Quesnoy-sur-Deûle est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France.

Géographie Localisation Sur l'ex-route nationale 49 (devenue en 2006 la route départementale 949), Quesnoy-sur-Deûle doit son nom au passage de la Deûle qui coupe la ville en deux.

Située à de Lille, à de la frontière belge et à de la rocade nord-ouest, cette ville présente à la fois les attraits de la ville et de la campagne.

Communes limitrophes

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le canal de la Deûle, le Courant de Rostope, la Becque de prés bévin, la Becque du Plaquet, le Grand Cabaret et divers autres petits cours d'eau.

Le canal de la Deûle est un canal, chenal navigable, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Douai et se jette dans la Lys à Deûlémont, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques du canal de la Deûle sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 11:01 TU à partir des 151 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/08/2005 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint le .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Quesnoy-sur-DeûleLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Marque Deûle ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par les bassins versants de la Marque et de la Deûle, formant une vaste cuvette sédimentaire de de long et de de large, où la pente est très faible. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la Métropole européenne de Lille.

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lesquin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Quesnoy-sur-Deûle est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Lille (partie française)Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération internationale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lille (partie française) comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (78,9 %), zones urbanisées (17,1 %), zones agricoles hétérogènes (4 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports La gare de Quesnoy-sur-Deûle était desservie par des trains TER Hauts-de-France assurant des missions entre les gares de Lille-Flandres et de Comines. La desserte ferroviaire est remplacée par des autocars depuis la fermeture de la ligne en . La gare de Deûlémont, située sur la même ligne, se trouve sur le territoire communal.

La commune est desservie, en 2023, par la Liane 90, les lignes 76, 81, 88, 902, 975, 978 et par les lignes de transport à la demande 22R, 27R et 76R du réseau Ilévia..

Toponymie Attestations anciennes : Caisnoit 1132Albert Dauzat et Charles Rostaing, Kiezenet (en Flamand) Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. . Liste Quesnay-Guesnon., De Kaisneto 1138Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume I, Librairie Droz 1990. ..

Du vieux picard caisnoi « chênaie », issu du bas latin cassinetu ou cassanetuA. Dauzat et Ch. Rostaing, Op. cité., du bas latin d'origine gauloise cassanus ou cassinus (peut-être influencé par fraxinus, frêne), suivi du suffixe latin -etum désignant un « lieu planté d'arbres appartenant à la même espèce » et qui a évolué en -oit> -oy en picard, alors qu'ailleurs dans le domaine d'oïl, il a généralement donné -ay (> français moderne -aie, d'une forme féminine -aye. cf. chênaie).

Histoire Quesnoy-sur-Deûle est située à l'écart des grandes voies gallo-romaines et médiévalesFretin C (1855) Notes historiques touchant Quesnoy-sur-Deule. Lefebvre-Ducrocq (avec Google Books)., mais sur l'unique route reliant Lille à Comines, sa voisine.

On ignore la date exacte de création du bourg ou village, mais il est cité par une bulle papale du publiée par Célestin II, qui confirme la donation par Simon (évêque de Tournai) de l'autel du Quesnoy au Chapitre de Saint-Pierre, de Lille (ce territoire relève du Diocèse de Tournai du au Concordat).

En 1230, les Seigneurs de Quesnoy sont cités dans les lettres de fondation de l'abbaye de Marquette. Le village est nommé Kezenet ou Kiezenet en flamand, la langue parlée dans la région.

La famille de/du Quesnoy reste seigneur du lieu jusqu'à la fin du puis la seigneurie passe par achat au comte de Flandre puis par donation au chapitre St Pierre de Lille (1425), par échange à Guy Guillebaut (1429) et enfin par succession aux d'Oignies (vers 1446), aux Mailly (vers 1572) puis aux Croÿ (1768).

Le , sont données à Vecca, en Castille, des lettres de chevalerie pour Louis de Mailly (Maison de Mailly), seigneur de Quesnoy-sur-DeûleAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 176, lire en ligne.

Le , des lettres de Madrid érigent en marquisat (titre de marquis) la terre et seigneurie du Quesnoy en faveur de Philippe de Mailly, seigneur du Quesnoy, descendant en ligne directe de la très ancienne et très noble famille de Mailly qui compte dans ses rangs plusieurs chevaliers des ordres de France, un grand pannetier, un grand chambellan de ce royaume et Gilles de Mailly qui portait le heaume de guerre aux funérailles du comte de Flandre Louis de MaleAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 318, lire en ligne..

Jusqu'au , Quesnoy souffre des pillages des armées françaises aux ; château et église sont brûlés en 1579.

Quesnoy doit son essor à la Deûle où pas moins de bateaux passent par an.

Lors des guerres de la Révolution française, en 1792, la ville a résisté à l'ennemi qui cherchait à l'occuper et a dû y renoncerAnnuaire statistique du département du Nord pour l'an XI de la République 1802-1803, p. 57, lire en ligne..

En 1808, on trouve à Quesnoy un dépôt de sûreté, où on enferme les petits délinquants avant leur transfert en maison d'arrêt à Lille.

Dès le , au village rural s'ajoutent de nombreuses industries (lin, huileries, brasseries, distilleries, sucrerie, tannerie…). Elles apportent une prospérité économique.

Du fait de sa position, Quesnoy a souffert des guerres, notamment celle de 1914-1918 durant laquelle la ville est détruite à 95 %. La population, qui déplore 45 morts civils, est évacuée vers des communes moins exposées en mai-, et ne reviendra pas entièrement après la guerre, d'où le long creux qui apparaît dans l'histogramme démographique. On loge la population dans des logements provisoires appelés « tonneaux » en raison de leur forme. Le , Charles Reibel, ministre des régions libérées, vient se rendre compte de la situation lors d'une visiteCent ans de vie dans la région, Tome II : 1914-1939, La Voix du Nord éditions, n° hors série du 17 février 1999, p. 42.

La ville, chef-lieu du canton jusqu'à la réforme de 2015, appartient à la communauté urbaine de Lille depuis 1966 et s'est jumelée en 1990 à Swisttal-Buschhoven en Allemagne.

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Jumelages . Depuis plus de 25 ans Quesnoy entretient des rapports avec Buschhoven, une commune proche de Bonn. Les contacts avaient d'abord été établis entre leurs corps de pompiers et musiciens. En 1990 un jumelage officiel est scellé. Entretemps, Buschhoven est rattachée au regroupement de dix communes de la vallée de la Swist qui a pris le nom de Swisttal. Situées à l'une de l'autre, les communes échangent principalement entre municipalités par le biais d'un voyage annuel de micro-délégations, dans un sens les années paires et dans l'autre les années impaires.

Équipements et services publics La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B. Elle dispose de scolaires.

Elle administre une école primaire et une école élémentaire. Sur le territoire communal se trouve également une école primaire, établissement d'enseignement privé..

Population et société Démographie