Sabazios (, « le Frappant, le Tonnant » en grec ancien) est un dieu thrace ou phrygien qui apparaît à Athènes vers le
Étymologie Le nom Sabazios (grec ancien Σαβάζιος) est généralement décomposé en deux éléments : -zios, élément clairement identifié comme une forme phrygienne de Zeus, dérivant de la racine indo-européenne *dyeus, qui désigne le ciel diurne et la divinité suprême. Cette racine est également à l'origine du latin deus (dieu) et du grec Zeus. L'origine du premier élément Saba- est plus débattue. Arthur Bernard Cook le rapproche d'une racine indo-européenne signifiant « croître, gonfler, être grand/fort », et il met cette valeur en relation avec la notion de puissance, grandeur, le nom signifiant alors « Zeus le Seigneur, le Grand Zeus »Arthur Bernard Cook, Zeus: A Study in Ancient Religion. vol. I: Zeus, God of the Bright Sky, vol. I, Cambridge University Press, 1914, pp. 399–401.
Origine
Le culte de Sabazios semble être en rapport avec celui de la Magna Mater, la « Grande Mère ». On célèbre en son honneur des mystères privés.
Culte
On ne connaît rien du rituel avant l'époque impériale, période où, en Italie, il est assimilé à Bacchus ou Jupiter. Son principal attribut est le serpent ; dans les Caractères, Théophraste dépeint la superstition par une personne qui invoque le dieu en trouvant un serpent inoffensif dans sa maison..Le mot grec deisdemonia, traduit par superstitieux, a un sens plus clair, se rapprochant du Toc selon LacanÉlien, Histoire des animaux, VIII, 12.Discours sur la couronne, 260Ce serpent que mentionne Théophraste, dit , est inoffensif..
Son culte, initiatique, comportait une procession au cours de laquelle les fidèles portaient et agitaient un serpent ou une main décorés de références à l'animalAristophane le mentionne, dans une comédie perdue, dans laquelle Sabazios ainsi que d'autres dieux étrangers sont traînés en justice puis chassés de la cité.. L'initié était dévêtu, et frictionné par le prêtre avec de l’argile et du son.
La divinité est représentée par une main en bronze les premiers doigts étendus, accomplissent le geste liturgique de la bénédiction ayant le pouvoir divin d'écarter l'action des puissances mauvaises, de secourir et de bénir.
L'usage suivi par les sabaziates de consacrer des mains est peut-être emprunté, par l'intermédiaire des Juifs, au rituel des temples sémitiques. Les initiés croyaient qu'après la mort, leur bon ange les conduirait au banquet des bienheureux dont les repas liturgiques présageaient sur la terre les joies éternelles..
Voir aussi
Bibliographie
Sur la couronne, commenté par H. Fleury (Hachette Livre, 1940) Nature des animaux de Claude Élien
Articles connexes Cybèle Jupiter (mythologie) Bacchus Sanctuaire d’Isis et de Mater Magna
Liens externes Le Caractère du Superstitieux, d'après Théophraste Sabazius, Daremberg et Saglio, 1877 Charles Picard, Persée : Le dieu thraco-phrygien Sabazios-Sabazius à Vichy, Revue archéologique du Centre de la France, Année 1962, 1-1, pp. 10-30 Main votive de Sabazios, Musée de Picardie, Amiens
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Divinité grecque Catégorie:Divinité romaine d'origine orientale Catégorie:Divinité liée au serpent Catégorie:Culte de Dionysos Catégorie:Divinité phrygienne Catégorie:Thraces