, né en 1537 à Lallaing et mort le à MonsSelon d'autres sources, à Valenciennes. Cf. Jean Charles Joseph de Vegiano, Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne, Gand, Imprimerie Gyselynck, 1868, tome 3, p. 1167 tome, disponible sur Google Books, comte de Lalaing, baron d'Escornaix, seigneur de Waurin et de Flandres, est un noble des Pays-Bas, alors sous la souveraineté de Charles Quint, puis de .

Résidant principalement à Mons, Philippe de Lalaing a exercé les fonctions de grand bailli du Hainaut et de gouverneur de Valenciennes.

Biographie

Famille et formation Fils de , chevalier de l'ordre de la toison d'or et de Marguerite de Croÿ-Chimay, il a pour parrain l'empereur Charles Quint, chef de la maison de Habsbourg, aussi roi d'Espagne et seigneur des Pays-Bas, et pour marraine l'archiduchesse Marie de Hongrie, à cette époque « gouvernante »C'est-à-dire : gouverneur général des Pays-Bas. Chacune des dix-sept provinces avait un gouverneur (stathouder) sous l'autorité du gouverneur général résidant à Bruxelles..

Philippe de Lalaing fait des études à l'université de Padoue et en profite pour visiter les principales villes d'Italie : Venise, Ferrare, Bologne, Florence, Lucques, Pise, Rome, Naples, etc. Un récit de ce voyage a été fait par son ami Adrien d'Esclaibes, qui l'accompagnait.

Il devient le de Lalaing à la mort de son père, le .

Il épouse Marguerite d'Arenberg, fille ainée de Jean de Ligne. Ils auront 4 enfants : Pierre Emmanuel mort en bas âge ; Marguerite (1574-1650) qui épousera le comte Florent de Berlaymont ; François (1577-1589) ; Christine, qui épousera le comte de Bailleul, baron de Lesdain et de Saint-Martin, seigneur de Rocourt.

Carrière avant l'insurrection des Pays-Bas Gouverneur et grand bailli du comté de Hainaut, capitaine d'une , il entre en 1545 au Conseil d'État, organisme chargé d'assister la gouvernante. Il y côtoie notamment le prince Guillaume d'Orange, le leader de la noblesse néerlandaise, face aux conseillers issus d'autres contrées (Espagne, France-Comté) dirigées par Charles Quint, puis par son fils Philippe à partir de 1555 .

Il fortifie le village de Lalaing et , mais échoue dans sa tentative.

De l'insurrection (1566) à la guerre d'indépendance En 1566, après des années de tension entre les élites néerlandaises et a lieu une crise politique (affaire du Compromis des Nobles) qui débouche sur la révolte des Gueux. En , envoie aux Pays-Bas une force armée commandée par le duc d'Albe, qui devient gouverneur général. Il lance une politique de répression, avec notamment l'arrestation, puis la condamnation à mort des comtes d'Egmont et de Horn. Réfugié à l'étranger, comme de nombreux Néerlandais, Guillaume d'Orange lance en une offensive qui marque le début de la guerre de Quatre-Vingts Ans dont sortira la république des Provinces-Unies. Egmont et Horn sont exécutés en .

Philippe de Lalaing échappe à la répression et participe à l'insurrection. Il est nommé gouverneur de Valenciennes en 1574, et est général de l'infanterie des Pays-Bas en 1577-1578

Il est notamment l'interlocuteur de François d'Anjou, frère du roi de France , lorsque les États généraux des Pays-Bas cherchent un nouveau prince pour remplacer .

Un problème grave survient en janvier- du fait que Lalaing ne participe pas le à la bataille de Gembloux, qui se termine par une défaite écrasante des insurgés. Les États généraux l'accusent de désertion et révoquent son commandementCf. Erik Swart, Krijgsvolk. Militaire professionalisering en het ontstaan van het Staatse leger, 1568-1590, 2002, p. 36.

En , c'est à Mons que François proclame son soutien à l'insurrection néerlandaise et sa volonté de se mettre à son service. François d'Anjou est en effet un catholique modéré, ami du protestant Henri de Navarre, qui est l'époux de la sœur de François Marguerite (la « reine Margot »)Par la suite, un traité sera signé, le traité de Plessis-lès-Tours (1580) et François deviendra duc de Brabant et « protecteur des libertés des Pays-Bas » (1582)..

Le ralliement à (1579) En , l'unité de l'insurrection se brise : les provinces catholiques du sud (Artois, Hainaut, Douaisis, Cambrésis) forment l'union d'Arras, qui reconnaît la souveraineté de Philippe et proclame son soutien à la religion catholique. Les autres provinces forment l'union d'Utrecht, qui est fortement protestante.

Philippe de Lalaing suit ce mouvement. En 1580, il reprend sa place au Conseil d'État.

Lors de la réconciliation de la ville de Valenciennes, avec le roi d'Espagne, Philippe de Lalaing et son épouse organisent une fête religieuse et politiqueDécrite par Arthur Dinaux dans les Archives historiques du nord de la France, tome 2, p. 548)..

Mort à la suite d'une ruade de cheval le , il est inhumé dès le lendemain dans l'église de Lalaing. Son épouse, morte le , sera placée auprès de lui.

Notes et références

Ascendance

Liens externes

Catégorie:Noblesse dans les Pays-Bas méridionaux Philippe Catégorie:Décès en mai 1582 Catégorie:Décès à Mons Catégorie:Naissance en 1537