Villeneuve-sous-Dammartin est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Géographie Localisation La commune est située à environ du centre de Paris., à l’extrémité nord-est de la région Ile-de-France, sur la partie septentrionale du département de Seine-et-Marne. vignette|centré|Localisation de la commune de Villeneuve-sous-Dammartin dans le département de Seine-et-Marne.

Elle est distante de de l'aéroport Charles-de-Gaulle et profite de sa sphère d'influence.

Communes limitrophes

Hydrographie Le réseau hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau référencés : la Biberonne, longue de ., (principal affluent de la Beuvronne) dans laquelle s'écoule la majorité des rus prenant naissance au pied de la butte de Goële. Le mot Biberonne vient du latin "biber", qui siginifie "castor". Ce même mot latin est à l'origine du nom de son confluant "la Beuvronne". Du temps de l'occupation romaine de nombreux castors vivaient dans les cours d'eau et zones marécageuses de l'actuelle Île-de-France ; un bras de la Biberonne, long de . ; le ru de Thieux, ., et ; le fossé 01 du Moulin de Villeneuve, ., affluents de la Biberonne. vignette|centré|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Villeneuve-sous-Dammartin.

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de ..

Géologie et relief Villeneuve-sous-Dammartin se situe au pied des monts de la Goële. L'altitude de la commune varie de à pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ d'altitude (mairie) Carte IGN classique.. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Plessis-Belleville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....

Urbanisme Typologie Au , Villeneuve-sous-Dammartin est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. (source : le fichier Fantoir) dont Stains, hameau isolé au milieu de ses champs.

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (88,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (71 %), mines, décharges et chantiers (17,2 %), forêts (8,5 %), zones urbanisées (3,3 %)..

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..

Planification La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Roissy Pays de France, approuvé le et porté par la communauté d’agglomération Roissy Pays de France..

La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme. Un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la communauté de communes de la Bassée - Montois était en élaboration...

Logement En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de dont 60,7 % de maisons et 39,1 % d’appartements.

Parmi ces logements, 87,2 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires et 9,5 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 49,8 % contre 47,8 % de locataires Statistiques officielles de l'Insee.En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %., dont 3,2 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU). et, 2,4 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports Voies de communication À mi-chemin entre Dammartin-en-Goële et Le Mesnil-Amelot, la D 401 traverse la rue principale du village (rue de Paris) Transports Des bus relient le village aux terminaux et gares RER et TGV de l'aéroport, situées à huit kilomètres environ. Sept lignes de bus au total traversent le village, dont trois lignes spécifiques pour les scolaires. Pour améliorer l'accès des salariés non véhiculés à la plate-forme aéroportuaire, nécessitant une desserte 24h/24, un service de bus à la demande, « Filéo » ex-Allobus, a été mis en place, n'exigeant qu'une simple réservation téléphonique jusqu'à une heure à l'avance.

Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous les formes Villanova en 1204Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France - Page 1428. ; Villeneuve sous Dammartin en 1793.

De l'oïl ville et de l'adjectif féminin nova, « neuve ».

L'hagiotoponyme caché « Dammartin » viendrait de Domnus Martinus, le nom latin de saint Martin de Tours, qui évangélisa la région au .

Histoire

Plusieurs millénaires d'occupation de lieux isolés sur le territoire sont attestés par les découvertes archéologiques, en particulier autour de la fontaine des Gallas. Le village implanté à l'ouest de la rivière Biberonne est cité dès 1138 et dans la charte d'affranchissement de 1204. Au , le clergé ouvrit sous le nom de Villes neuves des asiles ou les serfs et les vagabonds devinrent propriétaires d'une parcelle assortie de la protection juridique la plus étendue (droit de bourgeoisie) En l'année 1177, le pape Alexandre III fit au troisième concile du Latran une déclaration demeurée célèbre « Tous les chrétiens sont exempts de servitude. Ce fut pour les habitants de ces villes nouvelles un solide point d'appui afin d'établir leurs affranchissements.

Dans le département de Seine-et-Marne, outre Villeneuve-sous-Dammartin, il existe cinq autres communes dont l'origine remonte à cette époque: Villeneuve-le-Comte, Villeneuve-Saint-Denis, Villeneuve-les-Bordes, Villeneuve-aux-Asnes (Brou-sur-Chantereine) et Villeneuve-sur-Bellot.

Dans la première moitié du , les moines cisterciens de l'abbaye de Chaâlis (Oise), dotés par Louis VI et des seigneurs locaux, installent leur grange de Stains près des marais. En 1182, la seigneurie est double. Le fief de Villeneuve est à Josselin de Dammartin, vassal du comte, et Jean de Pomponne détient le fief dit de Chantilly, qui appartient en 1307 à Raoul de Chantilly puis est acquis par le comté à la suite d'un procès contre le comte de Dammartin en 1347. Unifiée, sous le nom de Chaversy, la seigneurie est vendue le à de La Roche-Guyon (Jeanne de La Roche-Guyon-Vaux ?) qui la cède trois ans plus tard à Jean de Fleury, secrétaire du roi. Son fils Gilles de Fleury lui succède, puis son gendre Jacques de Reilhac cède la seigneurie en échange à Antoine de Chabannes, comte de Dammartin, le . Le , Jean de Chabannes vend à Geoffroy de La Croix de Plancy, dont la petite-fille maternelle Isabeau Guillart, en épousant René Baillet, apporte la terre dans la maison Potier de Tresmes et de Gesvres (et Gesvres) (car sa fille Charlotte Baillet marie Louis Potier). Le est signée la vente à François Petit de Ravannes, dont la petite-fille, Anne, épouse Paulin Pondre de Guermantes. Leur nièce, Élisabeth Louise de Malide, apporte Villeneuve le à son époux Timoléon de Cossé, futur neuvième duc de Brissac. Les marais communaux situés au fond du chemin des processions (actuelle rue des Tilleuls) étaient utilisés comme pâturages communs. En 1791, ils seront partagés entre les habitants. Les trois grandes fermes seront rachetées par leurs tenanciers.

À la Révolution, le château confisqué comme bien national. Il est acquis par Théodore Bernier, cultivateur à Stains (maire du village de 1809 à 1831) puis vendu à un ancien agent de change, M. Delauney-Lemière.

Offert en 1864 à Marguerite Bellanger par l'empereur Napoléon III.

Il est reconstruit à la fin du par Maurice Hutin. Transformé en école privée, il hébergea de 1961 à 1974 le centre Thomas-More de Roger Turgis.

Roger Turgis qui enseignait l'anglais au collège oratorien de Juilly, avait créé un organisme de "Séjours et cours de vacances en Angleterre" où les jeunes étaient encadrés par des adultes et hébergés dans des familles.

Maison de retraite jusqu'en 2004 Il est aujourd'hui le siège social du groupe ECT. Le village reste rural et sa population ne s'est accrue que de 40 % en deux-cents ans.

Politique et administration Villeneuve-sous-Dammartin fait partie de l’arrondissement de Meaux.

Liste des maires

Finances locales Villeneuve-sous-Dammartin est l'une des communes de France les plus endettées dans sa catégorie des communes de 500 à habitantsDette de Villeneuve-sous-Dammartin (77230) au 31/12/2017.

Équipements et services Eau et assainissement