Annecy-le-Vieux (prononcé (ou ) ) est une ancienne commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Au , elle fusionne avec les communes d'Annecy, de Cran-Gevrier, de Meythet, de Pringy et de Seynod, pour former une nouvelle commune, nommée Annecy, de (données 2013).

Cette cité, qui s’étend au-delà des rives nord-est du lac d'Annecy, est devenue la banlieue très résidentielle de l’agglomération d’Annecy, à moins de de son centre-ville.

Au dernier recensement de , l'ancienne commune comptait .

Géographie Localisation vignette|Les monts Rampignon, Rampon et Veyrier dominant les quartiers des Barattes et des Pommaries. La superficie de la commune est de () : 50 % urbanisés avec d’espaces publics boisés, et 50 % en terres agricoles et forêts.

La commune est située sur les premiers contreforts du mont Veyrier (), sur un site de collines s’étendant entre 448 et d’altitude, en fait une ancienne langue morainique à la jonction de deux anciens grands glaciers. Elle borde le lac d'Annecy sur au sud et l’imposant torrent du Fier sur au nord.

La commune jouit d’une forêt communale de () qui est une petite partie de la forêt du Mont-Veyrier et dont sont exploités en épicéas, sapins et hêtres. Le reste est occupé par des peuplements chétifs ou inaccessibles. D'autre part elle accueille sur son territoire, quatre ensembles naturels significatifs : la partie nord-ouest de la forêt du Mont Veyrier ; le vallon, les gorges et les berges du Fier ; le bois des Glaisins ; les berges et les roselières du lac d'Annecy.

vignette|centre|upright=2|Carte légendée d'Annecy-le-Vieux dans l'agglomération d'Annecy.|alt=Vue aérienne d'Annecy

Communes limitrophes

Climat Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Semnoz, du mont Veyrier mais également des Bauges et des Bornes. Cependant, les effets y sont quelque peu atténués en raison de la présence du lac qui tempère localement le bassin annécien, bien que les hivers restent froids en raison de l'altitude de la commune. La station de référence de Météo France, pour la ville d'Annecy-le-Vieux, se situe à une altitude de sur la commune de MeythetSite officiel de Météo France - Prévisions météorologiques d'Annecy-le-Vieux.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard Paris h/an /an 15 j/an 19 j/an 13 j/an Nice h/an /an 1 j/an 31 j/an 1 j/an Strasbourg h/an /an 30 j/an 29 j/an 65 j/an Annecy-le-Vieux h/an /an 26 j/an 32 j/an 25 j/an Moyenne nationale h/an /an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l'année 2007 :

Mois J F M A M J J A S O N DTempératures maximales moyennes (°C) 3 6 9 13 18 22 24 24 21 14 8 4Températures minimales moyennes (°C) -2 -1 1 3 7 11 12 11 9 6 2 1Températures moyennes (°C) 1 2 5 9 13 17 19 18 15 10 5 2Précipitations (hauteur moyenne en mm) 74 74 74 61 71 84 66 79 79 74 89 81Source: Météo France et Météo123Base de données météo par Météo123 et Météo France

Voies de communications et transports Voies routières 52 parkings publics offraient en 2006 un total de de stationnements gratuites, auxquelles s'ajoutent des milliers de places de stationnements gratuites le long des voies publiques.

Un parking aménagé réservé aux camping-cars.

La voie rapide des Aravis qui assure la liaison entre la sortie Annecy-Nord de l'autoroute et le défilé de Dingy, entrée du massif des Bornes, longe la commune au nord.

Pistes cyclables On trouve sur la commune d'itinéraires cyclables dont la grande majorité en site propre et paysager. Il faut signaler aussi la présence de 16 garages à vélo offrant ainsi un total de 153 places.

Transport ferroviaire La gare d'Annecy est à du centre-ville.

Dans le passé, il existait une ligne ferrée de tramway vers Thônes dans le massif des Aravis. Une gare desservait alors la commune.

Transports en commun On trouve en semaine plusieurs lignes de bus de la Sibra qui irriguent la commune (1, 2, 3, 4, 5, 10, 11, 12,13, 14, 15 et , etc), et autant en soirée (M et N) que les dimanches et jours fériés (I et L).

Transports aériens Distance avec les proches aéroports : Aéroport d'Annecy Haute-Savoie Mont-Blanc à du centre-ville, Aéroport international de Genève à du centre-ville, Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry à du centre-ville.

Urbanisme vignette|Vue aérienne d'Annecy-le-Vieux dans l'agglomération.

Logement Les prix de l’immobilier sont très élevés sur cette commune : € du m (automne 2003) en moyenne pour une maison ( € le m en moyenne sur l’agglomération), selon les agents de la FNAIM.

Les taxes : habitation 2003 : 14,45 % - foncière bâtie 24,36 % - professionnelle 27,02 %.

La ville dispose entre autres de 36 hôtels pour chambres, 1 auberge de jeunesse pour 100 lits et 125 meublés de tourisme.

Exemples : Le service logement « Jeunes Act Habitat » est présent dans la ville. 5 résidences pour étudiants : Évires (130 chambres), Pré-Saint-Jean (150 chambres), Louis-Armand (176 studios), Jean-Monnet (135 studios) et Tom-Morel (174 T1, CROUS). La résidence « La Mélitte » pour les jeunes en formation, en apprentissage, stagiaires, en premier emploi des jeunes salariés et en période d'essai, propose 57 logements.

Les logements sociaux s'étendaient sur 16,34 % du parc en mars 2008 ( unités en janvier 2007 (15 % du parc) et en août 2006). La municipalité demande, d'ailleurs, systématiquement aux promoteurs privés de réaliser un minimum de logements aidés dans chaque nouveau projet.

Projets d'aménagements Prochainement des travaux importants vont permettre de mettre en valeur l'ensemble du patrimoine lacustre de la commune et permettre le côtoiement en sécurité de tous les modes de déplacement par la création d'une voie paysagère.

Voirie En 1988, le fait qu'Annecy-le-Vieux ait multiplié les artères et les espaces habités a augmenté d’autant le nombre des noms de rues qui atteint, alors, deux-cents sur le plan de la commune.

Un tiers d’entre elles a conservé et mis en valeur ces anciens noms. Mais Annecy-le-Vieux a pris le parti de grouper les nouveaux noms du reste des rues par thèmes et, parmi ceux-ci, de donner une large place à la nature :

Treize rues ont des noms d’oiseaux. Albigny donne la préférence aux oiseaux du lac : cols verts, cygnes, foulques, grèbes, mouettes et sarcelles. S’y ajoutent, égaillés dans la commune, les grives, les martinets, les merles, les mésanges, les pinsons et les rouges-gorges. La végétation est omniprésente avec : Les impasses du Bocage, des Glycines, des Rosiers ; Les allées des Cèdres, de la Clé des Champs, des Coquelicots, des Cyclamens, de la Marjolaine, des Platanes, des Sainfoins, des Tilleuls ; Les rues des Champs, des Haies Vives et du Pré d’avril ; L’avenue de Montfleury. La montagne voisine a inspiré les noms des rues du Ramponnet et des Grottes, de la route du Mont-Baron. Quatre noms ont été empruntés au Parmelan : les allées du Perthuis, de la Blonnière, du Petit-Montoir et du Grand-Montoir. Les marmottes ont une rue, les chamois et les écureuils une impasse. L’aviation est présente avec Hélène Boucher, Blériot, Guynemer et son escadrille « les cigognes », Mermoz et « l’Arc-en-Ciel », Saint-Exupéry. Les arts et les artistes sont en bonne position avec la rue des Muses, la place Gabriel-Fauré, les allées Guillaume-Apollinaire, Lamartine, Péguy, Ronsard et Villon.

Toponymie Le nom d'Annecy serait issu de celui d'une importante villa gallo-romaine, située sur le coteau d'Annecy-le-Vieux et centre d'une exploitation agricole, d'un , à la suite de l'abandon du site des Fins vers les (2000 ).. En tout cas, un grand domaine sur la colline d'Annecy-le-Vieux (devenu un royal au siècle suivant) est bien mentionné sous la forme au . ou encore au Moyen Âge, composé tardif en -acum, suffixe d'origine gauloise marquant la propriété, précédé d'un nom de personne germanique AnerīkAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit. ou Annarigus.Marie-Thérèse Morlet, NPAG, ..

Les mentions sont nombreuses dans les chartes et documents de la période médiévale, de même que les formes prises pour désigner le bourg. Ainsi, dans le cartulaire de l'abbaye de Talloires de la fin du -début du , on retrouve les formes diverses suivantes ; ; (parfois , ) ; ou encore ..

Le bourg prit le nom d'Annecy-le-Vieux à la fondation de la ville fortifiée d'Annecy-le-Neuf en 1107.

La commune se dit, en francoprovençal, In-nsi l Vyu (graphie de Conflans) ou Èneci / Ènneci (ORB).

Histoire

Préhistoire et époque gallo-romaine Des populations occupaient déjà les rives du lac d'Annecy entre -4000 et -900 et il s’agissait surtout de cultivateurs et de pêcheurs.

Les Celtes Allobroges occupèrent à leur tour les territoires des Préalpes, des montagnes de Savoie et des rives des grands lacs. Ils eurent très vite des contacts commerciaux avec les territoires « italiens ». Occupés dès -121, les Allobroges sont définitivement battus par les légions romaines en -62 et leur territoire s’ouvre à la colonisation romaine.

Les Romains s’installèrent à partir de -50 sur la rive nord du lac d’Annecy, dans la plaine des Fins, au pied du site d’Annecy-le-Vieux, et fondèrent la ville de Boutae (future Annecy), qui regroupa près de entre le ; elle occupait une position stratégique au carrefour de trois grandes voies romaines de communication (Italie, Genève, Vienne cisalpine).

À cette même époque, un propriétaire romain du nom d’Annicius — peut-être de la célèbre et puissante famille de patriciens romains, les Annici — avait une importante villa baptisée Anniciaca, située sur le coteau en contrebas du mont Veyrier, à l’emplacement actuel du chef-lieu d’Annecy-le-Vieux, d’où il dominait la plaine des Fins et le lac. Les villas romaines étaient en fait de puissantes exploitations agricoles qui pouvaient regrouper plus d’une centaine de personnes.

Période féodale Avec l’affaiblissement de l’Empire romain, de nombreuses tribus barbares déferlent à travers la Gaule. Les Burgondes occupèrent un certain temps la région et laissèrent de nombreux témoignages archéologiques, mais les trop nombreuses attaques, incendies, pillages et tueries, sonnèrent le glas pour la cité romaine de Boutae, et au la population finit par complètement abandonner la ville pour se réfugier sur les collines avoisinantes.

La villa Anniciaca accueillit de nouveaux habitants et se fortifia pour protéger sa population, tout en continuant de vivre essentiellement de l’exploitation agricole. Du , Anniciaca connut son heure de gloire, en devenant une véritable capitale rurale.

À partir de l’an 1107, la nouvelle ville fortifiée d’Annecy-le-Neuf commence à prendre de l’importance, l’ancienne Anniciaca, devenue Annecy-le-Vieux perd sa position hégémonique, et retourne à ses occupations agricoles (vigne, céréales, élevage), mais garde un certain caractère résidentiel, avec de nombreux manoirs et relais de chasse, appartenant aux nobles et aux bourgeois d’Annecy-le-Neuf.

Du à 2016 vignette|upright 0.7|Fonderie de cloches Paccard. Le caractère résidentiel de la commune va se confirmer au et au début du , lorsque de nombreux artistes viennent séjourner ou se retirer à Annecy-le-Vieux, pour créer, s’y reposer, et profiter des magnifiques vues sur le lac et les montagnes : Eugène Sue, Astolphe de Custine, John Ruskin et Gabriel Fauré, entre autres, devinrent des fidèles de la commune.

Au milieu du , sur les terrains du bas de la commune, s’installent quelques industries, dont les deux fleurons furent la minoterie Cléchet et la fonderie de cloches Paccard, qui a porté le renom d’Annecy-le-Vieux dans le monde entier. La cloche « La Savoyarde » du Sacré-Cœur à Paris a été coulée à Annecy-le-Vieux en 1891. Ce bourdon, toujours un des plus gros du monde, pèse , mesure de hauteur pour de circonférence extérieure, avec une épaisseur à la base de , et un battant de .