Salh d’Escola (dont le prénom est parfois aussi orthographié Sail ou Saill) est un troubadour périgourdin de la fin du , originaire de Bergerac. Une seule de ses chansons a été préservée, Gran esfortz fai qui chanta ni.s deporta.
Biographie La signification du nom de Salh d’Escola a suscité un certain nombre de spéculations et d'hypothèses chez les romanistes, qui y voient un sobriquet. Selon Alfred Jeanroy, sa signification pourrait se traduire par Alfred Jeanroy, La poésie lyrique des troubadours, 1934, p. 427., alors qu'Antoine Thomas opte pour . Clovis Brunel, qui en fournit une interprétation similaire (« Je sors d'école »), estime qu'il s'agirait .. Pour Geneviève Brunel-Lobrichon, ce nom, qu'elle traduit par , pourrait lui venir .
Les détails de la vie de Salh d'Escola sont connus par deux sources, l'une contemporaine, l'autre plus tardive. La première est le sirventès Pos Peire d'Alvernh' a chantat, la chanson la plus célèbre du Monge de Montaudon, composée vers 1195, dans laquelle l'auteur présente une galerie de troubadours contemporains qu'il critique tour à tour, parmi lesquels figurent Salh d’Escola. Selon le Moine :
La seconde source, plus tardive, est une très courte vida (biographie) anonyme de Salh rédigée au , qui s'inspire probablement en grande partie, si ce n'est exclusivement, de la chanson du Moine de Montaudon. D'après ce biographe anonyme :
Son inclusion dans la du Moine de Montaudon (Pos Peire d'Alvernh' a chantat) indique que Salh bénéficiait déjà vers 1195 d'un certain prestige.
Œuvre Une seule canso (chanson) attribuée de façon incontestée à ce troubadour a été conservée, Gran esfortz fai qui chanta ni.s deporta, préservée uniquement dans le « manuscrit C »., un chansonnier élaboré au dans la région narbonnaiseBibliothèque nationale de France, manuscrit français 856 ; Nicolaas Unlandt, Description du ms. C, sur Les Troubadours [base de données en ligne], Brigham Young University (page consultée le 16 mars 2011).
Certains manuscrits reconnaissent à Salh d'Escola la paternité de trois autres chansons, mais un plus grand nombre désignent d'autres troubadours comme auteurs de ces mêmes œuvres. Il s'agit de De ben gran joia chantera de Guilhem Ademar, Ges de chantar no·m pren talans de Bernard de Ventadour et Manta gent fas meravelhar de Nicolaas Unlandt, Sahl d'Escola, sur Les Troubadours [base de données en ligne], Brigham Young University, 2007-2010 (page consultée le 19 mars 2011)..
Bibliographie
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Martín de Riquer, Los trovadores : historia literaria y textos, Planeta, Barcelone, 1975, 3 vol.
Notes et références
Voir aussi
Catégorie:Écrivain français du XIIe siècle Catégorie:Écrivain médiéval de langue d'oc Catégorie:Poète français du XIIe siècle Salh d'Escola Catégorie:Littérature occitane Catégorie:Naissance à Bergerac (Dordogne)