Nicolas Mystikos ou Mysticus ou le Mystique (en grec , ), né en , mort le , fut patriarche de Constantinople du au , puis du à sa mort en .
Biographie
Nicolas naquit dans la péninsule italienne et devint ami avec le patriarche Photios. Il tomba en disgrâce après l'exil de Photios en 886 et se retira dans un monastère. L'empereur le rappela de sa retraite et lui conféra le titre de mystikos, une dignité désignant soit le secrétaire impérial, soit un officier de justice, soit le coiffeur de l’empereur, dernière et principale fonction occupée par Nicolas.
Le , Nicolas fut nommé patriarche. Cependant, il se brouilla avec au sujet du quatrième mariage de ce dernier avec sa maîtresse Zoé Carbonopsina. Bien qu'il acceptât avec réticence de baptiser le fruit de cette union, le futur Constantin Porphyrogénète, Nicolas défendit à l'empereur de pénétrer dans l'église, et pourrait avoir été impliqué dans la révolte d'Andronikos Doukas. Il fut démis de ses fonctions de patriarche le et remplacé par . Exilé dans son propre monastère, Nicolas considéra son renvoi comme injustifié et fit intervenir la papauté dans le débat.
Lorsque le frère de , Alexandre, monta sur le trône en , Nicolas fut rétabli dans ses fonctions de patriarche. La lutte avec les partisans d'Euthymios s'éternisa et ne s'arrêta que lorsque le nouvel empereur promulgua le « Tomos d'union » en 920. Entretemps, Alexandre était décédé en 913 après avoir déclenché une guerre avec le Premier Empire bulgare, et le jeune lui succéda sur le trône. Nicolas Mystikos prit la tête de la régence du jeune empereur, et à ce titre, dut faire face à la progression de vers Constantinople. Nicolas négocia une entente pacifique, couronna Siméon empereur des Bulgares lors d'un simulacre de cérémonie hors de Constantinople, et arrangea le mariage de la fille de Siméon avec Constantin Porphyrogénète.
Cette concession impopulaire affaiblit sa position, et en , Zoé Carbonopsina se débarrassa de Nicolas et prit sa place à la tête du conseil de régence. Elle révoqua l'entente avec Siméon, ce qui renouvela les hostilités avec la Bulgarie. Son principal partisan, Léon Phocas, ayant été écrasé par les Bulgares à la bataille d'Anchialos en 917, Zoé perdait du terrain. Minée par d'autres échecs, elle et ses sympathisants furent supplantés en 919 par l'amiral , qui maria sa fille Hélène Lécapène à et accéda finalement au trône impérial en 920. Le patriarche Nicolas se révéla l'un des principaux partisans du nouvel empereur, et se chargea de reprendre les négociations avec les Bulgares jusqu'à sa mort en 925.
En plus de ses nombreuses lettres à divers notables et dirigeants étrangers (y compris Siméon de Bulgarie), Nicolas Mystikos rédigea une homélie sur le pillage de Thessalonique par les Arabes en 904. Il était doté d'une pensée critique qui allait jusqu'à remettre en question l'autorité des citations tirées de l'Ancien Testament ainsi que la notion selon laquelle les ordres de l'empereur avaient valeur de loi non-écrite.
Notes et références
Annexes Bibliographie .
Liens externes
Nicolas01 Catégorie:Théologien chrétien du Xe siècle Catégorie:Personnalité de l'Empire byzantin du Xe siècle Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom Catégorie:Naissance en 852 Catégorie:Décès en 925 Catégorie:Patriarche du Xe siècle Nicolas 01