L'église Sainte-Marie-Madeleine est une église située au 59, Rue de Gand, dans le quartier du Vieux-Lille, à Lille. C'est l'ancienne chapelle des Carmes déchaussés devenue église paroissiale en 1991 après que l'église Sainte-Marie-Madeleine de la rue du Pont Neuf a été désaffectée au culte. Elle a été inscrite Monument historique en .
Histoire Isabelle d'Espagne et l'archiduc Albert d'Autriche, son mari, firent installer, en 1616, à Lille, les carmes « déchaux », soit à l'époque de la Contre-Réforme, journal paroissial lillois.. Ils acquièrent un terrain en 1620, au « Riez du château », près de la nouvelle enceinte de la Porte de Gand, afin d'y établir leur couvent, son église étant achevée en 1623. Vivant dans une extrême pauvreté, ils s'y exercèrent dans la prédication et dans l'art des conférences contradictoires pour le peuple. Le couvent était constitué de plusieurs petites maisons où chaque frères se retiraient en dehors des messes et heures d'office divin. Deux incendies (1625 et 1638) ravagèrent le couvent dont l'actuel date de 1671; Lille était alors devenue française depuis quatre ans. Quant à l'église, elle fut détruite par un incendie en 1645 mais reconstruite entre 1646 et 1669. Cette dernière fut consacrée par l'évêque de Tournai en 1676.
Pendant la Révolution, les religieux furent expulsés et leurs biens vendus au profit de l'état. Le couvent fut alors dévolu à l'armée qui en fit une réserve de son intendance; léglise abrita les canons puis fut reconvertie en écuries pour les chevaux. Les confiscations révolutionnaires furent rassemblées à l'ancien couvent des récollets, rue des Arts. En 1854, Natalie Doignies rencontra l'empereur Napoléon III, en visite à Lille, et obtint de lui que l'état lui cède le domaine. Ce fut ainsi qu'1856, les sœurs de la congrégation des Filles de l'Enfant-Jésus réinvestirent l'église mais les travaux nécessaires ne prirent fin qu'en 1858, quatre mois après le décès de la fondatrice. Les sœurs réaménagèrent l'église et installèrent des stalles dans la nef centrale et des tribunes à mi-étage dans les bas-côtés. Le couvent devint la maison-mère d'une congrégation de plus de quatre cents religieuses qui géraient des écoles, des hôpitaux, des hospices et des orphelinats dans tous le département du Nord.
L'église fut restaurée entre 1963 et 1968. Le , elle devient église paroissiale et prend le nom de Sainte-Marie-Madeleine, l'église Sainte-Marie-Madeleine de la rue du Pont Neuf ayant été désaffectée au culte en 1989.
Au début des années 2000, l'église, trop peu fréquentée, est à son tour réaménagée en lieu d'exposition permanente, la Cité de l’Évangile. Elle présente, en onze étapes, l'histoire de la foi catholique « d'Abraham à Martin Luther King ». La géante de la foi Nathalie Doignies est exposée dans l'exposition permanente.
Description
L'édifice, d'une grande sobriété, est surtout remarquable pour le retable monumental qui occupe le chœur, inspiré du tableau de Jacques Van Oost dit le Jeune, L’Enfant Jésus tendant les bras à la croix offerte par le Père, que l'on peut voir dans l'église Saint-André.
Les chapiteaux ioniques de la nef présentent des cartouches à tête d'angelot qui portent les armes du Carmel, de Jésus, Marie, Joseph et Thérése. Deux cent quarante moines sont toujours inhumés sous la chapelle.
Notes et références
Liens externes
Sainte-Marie-Madeleine (ancienne chapelle des Carmes) Marie-Madeleine (ancienne chapelle des Carmes) Catégorie:Monument historique inscrit en 1934 Lille Carmes