La rue Alfred-de-Vigny est une rue des 8 et arrondissements de Paris.
Situation et accès Elle commence place du Général-Brocard, au carrefour de la rue de Courcelles et de l'avenue Hoche, et se termine au 10, rue de Chazelles.
Le quartier est desservi par la ligne 2 à la station Courcelles.
Origine du nom vignette|gauche|redresse|Alfred de Vigny, par Félix Nadar. Elle a reçu le nom du poète Alfred de Vigny (1797-1863) qui, s'il a eu plusieurs adresses dans l'actuel Voir notamment « Rue d'Artois », « Rue d'Anjou »., n'a toutefois jamais habité cette rue, ni même ce quartier.
Historique La partie de cette rue située entre la rue de Courcelles et le boulevard de Courcelles a été ouverte en 1861 par les frères Pereire dans le cadre du lotissement du parc Monceau et a pris son nom actuel le .
La partie située entre le boulevard de Courcelles et la rue de Chazelles, ouverte sous le nom de « rue Fournial », a été absorbée en 1904 par la rue Alfred-de-Vigny.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : immeuble de 1906 en brique et en pierre de style néo-Louis XIII construit pour M. Favarger, y demeurant, par l’architecte BreffenvilleDemandes de permis de construire parisiens, volume 6, Archives départementales de Paris.. C’est, en 1910, l’hôtel particulier de Bertin-Mention.. 5 : immeuble de bureaux construit en 1956 par l’architecte Jean Fayeton« 5, rue Alfred-de-Vigny », sur pss-archi.eu.. Ancien siège de la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (COFACE : aujourd'hui au 1, place Costes-et-Bellonte à Bois-Colombes). En 2016, l’immeuble est acquis par la SCPI Notapierre« Paris 8e : La SCPI Notapierre acquiert le 5 rue Alfred de Vigny », Business Immo, 4 juillet 2016.. 6 : bel immeuble construit vers 1900 en style Louis XV. Le , un vol de bijoux d’un montant de 300 000 francs y est commis au premier étage dans l’appartement d’un banquier« Choisissant le moment où maîtres et domestiques étaient absents les cambrioleurs ont opéré en toute tranquillité rue A. de Vigny », Le Journal, 7 février 1936, sur RetroNews.. 7 : 8 : hôtel Menier, de style néo-première Renaissance française, construit en 1884« Demandes en autorisation de bâtir », Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 26 mars 1884, sur Gallica. par l'architecte Henri Parent pour Henri Menier, fils du fondateur du chocolat MenierJean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Le Guide du patrimoine. Paris, Paris, Hachette, 1994, 94.. « M. Henri Menier, ingénieur chimiste, avait aménagé une dépendance de sa demeure en laboratoire, ce qui ne manquait pas d'inquiéter quelque peu les autres habitants de la rue. » L'édifice s'organise autour d'une belle cour d'allure médiévale. Il comporte un grand escalier d'honneur, une vaste salle de bal de de hauteur sous plafond, dotée d'un plafond à caissons, de boiseries de chêne et de fenêtres en vitraux. La façade arrière donne sur le parc Monceau. « Un dramaturge, qui fut illustre, eut pendant bien des saisons l'habitude de pousser sa table de travail, lorsque l'été était venu, sur cette terrasse balisée par deux lionceaux en pierre : c'était […] M. François de Curel ».. Dans les années 1925, une Société pour l’élevage français du renard argenté établit son siège à cette adresse, publiant dans la presse des encarts invitant les épargnants à placer leur argent dans l’élevage de renards argentés. Il s’avère, quelque temps plus tard, que cette Société est la création d’escrocs notoires qui seront condamnés, pour ces faits, à plusieurs années de prison« Les malfaiteurs ont la partie trop belle », Le Petit Bleu de Paris, 9 juillet 1926, sur RetroNews.. En , la direction de la Sûreté nationale s’installe dans les lieux« La réorganisation de la police française », La Tribune de l’Aube, 17 novembre 1940, sur RetroNews.. Hubert de Givenchy établit sa maison de couture au rez-de-chaussée de 1952 à 1958. L'hôtel abrite aujourd'hui le Conservatoire international de musique de Paris fondé en 1925.
9 : immeuble construit en 1893 pour le dramaturge Georges Lieussou ; une réception et un bal sont organisés à l'occasion de la crémaillère le Le Voltaire, 8 mai 1894, sur RetroNews.. La famille du compositeur Reynaldo HahnAnnuaire de la Société des amis du Louvre, 1907, sur Gallica. s'y installe en 1897 et ce dernier y reçoit Marcel Proust, Catulle Mendès et Sarah Bernhardt. En 1900, l’immeuble abrite également l’ambassade de la République d’Argentine« L’Ambassade de la République d’Argentine auprès de la République Française », Paris-Buenos-Aires : revue illustrée en français et en espagnol, Paris, 1900, sur Gallica.. André Becq de Fouquières, en 1954, apporte la précision suivante : 10 : hôtel Pereire, construit entre 1879 et 1881 sur les plans de l’architecte William Bouwens van der Boijen pour Émile II Pereire (1840-1913, fils du financier et homme politique Émile Pereire). « C'est […] la branche catholique de la famille Pereire qui avait élu domicile rue Alfred-de-Vigny. Des fenêtres de la façade qui donne sur le parc Monceau, les propriétaires de l'hôtel du 10 pouvaient apercevoir, par-delà les frondaisons, la demeure des Pereire protestants, qui s'ouvre au 33, boulevard de Courcelles. (Les Pereire restés fidèles à la religion juive avaient, eux, choisi le Faubourg Saint-Honoré). » La veuve d’Émile II Pereire y meurt à l’âge de 90 ans en 1934L’Écho de Paris, 17 juin 1934, sur RetroNews.. Avant la Seconde Guerre mondiale, un certain baron von Kasper y installa le siège d'une vaste opération d'escroquerie financière. On y trouve aujourd'hui le siège de la Fondation Simone et Cino Del Duca, abritée par l'Institut de France.
14 : domicile du peintre Alexandre Cabanel de 1872 à sa mort en 1889« Cabanel », L’Univers illustré, 2 février 1889, sur RetroNews., cet hôtel a appartenu à Fernand Gavarry, ministre plénipotentiaire, directeur des affaires administratives et techniques au ministère des Affaires étrangères, qui participa à la renégociation de la Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques. Il présida également la Fédération française des échecs de 1922 à 1929. L'écrivain Abel Hermant était un hôte assidu de ses soirées. 16 : immeuble de 1901, à l'angle du boulevard de Courcelles, dont la façade est donne sur le parc Monceau. Le , le concierge de l’immeuble est réveillé par des bruits suspects : des cambrioleurs opèrent au premier étage. Prévenue, la police intervient et interpelle deux hommes qui sont, dans l’opération, blessés par balles« La double arrestation de la rue Alfred-de-Vigny », Le Petit Journal, 27 février 1926, sur RetroNews.. Becq de Fouquières écrit en 1954 :
Bâtiments détruits 4 : hôtel particulier du comte de La Béraudière (en 1910). Marie-Thérèse Brocheton, comtesse de La Béraudière, séparée de son mari, le comte Jacques de La Béraudière (1864-1949), était la maîtresse du comte Henry GreffulheAnne de Cossé-Brissac, La Comtesse Greffulhe, Paris, Perrin, coll. « Terres des femmes », 1991, 229..
Au cinéma Dans le film Rive droite, rive gauche de Philippe Labro, sorti en 1984, le financier François-René Pervillard, interprété par Bernard Fresson, habite l’hôtel Pereire, au de la rue. Dans le film Coup de chance de Woody Allen, sorti en 2023, l’intrigue se situe pour partie au 16 rue Alfred-de-Vigny.
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie . . .
Articles connexes Liste des voies du de Paris Liste des voies du arrondissement de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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