Halluin (en néerlandais: Halewijn) est une commune française de la Métropole européenne de Lille, située dans le département du Nord (59) en région Hauts-de-France. Halluin et ses alentours ont appartenu au comté de Flandre, au royaume de France, aux Pays-Bas espagnols et aux Pays-Bas méridionaux (en latin Belgica Regia).

Géographie Localisation vignette|gauche|Halluin dans son canton et son arrondissement.|180px Halluin est située dans la partie septentrionale de l'arrondissement de Lille à proximité de la Lys, sur la frontière franco-belge. Elle est limitrophe avec les communes françaises de Bousbecque, de Roncq et de Neuville-en-Ferrain et avec les communes belges de Wervicq, de Menin et avec l'ancienne commune belge de Rekkem en Flandre-Occidentale.Halluin est située à de Tourcoing, à de Mouscron, à de Courtrai, à de Lille, à de Roulers, à d'Ypres et à d'Armentières. Halluin est la commune française la plus proche des Pays-Bas à vol d'oiseau, 55 km.

La ville d'Halluin fait partie de la Métropole Européenne de Lille.

Communes limitrophes

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'HalluinLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Lys, la Becque de Neuville, la Meurissons Beek, la rivière la Lys, le ruisseau du Ham.

La Lys, d'une longueur de en France, prend sa source dans la commune de Lisbourg, à l'altitude de , et se jette dans l'Escaut à Gand à d'altitude. Les caractéristiques hydrologiques de la Lys sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 02:05 TU à partir des 117 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/07/2005 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint le .

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de la Tuilerie ()..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Marque Deûle ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par les bassins versants de la Marque et de la Deûle, formant une vaste cuvette sédimentaire de de long et de de large, où la pente est très faible. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la Métropole européenne de Lille.

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lesquin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Halluin est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Lille (partie française)Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération internationale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lille (partie française) comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (55,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,4 %), zones urbanisées (35,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,4 %), prairies (3,8 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Quartiers Colbras Molinel (Aussi affilié au Colbras) Molinel Colbras (ancien Colbras) Mont Fleuri Mont-Triez Cailloux (Secteur du mont d'Halluin) Les écoles Rouge porte Centre Forage Bellefontaine Les magnolias

Voies de communication et transports Voies de communication La commune est desservie par l'autoroute française A22 qui relie Lille à la Belgique et qui se poursuit par l'autoroute belge A14.

Les axes routiers les plus importants qui traversent la commune sont trois routes départementales : la route départementale 917 (ex-route nationale 17) relie Menin à Lille en passant tout d'abord par Halluin, puis par Roncq, Bondues, Marquette, Marcq-en-Barœul et La Madeleine ; la route départementale 945 relie Menin à Bousbecque ; la route départementale 191 contourne le centre-ville où elle rejoint la D 945 et la D 927.

Transports La commune était desservie par le tramway d'Armentières à Halluin, un ancien tramway à vapeur. Le la ligne R des tramways lillois, reliant Halluin à Tourcoing, est inaugurée. Le les autobus se substituent aux tramways.

La commune est desservie, en 2023, par les Lianes 4, 91 et 91 Express, par les lignes 82, 941, 944, Citadine d'Halluin et par la ligne de transport à la demande 82R du réseau Ilévia.. La ligne 84 du réseau flamand De Lijn dessert également la commune..

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Haluin en 1066; Haluwin en 1144.

Du nom de personne germanique Hailwin utilisé absolument.

En néerlandais, la ville se nomme Halewijn, Haelewyn ou HalewinCentre de Recherche généalogique Flandre-Artois en flamand occidental.

Histoire vignette|Halewijn-Halluin en 1560 Moyen Âge Le nom de Halluin, sous sa forme précoce "Hallewyn", apparaît pour la première fois dans l'acte de donation fait par Baudouin V, dit de Lille, comte de Flandre, à l'église et chapitre de Saint-Pierre de Lille en septembre 1066.

La famille seigneuriale d'Halluin (Hallwyn). eut de nombreuses alliances et de nombreux fiefs en Flandre et en France, comme Lauwe, Piennes (Peene) et Mesvillers (érigé en duché de Piennes en 1781), Capple, Roosebeke, Boesinghe, Esquelbecq, Wailly, Grandpré par achat, Maignelay (où est érigé le duché d'Halluin en 1587)...

1501 Dès le début du , les seigneurs d'Halluin sont les mêmes que ceux de Comines : les Maisons de Croy, Ligne-Croy, Hénin-Liétard et, enfin, les ducs d'Orléans. Halluin fut aussi espagnole, au , quand les Flandres passèrent aux mains des Habsbourg. En 1583, il y a la construction d'un fort à Halluin et destruction dans le conflit entre Charles de Croy et le duc Alexandre Farnèse.

Elle devint française au , étant conquise en 1686 (quelques années après la prise de Lille) par Louis XIV, qui donna son nom à un pont de la ville, et Charles de Schomberg, maréchal de France et époux d'Anne duchesse d'Halluin, devint par son mariage duc d'Halluin.

Les lois Jules Ferry instaurant les écoles publiques laïques ne se sont pas appliquées facilement à Halluin. La ville d'Halluin s'oppose au préfet qui lui demande de voter les crédits, au moyen de taxes additionnelles aux impôts si nécessaire, pour installer une école publique dans le centre ville. Le conseil municipal s'y oppose en argumentant qu'il existe déjà une école du Colbras suffisante pour accueillir les rares élèves allant dans les écoles laïques. Il demande en outre la réduction de l'indemnité de logement à payer aux instituteurs laïques, lesquels avaient fait une pétition pour obtenir un supplément de traitement, pour la ramener au même montant que pour les fonctionnaires communaux. Il considère que la loi retirant aux congrégations l'enseignement primaire au motif de leur qualité religieuse, prise sans consulter les familles ni les conseils municipaux impose à la commune des instituteurs laïques contrairement au vœu de la population. Le préfet doit prendre un arrêté le pour imposer à la municipalité de se conformer à la loi. L'affaire est relatée dans les journaux conservateurs de l'époqueLe Journal de Bourbourg et du canton de Gravelines, n° 351 du 14 novembre 1888.

Halluin se développe, notamment grâce au textile comme dans toute la région; outre les ouvriers français, on fait également appel à de la main d'œuvre belge, ce qui ne va pas toujours sans difficultés, les travailleurs belges étant parfois accusés d'accepter de travailler à des conditions inférieures à celles réclamées par les français. Le , des heurts violents opposent ouvriers français et belgesCent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, éditions la Voix du Nord, 1998, page 43.

Halluin "la rouge" fait parler d'elle en 1925 : le , des « révolutionnaires » emmenés par le maire communiste envahissent un tissage. L'industriel, considérant sa vie comme celle de sa famille menacées, met en joue les assaillantsCent ans de vie dans la région, Tome II : 1914-1939, La Voix du Nord éditions, n° hors série du 17 février 1999, p. 47.