Chronologie de l'Afrique 2007 en Somalie - 2008 en Somalie - 2009 en Somalie - 2010 en Somalie - 2011 en Somalie 2007 par pays en Afrique - 2008 par pays en Afrique - 2009 par pays en Afrique - 2010 par pays en Afrique - 2006 par pays en Afrique Cet article présente les faits marquants de l'année 2009 en Somalie.
Chronologie
Janvier 2009 Jeudi : Le journaliste, Hassan Mayow Hassan, travaillant pour une importante radio privée de Somalie, Shabelle, est assassiné par balles près de son domicile à Afgoye, une localité à à l'ouest de Mogadiscio. Selon des témoins il aurait été tué par des membres des forces de sécuritéLe Figaro.fr, Un journaliste tué. 9 civils sont tués par un tir de mortier.
thumb|300px Vendredi : Nouvelles violences dans la capitale Mogadiscio causant la mort de 2 soldats éthiopiens et 7 civils somaliens. Un groupe de soldats éthiopiens auraient été touchés par une explosion alors qu'ils inspectaient la zone du carrefour stratégique de K4 au sud de la ville à la recherche d'engins explosifs. Ils auraient alors ouvert le feu dans la rue en représailles tuant sept civils dont une femmeLe Figaro.fr, Neuf morts dans des violences à Mogadiscio. L'armée éthiopienne commence ses opérations de retrait de la Somalie ce qui devrait prendre plusieurs jours. Elle était présente depuis fin 2006 lorsqu'elle était intervenue officiellement pour soutenir le gouvernement de transition, et avait mis en déroute, début 2007, les milices des Tribunaux islamiques, maîtres pendant quelques mois de l'essentiel du centre et du sud du pays. Le retrait éthiopien fait planer de sérieuses inquiétudes sur la sécurité dans ce pays en guerre civile depuis 1991. La force de l'Union africaine, l'Amisom, déployée depuis et dont le mandat qui expirait fin décembre a été prolongé de deux mois, va se retrouver seule sur le terrain face à des Shebab (l'aile militaire des Tribunaux islamiques) de plus en plus puissants. Mal équipée et sous-financée, l'Amisom est forte de seulement soldats burundais et ougandais, alors que son mandat initial prévoyait un contingent total de hommesLe Monde.fr, L'armée éthiopienne commence à se retirer.
Dimanche , : Libération des deux journalistes étrangers — un rédacteur britannique et un photographe espagnol — enlevés le dans la province autoproclamée autonome du Puntland (nord).
Mercredi : les deux volontaires de Médecins du monde, la Japonaise Keiko Akahane (32 ans) et le Néerlandais Wilhem Sools (27 ans) sont libérés après trois mois et demi de captivité. Ils avaient été enlevés en Éthiopie dans la province de l'Ogaden le par des hommes armés près de la frontière avec la Somalie, et détenus depuis dans la province centraleLe Figaro.fr, Volontaires MDM libérés en bonne santé.
Mardi : dans le cadre de son retrait, l'armée éthiopienne a abandonné deux de ses principales positions dans le nord de la capitale Mogadiscio : le camp militaire d'Heylebarise et l'ancienne usine de fabrication de pâtes.
Mercredi : de violents combats ont opposé à Mogadiscio les troupes éthiopiennes aux insurgés islamistes causant la mort d'au moins 14 civils.
Vendredi : Les Nations unies votent une résolution leur permettant d'apporter un « soutien logistique » à la force de paix de l'Union africaine déployée en Somalie. Ce paquet constitue un soutien logistique global financé par l'ONU pour l'AMISOM allant jusqu'à « la fourniture de moyens lourds (avions, hélicoptères) en passant par la fourniture de carburant, de nourriture, d'équipement ». Libération d'un journaliste et de deux chauffeurs somaliens enlevés le près de Mogadiscio avec une journaliste canadienne et un photographe australien, ont été libérés par leurs ravisseurs cette nuit a annoncé à l'AFP le journaliste. Les deux journalistes étrangers sont toujours gardés en otages.
thumb|Mogadiscio(1994) Samedi : les trois mille soldats des troupes éthiopiennes ont terminé leur retrait de Mogadiscio laissant vacant le pouvoir aux mains du nouveau premier ministre Hassan Hussein soutenu par l'Alliance pour la relibération de la Somalie, dont le leader, Sharif Ahmed, avait déjà dirigé les Tribunaux islamiques deux ans plus tôtLe Figaro.fr, Émergence d'un nouveau pouvoir à Mogadiscio. La coalition entre les groupes les moins extrémistes rescapés du TFG va tenter de s'imposer dans le sud du pays, en compétition avec les groupes radicaux chabab qui désormais vont s'appliquer en priorité à pousser au départ la force de l'Union africaine en Somalie, l'AMISOM en attaquant leurs bases; selon leur porte-parole : « Vous aviez pris l'habitude de voir les bases éthiopiennes attaquées quotidiennement. À partir de maintenant, vous entendrez que ce sont les bases de l'Union africaine qui ont été attaquées ». Composée actuellement de hommes, alors que les troupes éthiopiennes disposaient soldats, l'AMISOM s'est toujours limitée à assurer surtout la survie de ses troupes, confinées dans une petite zone entre le port et l'aéroport de Mogadiscio.
Mardi : au moins 12 personnes ont été tuées et 18 autres ont été blessées dans la soirée à Mogadiscio lors de différents affrontements opposant des insurgés islamistes aux forces gouvernementales en particulier dans le quartier de Madina. Les insurgés ont réussi à prendre le contrôle d'un barrage.
Mercredi : Le Yémen, séparé de la Somalie par le golfe d'Aden, accorde l'asile politique à l'ancien président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed, qui a démissionné en décembre au terme d'une crise politique majeure. L'ancien chef d'État disposera désormais d'un domicile permanent au Yémen.
Jeudi : alors que le taux de malnutrition s'élève dans le pays est à 18,6 %, au-delà du seuil de 15 % synonyme de situation critique, le directeur du Programme alimentaire mondial pour la Somalie, Peter Goossens, menace de suspendre les distributions de nourriture dans certaines zones du pays si les autorités et groupes armés somaliens ne garantissent pas la sécurité de son personnel. En un an 4 employés de l'organisation ont été assassinés.
Samedi : au moins 14 civils trouvent la mort à Mogadiscio dans l'explosion d'une voiture piégée qui visait un barrage de la Force africaine de paix en Somalie (Amisom) mais qui a foncé sur un autobus de passagers.
Dimanche : l'armée éthiopienne a achevé son retrait total de la Somalie après deux années de présence aux côtés du gouvernement somalien pour lutter contre l'insurrection islamiste. L'armée éthiopienne était intervenue officiellement fin 2006 pour soutenir le gouvernement somalien, et a mis en déroute début 2007 les forces des tribunaux islamiques qui avaient contrôlé pendant quelques mois l'essentiel du centre et du sud de la Somalie. L'Éthiopie, en majorité orthodoxe, avait justifié cette intervention en arguant que les tribunaux islamiques menaçaient sa sécurité.
Lundi : les miliciens islamistes — les shebabs, aile militaire des Tribunaux islamiques — qui contrôlent la majeure partie de la Somalie s'emparent de toute la ville de Baidoa (sud), siège du Parlement de transition somalien. Parallèlement, le pouvoir central tente, depuis Djibouti, de trouver une solution politique au conflit, notamment en élargissant la représentation du Parlement aux islamistes modérés.
Mardi : au moins 18 civils somaliens ont été tués à Mogadiscio quand des soldats de la mission de paix de l'Union africaine ont ouvert le feu après l'explosion d'un engin explosif au passage de leur convoi.
Samedi : le Parlement de transition, réuni à Djibouti en raison des violences persistantes et de l'insécurité généralisée en Somalie, a élu président de la République, cheikh Sharif Cheikh Ahmed, chef de l'Alliance pour la relibération de la Somalie (ARS) — islamistes modérés somaliens —, après le départ du président Abdullahi Yusuf Ahmed, poussé à la démission fin . L'autre candidat sérieux était le Premier ministre sortant, Nur Hassan Hussein. Lundi, les Shebab, insurgés islamistes opposés aux institutions de transition, ont pris la ville de Baïdoa ( au nord-ouest de Mogadiscio), siège du Parlement de transition.
Février 2009 Dimanche : : Un employé pakistanais d'une compagnie minière est enlevé par des hommes armées dans le Puntland. Un attentat suicide à la voiture contre le camp des soldats burundais de la Mission de l'Union africaine en Somalie à l'ancienne université, cause la mort de 11 soldats et en blesse 15 autres. Cette attaque, la plus meurtrière commise contre l'Amisom, porte à 20 le nombre de soldats de l'Union africaine tués en Somalie depuis son déploiement en .
thumb|Sharif Sheikh Ahmed (janvier 2010) Mardi : Au lendemain de l'arrivée du nouveau président élu Sharif Cheikh Ahmed, des miliciens du parti islamique Hizbul Islam, lourdement armés ont attaqué les forces pro-gouvernementales dans le district de Taleh, dans le sud de la capitale somalienne, entraînant de violents combats. Faisant au moins 23 morts, dont 18 civils, et 90 blessés. Hizb al-Islamiya est alliée au Cheikh Hassan Dahir Aweys, un chef islamiste somalien réfugié en Érythrée et recherché pour ses liens avec Al-QaïdaLe Figaro.fr, Combats: 23 morts à Mogadiscio.
Samedi : le nouveau président Sharif Cheikh Ahmed annonce à la presse avoir « accepté » le principe d'un cessez-le-feu avec les insurgés islamistes et l'application de la loi islamique dans le pays, défendue par une médiation de responsables musulmans.
Mars 2009
Mercredi , : des combats entre milices de clans rivaux, dans le district d'Ufeynau cause la mort d'au moins 7 personnes, en majorité des combattants, et 11 blessées. Les affrontements ont éclaté à propos d'une ancienne querelle concernant l'accès à la terre.
Mercredi : un attentat à la bombe dissimulée cause la mort de Ubeyd Ali Fidow et de deux autres personnes. Il fut l'ancien chef de la sécurité de deux anciens premiers ministres somaliens Ali Mohamed Gedi et Nur Hassan Hussein. Le véhicule tout-terrain à bord duquel les trois hommes avaient pris place a été entièrement détruit dans l'explosion.
Samedi : des combats éclatent dans la soirée, lorsque des groupes d'islamistes modérés, lourdement armés, ont attaqué et pris le village de Wabho (région de Galgadud), à environ au nord-ouest de Mogadiscio, jusque là tenu par les Shebab islamistes.
Dimanche : au moins 13 personnes, essentiellement des combattants, ont été tuées lors des affrontements qui se déroulent depuis la veille entre islamistes modérés et Shebab dans la région de Galgadud.
Lundi : quatre employés de l'ONU — trois expatriés et un Somalien — travaillant pour le Programme alimentaire mondial et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), sont enlevés tôt le matin par des hommes armés à Wajid et libérés dans la journée à la suite de négociations menées par des chefs coutumiers et des responsables du mouvement des Shebab. (miliciens islamistes somaliens). Ces efforts ont finalement payé et les otages sont libres" a indiqué le responsable.
Jeudi : le chef d'Al-Qaida, Oussama ben Laden, dans un message adressé aux « champions de Somalie », appelle les radicaux islamistes en Somalie à renverser et à combattre le nouveau président Sharif Cheikh Ahmed, ancien dirigeant des Tribunaux islamiques somaliens : « Il est comme les présidents qui sont à la solde de nos ennemis ».
Mercredi : Quatre policiers sont tués par balles et un cinquième blessé à Mogadiscio lorsque des assaillants circulant à bord de deux véhicules ont ouvert le feu sur eux.