La famille Carnot est une ancienne famille française d'origine bourguignonne, toujours subsistante.

Plusieurs membres de cette famille se sont illustrés à compter de la Révolution française et ont marqués la vie politique française. De nombreuses voies publiques de nos jours portent le nom Carnot en France.

Des hommes politiques avec Lazare Carnot qui fut président de la Convention nationale, membre du Comité de salut public mais également général, pair de France et ministre, Sadi Carnot qui fut ministre puis président de la République française sous la Troisième République, deux autres ministres et quatre générations de députés.

Un homme de loi avec Joseph Carnot qui fut conseiller à la Cour de cassation.

Un homme de science avec Sadi Carnot, physicien ayant donné son nom au principe de Carnot-Clausius.

Histoire La famille Carnot, qui a pour berceau le village d'Épertully (Saône-et-Loire) où elle est présente depuis le au moinsCommune dans laquelle deux modestes édifices conservent de nos jours le souvenir de cette famille : le puits Carnot et la croix Carnot. Source : Alain Dessertenne et Françoise Geoffray, Épertully, revue trimestrielle « Images de Saône-et-Loire » (publiée par l'association Groupe Patrimoines 71), n° 209 de , pages 19 à 23., fut un temps calviniste. Ses membres ont exercé sous l'Ancien Régime, depuis le , les professions de marchand et de notaire...

Joseph Carnot (1752-1835) est avocat au Parlement de Dijon, il devient accusateur public pendant la Terreur, puis procureur général ;

Lazare Carnot (1753-1823) qui est ingénieur devient membre du Comité de Salut public (1793-1794), président en 1794 de la Convention nationale, les historiens débattent de son rôle lors des massacres dans la guerre de Vendée. En 1794, le Comité de Salut public propose la création d’une école centrale de travaux publics (cela aboutira plus tard à la fondation de l'École polytechnique.), Lazare Carnot y participe. Il est ensuite l’un des Directeurs sous le Directoire.

Claude Carnot, dit Carnot-Feulins (1755-1836) est député à l'Assemblée législative, ministre de l'Intérieur, lieutenant général du Génie (1817).

Au cours du , la famille se poursuit avec le physicien Sadi Carnot (1796-1832) qui publie le second principe de la thermodynamique.. Hippolyte Carnot (1801-1888) est ministre de l'Instruction publique en 1848, il fonde une École d'administration destinée à préparer les administrateurs gouvernementaux. Sadi Carnot (1837-1894) est président de la République française sous la troisième République, mort assassiné.

Au début du , en 1901, Marie Adolphe Carnot participe à la création du parti politique L’Alliance démocratique. qui est fondé en 1901 et dissout en 1954.

De nos jours, la famille Carnot est représentée par Gaëtan Carnot (né en 1938) et sa familleFondation Carnot, archives familiales, ascendance et descendance de Lazare Carnot (1903-1990). qui ont créé en 1996 la fondation Carnot pour encourager les travaux en sciences par l'intermédiaire de bourses et entretenir la mémoire familialeFondation Carnot..

Personnalités Joseph François Claude Carnot ( à Nolay – à Paris), avocat au parlement de Dijon, accusateur public, puis procureur général, conseiller à la Cour de cassation, jurisconsulte, membre de l'Académie des sciences morales et politiques. . Lazare Nicolas Marguerite Carnot, dit Le Grand Carnot (né le à Nolay, mort le à Magdebourg), plusieurs fois député durant la Révolution française, il vote la mort du roi Louis XVI en 1793, membre du Comité de Salut public (1793-1794) pendant la répression sanglante de la Vendée, président de la Convention nationale (1794). Quand le Comité de salut public décide en 1794 la création d'une école centrale des travaux publics il soutient et participe au projet, avec Jacques-Élie Lamblardie, Gaspard Monge et Claude-Antoine Prieur-Duvernois, qui aboutira à la future École polytechnique. Menacé d'arrestation après Thermidor, il est définitivement sauvé le par Bourdon de l'Oise ou Lanjuinais, qui le présentent comme celui qui a organisé la victoire des armées de la République. À leur suite, les thermidoriens prétendent qu'au Comité de Salut public il s'était occupé exclusivement des opérations militaires, lui attribuent la plus grande part aux succès des armées françaises, et le surnomment l’« organisateur de la victoireLouis-Michel Jocard, « Lazare Carnot et le droit », Lazare Carnot, ou Le Savant citoyen : actes du colloque tenu en Sorbonne les 25, 26, 27, 28 et , Jean Paul Charnay (éd.), Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 1990, , . ». Il est par la suite directeur (1795-1797) pendant le Directoire ; durant les Cent-Jours il est fait général de division, pair de France et grand-croix de la Légion d'honneur, en 1815 ministre de l'Intérieur. Il est créé comte Carnot et de l'Empire le , toutefois « Le général Carnot [...] ne porta jamais ce titre de comte et ne retira pas les lettres patentes de la Chancellerie »Alcide Georgel, Armorial de l'Empire français : L'Institut, l'Université, les Écoles publiques, 1870.. Philippe du Puy de Clinchamps écrit que ce titre figure bien dans le décret qui nomme Lazare Carnot comme ministre de l'Intérieur, mais que « les lettres patentes ne furent ni délivrées, ni enregistrées et qu'il n'y eut pas de création de majorat ». Il écrit un ouvrage Essai général sur les machines (Paris, 1783). Claude Marie Carnot, dit Carnot-Feulins ( à Nolay – à Autun), député à l'assemblée législative, ministre de l'Intérieur, lieutenant général du Génie (1817). Nicolas Léonard Sadi Carnot (né le à Paris, mort le à Paris), physicien, fils de Lazare Carnot et oncle du président Sadi Carnot. En 1824 il analyse scientifiquement l'efficacité des moteurs à vapeur et pose le second principe de la thermodynamique. Il publie les deux premiers principes de cette nouvelle science. Ces travaux, peu compris des contemporains, sont ensuite repris par Rudolf Clausius qui les fait connaître, sous le nom de principe de Carnot-Clausius. Il écrit un ouvrage Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette puissanceNicolas Léonard Sadi Carnot, Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette puissance, Annales scientifiques de l'École Normale Supérieure Sér. 2, 1 (1872), p. 393-457 (numérisé dans le cadre du programme NUMDAM).. Lazare Hippolyte Carnot (né le à Saint-Omer, mort le à Paris), ministre de l'Instruction publique en 1848. Il fonde une École d'administration destinée à préparer les administrateurs gouvernementaux (elle est de courte durée). Il accroît les salaires des maîtres, auxquels il demande « d'enseigner aux enfants les vertus de la République démocratique ». Dans un projet de loi resté célèbre, il est le premier à demander l'instruction primaire, obligatoire et gratuite, pour les deux sexes. Les enseignants recevraient trois ans de formation dans une école normale, avec un salaire minimum garanti. Ce projet est supplanté par la loi Falloux de 1850, mais plusieurs de ses propositions sont reprises plus tard par les lois Falloux et surtout Ferry de 1880, le projet de Carnot incluait même une disposition garantissant la liberté de l'éducation. Défait aux législatives de 1849, Carnot gagne à nouveau son siège dans une élection partielle en 1850 et il est l'un des députés qui s'oppose au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, le à qui il refuse le serment de fidélité. De nouveau élu (en tant que sénateur), il meurt à Paris le . Marie François Sadi Carnot (né le à Limoges, mort assassiné le à Lyon), fils d'Hippolyte Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, marié à Marie Pauline Cécile Carnot (née Dupont-White) ( à Paris – à Cerny). Élève de Polytechnique puis de l'École des ponts et chaussées dont il sort major en 1863, haut fonctionnaire, il est député de la Côte-d'Or, préfet de la Seine-Inférieure, ministre des Travaux Publics puis ministre des Finances en 1885. Élu président de la République le à la suite de la démission de Jules Grévy mis en cause dans le scandale des décorations, son début de mandat est marqué par l'agitation boulangiste et le scandale de Panama en 1892. Dans un contexte d'agitation extrême, consécutif aux lois dites scélérates, Sadi Carnot est poignardé par l'anarchiste italien Sante Geronimo Caserio, le , lors de l'Exposition de Lyon. Il meurt des suites de sa blessure le peu après minuit. Marie Adolphe Carnot (né le à Paris, mort le à Paris), frère du président, chimiste, géologue, président du conseil général de la Charente, président de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, président de la Société française de Minéralogie et de Cristallographie, l'un des fondateurs de l'Alliance démocratique en 1901 puis son président jusqu'en 1920. Lazare Hippolyte Sadi Carnot (1865-1948), fils du précédent, colonel, écrivain. Claude Ernest Jean Carnot (1866-1955), frère du précédent, conseiller général, député de la Côte-d'Or. Adolphe Léon François Carnot (1872-1960), frère d'Ernest Carnot, conseiller général, député, président des Arts décoratifs. Lazare Adolphe Paul Carnot (né le à Limoges, mort le à Paris), médecin, professeur à la faculté de médecine de Paris, membre de l'Académie de médecine. L'Hôtel Paul Carnot sur le Champ-de-Mars (avenue Élisée-Reclus) a été construit par les frères Auguste et Gustave Perret sur des plans de son beau-frère Paul Guadet. Jean Paulin Hippolyte Carnot ( à Paris – à Paris), fils d'Adolphe et frère du précédent, conseiller général, député de la Charente, ingénieur civil des mines.

On trouve également les personnes suivantes liées à la famille Carnot par alliances : Marie Pauline Cécile Carnot, née Dupont-White ( à Paris – à Cerny), épouse du président Sadi Carnot. Paul Pierre François Cunisset, dit Paul Cunisset-Carnot (né le à Pouilly-en-Auxois, mort le à Paris), gendre du président Sadi Carnot, écrivain, militaire, officier de la Légion d'honneur ainsi qu'homme de justice et politique républicain. Jeanne Eugénie Marguerite Carnot, née Chiris (1874-1962), épouse d'Ernest Carnot (1866-1955), présidente de l'Association des dames françaises.

Généalogie détaillée de la famille Carnot

Alliances Les principales alliances de la famille Carnot sont : Luzy, Guéneau (1652), Durand (1667), Moreau (1706), Pothier, Dupont, de La Grange (1789), Gaillard (1794), Daubenton (1829), de Boissieu (1834), Cunisset (1883), Giscard d'Estaing, d'Aboville, etc.

Héraldique

La fondation Carnot La fondation Carnot, créée en 1996 sous l'égide de la Fondation de France, verse chaque année des bourses à des étudiants de l'École polytechnique, et à des docteurs en sciences de l'université de Bourgogne.

La fondation contribue également à la publication d'ouvrages ou à la diffusion d'enseignements sur la recherche scientifique.

Postérité En hommage ou en référence à différents membres de la famille, nous trouvons de nombreuses villes françaises ayant un lieu portant ce nom, cette présente liste n'est donc pas exhaustive. le pont Carnot, dans l'Ain, conçu par Sadi Carnot ; le Carnot, un cuirassé français ; la carnotite, minéral ainsi dénommé en l'honneur de Marie-Adolphe Carnot ; le cratère Carnot, un cratère lunaire ; le quartier Carnot, un quartier de Cannes ; la gare de Saint-Étienne-Carnot, à Saint-Étienne ; Carnot, une ville de République centrafricaine ; Carnot était le nom donné durant la colonisation française au village de El Abadia, en Algérie ; Romainville - Carnot, future station (ouverture prévue en 2024) de la ligne 11 du métro de Paris, sur le territoire de la commune de Romainville ; Carnot est une station fantôme du prémétro d'Anvers ; la place Carnot, à Carcassonne ; la place Carnot, à Nancy ; la place Carnot, à Lyon ; le lycée Carnot, à Dijon le lycée Carnot, à Paris. Limoges possède deux places et un boulevard aux noms de la famille Carnot. Puits Carnot et Croix Carnot à Épertully

Citation Lazare Carnot.