Catillon-sur-Sambre est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les CatillonnaisNom des habitants de la commune sur habitants.fr.. Le nom jeté des habitants est les Gueux Glorieux.

Géographie Situation Catillon-sur-Sambre est une commune française, située dans le sud du département du Nord dans les Hauts-de-France.

Géologie et relief Le village de Catillon est situé à la jonction de deux régions naturelles : le Cambrésis, terre d'openfield et de culture intensive, auquel il appartient administrativement, et l'Avesnois, pays de bocage, de forêts et d'élevage. Le sous-sol est fait de couches de calcaire du crétacé. Le village s'est construit à une altitude de environ, dans la vallée de la Selle..

Voie de communication et transports Chemin de fer du Cambrésis vignette|right|La gare du Cambrésis à Catillon En 1881, une ligne de chemin de fer à voie métrique, d'une longueur de , exploitée par la Société des Chemins de fer du Cambrésis, reliait Cambrai à Catillon via Caudry et Le Cateau-Cambrésis. Caudry était la gare principale du réseau. Le tronçon Le Cateau-Catillon fut créé en 1886 et le train arrivait à la gare de Catillon. Entre 1935 et 1955, cette ligne transporta principalement le charbon venant de Belgique par bateaux et qui, étant déchargé sur le port de Catillon, servait à alimenter les besoins en énergie des débuts de l'industrialisation du Catésis. La ligne fut démantelée fin 1955. Le tracé de cette ligne a pratiquement disparu du paysage. Le bâtiment voyageurs de la gare existe toujours, rue de la Gare, à proximité du canal.

Une locomotive Corpet-Louvet utilisée à cette époque est toujours visible au musée Irchester des chemins de fer Musée des chemins de fer d'Irchester en Angleterre.

Réseau ferré militaire allemand En 1943, afin d'approvisionner leur future base de missiles V2 située dans le Bois-l'Évêque, commune d'Ors, les Allemands construisirent un embranchement de ligne Decauville qui partait du port de Catillon vers leur base. Les wagonnets, chargés de matériel militaire, étaient tirés par un puissant loco-tracteur diesel. Les différents sabotages sur les loco-tracteurs et sur d'autres matériels ont permis que les V2 ne soient jamais assemblés dans le Bois-l'Evêque.

Transport routier La commune est traversée par l'ex-route nationale 43.

Transport fluvial La commune est traversée par le canal de la Sambre à l'Oise.

Le canal est long de et comporte 38 écluses dont trois versant Sambre et 35 versant Oise. De La Fère jusqu'au bief des Etoquies à Landrecies le canal est creusé de 1823 à 1833. De Landrecies à Hautmont, la Sambre est canalisée de 1825 à 1835.

Le canal n'est plus désormais utilisé que pour le transit de plaisance.

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Sambre canalisée, la rivière Sambre, la Sambre rive Gauche, le ruisseau du Bois de Toillon, la Briquette, la Gadelière, le Catillon-sur-Sambre, le Roteleux, le ruisseau d'Heurtebise et divers autres petits cours d'eau.

La commune est traversée à la fois par la Sambre et par le Canal de la Sambre à l'Oise. La Sambre prend sa source à d'altitude, au bois de Cartignies, entre Fontenelle et Le Nouvion, au lieu-dit La Fontaine des Pauvres.

Le Canal de la Sambre à l'Oise côtoie latéralement la Sambre jusqu'à Landrecies. Son altitude au pont de Catillon est de . Le point culminant du canal, à , se situe à Catillon, au lieu-dit Le Bois de l'Abbaye c'est la ligne de partage des eaux : en direction de Maubeuge, la Sambre descend vers la Meuse (Namur) en direction de La Fère, le canal descend vers Paris (l'Oise)..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sambre ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de la Sambre. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis modifié le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du Parc naturel régional de l'Avesnois.

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-sur-Helpe à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Catillon-sur-Sambre est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Cateau-Cambrésis, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (96,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,6 %), terres arables (42,3 %), zones urbanisées (4,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,8 %), forêts (1,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le village pourrait devoir son nom au petit château-fort édifié en 1235 au bord de la Sambre, au lieu-dit « Gourgouge », appelé en 1314 Chastillon ou petit château : château dont les archives ne font cependant pas mention. On trouve aussi les noms Castellio (1221), Casteloin (1313), Chastillon (1320, 1476), Castillon (1349). ou de Villam Castellionis ou encore de Nove terre de Castellione ultra Sambram en 1186. Histoire

Le village est une fondation épiscopale, due à Roger de Wavrin, évêque de Cambrai de 1180 à 1186. Son nom pourrait aussi être un diminutif de « Le Cateau », ville proche et qui possédait un château..

Durant la Révolution, la commune, alors nommée Catillon, est renommée Égalité-sur-Sambre.

En 1933, Catillon devient Catillon-sur-Sambre.

À la fin du , la forêt fut traversée entre Guise et Landrecies et pour rejoindre ce chemin, l'évêque de Cambrai Oger ou Roger de Wavrin (1179 à 1191) fit prolonger la route de Cambrai au Cateau, « Castellum Sanctae Mariae », en la continuant jusqu'à La Groise.

Cette route traversait la Sambre et, sur la rive ouest de la rivière, l'évêque de Cambrai fit établir, entre 1180 et 1186, un lotissement qu'il appela, en 1186, Castellio, qui fut démembré de la paroisse d'Ors. La particularité du village est son plan en damier semblable à celui des bastides du sud-ouest de la France. Sept rues orientées de l'est à l'ouest sont rigoureusement parallèles à la Grand'rue (l'ancienne Route nationale), espacées d'environ l'une de l'autre et coupées à angle droit par trois autres ruesHenri Grosset (┼): «Catillon une ville neuve inconnue», édité en 1980 par un de « Jadis en Cambrésis ». Jusqu'en 1900 la désignation des rues se faisait par leur numérotation « première », « deuxième », etc...

François campa à Catillon en 1543 en se rendant à Landrecies.

Jusqu'à la Révolution, les évêques de Cambrai possédèrent la seigneurie, la dîme et le patronage du village.

La contrebande prospérait à Castillon avant la Révolution française du fait d'une plus grande proximité de la frontière à l'époqueAnnuaire statistique du département du Nord pour l'an XI de la République 1802-1803, p. 63, lire en ligne..

L'Empereur d'Autriche François logea à Catillon en 1793.

Le , La Groise est séparée de Catillon et devient une commune à part entière. François Denise est nommé maire de la nouvelle commune. Puis en 1896, Rejet-de-Beaulieu est séparée de Catillon et devient une commune à part entière. Jusqu'en 1806, Catillon était la de l'arrondissement de Cambrai par sa population, derrière Cambrai, Le Cateau et Solesmes.

En 1931, une ligne de tramway relie Catillon à Cambrai (Société des chemins de fer du Cambrésis)Annuaire statistique du département du Nord, année 1931, p. 42-43..

Politique et administration Liste des maires

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 33,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 28,7 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 51,88 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Enseignement Catillon est rattachée à la circonscription de Cambrai / Le Cateau de l'inspection académique du Nord dans l'académie de Lille.

La commune gère l'école Albert-Goris..

Les établissements d'enseignement secondaire les plus proches sont au Cateau-Cambrésis.

Santé Un médecin et une pharmacie sont installés à Catillon. L' hôpital le plus proche est le centre hospitalier du Cateau-Cambrésis.

Cultes vignette|L'église Les Catillonais disposent d'un lieu de culte catholique : l'église de la Nativité de la Sainte Vierge. Cette église dépend de la paroisse « Notre Dame de la Fraternité en Cambrésis », rattachée à l'archidiocèse de Cambrai..

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|La mairie La mairie