. Il est mort dans des circonstances peu claires dans le Nord de l'Istrie, lors d'opérations contre les résistances italienne et yougoslave.

Biographie Sous-officier dans le pendant la Première Guerre mondiale, il combat sur le front de l'Ouest. Il s'inscrit en 1931 au parti nazi et entre, à l'arrivée au pouvoir de Hitler, dans la police d'ordre du Wurtemberg. Puis, il dirige d'une main de fer la police criminelle (Kripo) de Stuttgart, où il obtient les aveux de suspects par l'usage de la violence.

À partir d'octobre 1939, il collabore avec Viktor Brack et Werner Blankenburg pour la mise en œuvre du programme d’euthanasie des incurables, l'opération T4. Il officie, courant 1940, à l'institut d'euthanasie situé dans le , à celui de Brandebourg-sur-la-Havel et à celui situé dans le château d'Hartheim. Son efficacité et son expérience lui valent d'être nommé inspecteur général de tous les instituts d'euthanasie. Il met au point au cours de cette période, une méthode de gazage par CO. Il prend l'initiative de camoufler la chambre à gaz en salle de douches.

Fin Viktor Brack l’envoie à Lublin dans le Gouvernement général de Pologne pour se placer sous les ordres du SS-Brigadeführer Odilo Globocnik qui le nomme commandant (Lagerkommandant) du camp d'extermination de Bełżec. Selon Kogon, il décide de ne pas utiliser le Zyklon B comme moyen de mise à mort, jugé d'approvisionnement aléatoire, pour retenir un procédé autonome utilisant l'oxyde de carbone produit par un moteur de char d’assaut russe. Selon le SS-Unterscharführer Franz Suchomel, interviewé par Claude Lanzmann,

Début , Odilo Globocnik le nomme inspecteur général des camps d'extermination de l'opération Reinhard (Belzec, Sobibor, Treblinka) où vont périr jusqu'à environ de 1942 à 1943.

En 1943, l'opération Reinhard étant terminée, les camps sont démantelés jusqu'à ce qu'aucune trace ne subsiste.

Fin 1943, suivant en cela leur chef de Lublin, le SS-Gruppenführer Odilo Globocnik, Christian Wirth et ses hommes sont envoyés en Istrie, au nord-est de l'Italie, dans une zone chevauchant la frontière avec la Yougoslavie : ils sont incorporés dans une unité combattante contre les partisans, baptisée ; Wirth y est commandant de la zone de Trieste. Peu de temps après son arrivée, alors qu'il se rend à Fiume dans le cadre d’un déplacement officiel, il est abattu lors d'une fusillade contre des résistants dans le Nord de l'Istrie (près de Hrpelje-Kozina) .

Après avoir été enterré avec les honneurs dans le cimetière militaire allemand d’Opicina près de Trieste, il a été déplacé en 1959 dans le cimetière militaire allemand de Costermano, près du lac de Garde, dans les Alpes italiennes.

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie

Götz Aly (dir.), Aktion T4 1939–1945. Die „Euthanasie“-Zentrale in der Tiergartenstraße 4. Edition Hentrich, 2. erweiterte Auflage, Berlin, 1989, . , Christian Wirth. Dans: Marlene P. Hiller (dir.): Stuttgart im Zweiten Weltkrieg. Katalog. Bleicher Verlag, Gerlingen, 1989, , S. 187f. Ernst Klee, „Euthanasie“ im NS-Staat. Die „Vernichtung lebensunwerten Lebens“. S. Fischer Verlag, Francfort-sur-le-Main, 1983, .

Articles connexes Aktion T4

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