L’Osliabia (en ), est un cuirassé de la classe Peresvet construit pour la Marine impériale russe. Il doit son nom à , moine du ayant vécu à la laure de la Trinité-Saint-Serge et héros de la bataille de Koulikovo (). Au du Pacifique, l’Osliabia prend part à la guerre russo-japonaise (1904-1905). Il est le premier navire de la flotte impériale de Russie coulé le à la bataille de Tsushima.
Histoire Le , accompagné du croiseur Baïan, l’Osliabia quitte le chantier naval de la Nouvelle Amirauté, puis chacun des navires prend une route différente. Le cuirassé s'echoue dans la nuit du au , au détroit de Gibraltar. À son arrivée en Algérie des plongeurs inspectèrent le navire et découvrent des défauts sur la coque. Les réparations des faisceaux et de la fausse quille sont effectuées à La Spezia du à début . Après réparation, une fuite d'eau est découverte, l'eau filtrait au travers de la paroi interne par les rivets et les soudures du navire. Les travaux de réparations majeures sont reportés.
L’Osliabia est placé sous le commandement du contre-amiral Andreï Andreïevitch Virenius. Le , le contre-amiral attire l'attention de l'inspecteur en mécanique sur l'énorme quantité de charbon brûlé par le cuirassé, en effet l’Osliabia consommait chaque jour à l'arrêt vingt-six tonnes de charbon et en navigation jusqu'à cent quatorze tonnes, le cuirassé consommant respectivement huit et soixante-seize tonnes de charbon.
Le , l'escadron jette l'ancre à Djibouti. C'est dans ce port que le contre-amiral Virenius apprend la déclaration de guerre du Japon à la Russie. Le contre-amiral reçoit l'ordre de retourner en mer Baltique et le navire subit les réparations nécessaires en dans le port de Kronstadt. En plus des travaux prévus, le système de ventilation et le système de vise sont améliorés.
Guerre russo-japonaise Après l'achèvement des travaux, l’Osliabia est affecté à la du Pacifique en qualité de navire amiral du blindé. Ce détachement est placé sous le commandement du contre-amiral Dmitri Gustavovitch von Fölkersahm (1846-1905). Outre l’Osliabia, le détachement est composé du Grand Sissoï, du et du croiseur .
Le , la du Pacifique placée sous le commandement de l'amiral Rojestvenski quitta Libava et jette l'ancre à Tanger. L'essentiel de la flotte entreprend le contournement de l'Afrique tandis que le blindé gagne l'océan Indien par la Méditerranée, le canal de Suez et la mer Rouge. L’Osliabia rejoint le gros de la flotte au large de Madagascar. Une nouvelle fois, le cuirassé hisse le pavillon du contre-amiral von Fölkersahm.
Après avoir jeté l'ancre près des côtes malgaches, la du Pacifique traverse l'océan Indien et, après quelques jours de navigation au large des côtes indochinoises françaises, est rejointe par une placée sous le commandement du contre-amiral Nebogatov. Au cours du voyage, le contre-amiral von Fölkersahm tombe malade et décède le . Sa mort est tenue secrète, seuls les officiers du navire-amiral en ayant connaissance. L’Osliabia continue donc à battre le pavillon du contre-amiral. C'est le capitaine (grade correspondant à celui de colonel dans l'infanterie ou l'armée de l'air) Vladimir Iossifovitch Rem (1853-1905) qui prend le commandement du blindé de la du Pacifique.
Bataille de Tsushima Le , débuta la bataille de Tsushima. À , l’Osliabia et le navire amiral Kniaz Souvorov ouvrent le feu. À , à son tour, le cuirassé japonais Mikasa ouvre le feu sur le Kniaz Souvorov, devenu une cible de choix pour les artilleurs japonais. L'ordonnance de la flotte russe en une seule ligne aggrava la situation ; la vitesse des navires russes en est ralentie et l’Osliabia, presque à l'arrêt, subit les feux concentrés de cinq croiseurs de la flotte japonaise. Lorsque le cuirassé peut reprendre un peu de vitesse, les obus de moyen calibre avaient déjà ravagé ses superstructures. Tout son avant était en feu et son artillerie de chasse, y compris sa tourelle, réduite au silence. Des brèches situées au-dessus de la ligne de flottaison se prolongent vers le bas et permettent à l'eau de pénétrer dans les premier et second compartiments.
Après quinze minutes de combat, l’Osliabia prend de la gîte à bâbord et perdit son grand mât.
À , l'eau atteint les hublots. Le lieutenant Mikhaïl Pavlovitch Sabline, constatant l'impossibilité de stopper la propagation de l'eau (qui avait atteint la passerelle), rédige un rapport sur l'inéluctabilité de la fin du navire. Le commandant de l’Osliabia, le capitaine de Vladimir Iossifovitch Rem, blessé dès le début des combats, ordonne aux membres d'équipage de sauver leurs vies. Rem refuse de quitter le cuirassé. Vers , l’Osliabia coule, emportant avec lui 515 hommes. Deux cent cinquante autres sont récupérés mais 27 ne survécurent pas à leurs blessures.
Listes des marins décédés dans le naufrage de l’Osliabia Lieutenant : Fedor Mikhaïlovitch Kossinski (officier supérieur d'état-major) Capitaine : David Pokhvisnev Capitaine : Vladimir Iossifovitch Rem Capitaine : (officier d'artillerie) Sergueï Genk Lieutenant d'artillerie : Konstantin Karlovitch Tundermann Lieutenant de navigation : Ivan Diatchenko Adjudant de navigation : Viatcheslav Petrovitch Paletsky Lieutenant : Vladimir von Niedermiller Adjudant-chef : Vladimir Truveller Officier de quart : Adjudant Vassili Petrovitch Chipovalov Officier de quart : Adjudant Valéry Valerianovitch Maïkov Officier de quart : Adjudant Frederick N. Schierkenhefer Officier de quart : Adjudant Ivan Boldyrev Ingénieur principal : Nikolaï Andreïevitch Tikhany Mécanicien : Pierre Flaviantovitch Mécanicien adjoint : Gregory G. Danilenko Mécanicien adjoint : Alexeï A. Bykov Mécanicien adjoint : Anatoly G. Chevelev Semion Artiemievitch Maïstruk Basile Medvedtchouk Conseiller auprès du médecin de bord : Gregory S. Vassiliev Médecin adjoint : George Rolandovitch Bunting Constantin Antonovitch Zmatchinsky Aumônier du navire : le Père Victor Nicolas.
Commandants Dmitry Gustavovitch von Fölkersahm Vladimir Iossifovitch Rem
Notes et références
Sources C.В. Farmer, S. Molodtsov, Battleships type «Peresvet» ( «maritime Collection» № 1 pour 1998) Busch, Noel F.,The Emperor's Sword: la Russie contre le Japon à la bataille de Tsushima Tony Gibbons, The Complete Encyclopedia of Battleships and Battlecruisers V.M. Tomitch, Les Navires de guerre de la Marine Impériale de Russie (1968), vol. 1, Battleships
Liens externes
historius.narod.ru www.rustrana.ru wmk.vif2.ru rjwar1904.ucoz.ru www.ksri.ru К истории создания броненосцев российского и японского флотов накануне войны 1904-1905 гг.
Catégorie:Cuirassé de la Marine impériale de Russie Catégorie:Bateau lancé en 1898 Catégorie:Navire construit à Saint-Pétersbourg Catégorie:Navire coulé en 1905 Catégorie:Épave de la guerre russo-japonaise