Tréméven () est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
L'autre commune Tréméven, située dans le département des Côtes-d'Armor, porte un nom identique mais se prononçant différemment en français ( au lieu de .). Géographie
La commune de Tréméven appartient à la communauté d'agglomération de Quimperlé Communauté.
Communes limitrophes
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie entre Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..
La Roche des Braconniers est un promontoire rocheux (migmatite) qui domine d'une cinquantaine de mètres la vallée de l'Ellé, la falaise faisant environ une dizaine de mètres. Au Haut Moyen Âge une motte castrale y fut édifiée, le site ayant des qualités défensives certaines, l'éperon rocheux cerné par la rivière n'étant accessible que par une étroite bande de terre, ce qui en fait un véritable oppidum. Plus récemment des braconniers faisaient le guet à cet endroit pour prévenir leurs complices en cas d'arrivée du garde-pêche ou du garde-chasse, d'où le toponyme.
Voies de communications et transports La commune est aujourd'hui traversée par la D 790 qui relie Quimperlé au Faouët et le long de laquelle se trouvent les principales activités économiques.
Le réseau de transport TBK qui relie les différentes villes de Quimperlé Communauté a placé une ligne urbaine allant de Tréméven à Mellac. Cette ligne passe par la gare de Quimperlé où les passagers peuvent ainsi prendre une correspondance en bus vers d'autres villes de Quimperlé Communauté ou même prendre le train.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Le territoire communal est enserré entre les cours de l'Isole et de l'Ellé. Ces deux rivières sont d'ailleurs présentes sur le logo communal. Le cours de l'Isole matérialise à l'ouest la limite entre Mellac et Tréméven tandis que le cours de l'Ellé matérialise à l'est la limite entre Arzano et Tréméven ainsi qu'entre Rédené et Tréméven. Le Donic, un affluent de l'Isole, matérialise la frontière au nord-ouest entre Querrien et Tréméven.
L'Ellé, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Glomel et se jette dans la Laïta, estuaire formé par l'Ellé et l'Isole en limite de Guidel et de Clohars-Carnoët, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de l'Ellé sont données par la station hydrologique située sur la commune d'Arzano. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:07 TU à partir des 660 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1969 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour.. La vallée de l'Ellé riveraine de la commune de Tréméven
L'Isole, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Roudouallec et se jette dans l'Ellé à Quimperlé, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de l'Isole sont données par la station hydrologique située sur la commune de Quimperlé. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 666 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1969 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le .. La vallée de l'Isole riveraine de la commune de Tréméven
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de TrémévenLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Plouay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Tréméven est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Quimperlé, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimperlé, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
+Occupation des sols en 2018 Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu8,6 %133Zones industrielles ou commerciales et installations publiques1,0 %16Terres arables hors périmètres d'irrigation26,3 %407Prairies et autres surfaces toujours en herbe4,7 %73Systèmes culturaux et parcellaires complexes33,0 %510Forêts de feuillus20,3 %314Forêts mélangées4,1 %63Forêt et végétation arbustive en mutation1,9 %30Source : Corine Land Cover.
Morphologie urbaine
Logement En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de 861 en 1999LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie..
Parmi ces logements, 91,5 % étaient des résidences principales, 3,8 % des résidences secondaires et 4,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,7 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements..
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 87,3 %, en légère hausse par rapport à 1999 (84,7 %)LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation..
Aménagements En 2018, la mairie est rénovée et modernisée pour laisser place à une médiathèque nommée "La Passerelle" qui remplaça l'ancienne bibliothèque. La mairie est quant à elle déplacée dans l'ancien presbytère qui est lui aussi rénové et modernisé. Le coût total des travaux sera d'environ , et environ ont été dépensés par la commune..
Tréméven a conservé son cimetière autour de l'église paroissiale, ce qui est assez rare désormais.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Tremenguen en 1426 (dans un aveu de la seigneurie de Quimerc'h), puis Trefmeven en 1536, Tremeguen en 1574, et enfin Tréméven à partir de 1516.
Le nom breton de la commune est Tremeven-Kemperle. Dans le dialecte breton du village, la transcription du nom est Tremeuhun (alphabet phonétique international, /tʁəmœʹyn/)Pierre Le Roux, Atlas linguistique de Basse-Bretagne, 1927..
Le nom Tréméven associe peut-être l'éponyme de saint Mewen, fondateur de l'abbaye de Saint-Méen et compagnon de saint Samson au vieux-breton tref , trève, "habitation, subdivision du bourg, mais aussi et surtout, un quartier dans un territoire donné", (cf. Tréô), remonte à un mot celte treba qui répond peut-être au latin tribus ("tribu") et sûrement au germanique qui a donné l'ag. thorp et l'al. dorf "village"Victor Henry', Lexique étymologique des termes les plus usuels du breton moderne, 1900, en bas de , .. Toutefois une autre hypothèse existe : le vocable "Tréméven" s´expliquerait non pas en référence au monastère de Saint-Méen de Gaël (Ille-et-Vilaine), mais par une association du breton « treb » (village) et du nom d´un laïque, Mewen..
Histoire
Préhistoire À Coltas une parcelle atteste l'existence d'une industrie de l´époque mésolithique ou néolithique. Outre une stèle datant de l´Âge du fer, une enceinte fossoyée existait au sud de La Garenne, lieu où furent également découvertes des haches polies , des meules et un outillage néolithique. D'autres enceintes fossoyées sont signalées à Beg ar Roz, Lande des Châtaigniers, Rosmaguer, Kergroez et Rospiriou. Du mobilier néolithique (meule, haches) a été trouvé à Loc Yvi. Un souterrain datant vraisemblablement de l'Âge du fer a été signalé à Kerlescouarn.
Moyen Âge Tréméven semble être un ancien démembrement de la vaste paroisse (plou) de Niulac ou Yuliac (de Yulacum ou domaine de Jules), d'une superficie de (son suffixe -ac montre l'origine gallo-romaine de la plebs Niulac.) qui englobait les territoires actuels des communes de Querrien, Saint-Thurien, Locunolé et TrémévenMarcel Cado, Monographie sur la commune de Querrien, Liv'Éditions, Lonrai, 1998..
Tréméven dépendait de Mellac au Moyen Âge ; le village était desservi par une chapelle, dont le nom vient de saint Mewen, fondateur du monastère de Saint-Méen et compagnon de saint Samson. Une fontaine de Saint-Meven, attestée en 1587, montre en tout cas qu'à cette date la paroisse est déjà sous le patronage de ce saint.
Un habitat médiéval déserté se situe près de la ferme de Keriquel.
Selon Jean-Baptiste Ogée en 1420 Tréméven comptait 3 manoirs : Restaudout, à Gauvin du Hilguit ; Coetauhay, à Jean Chef-du-Bois et Lancaru, au sire de Kereimer..
Temps modernes vignette|Carte de Cassini de Tréméven et des paroisses avoisinantes (1783).
En 1759 la paroisse de Tréméven devait chaque année fournir 16 hommes pour servir de garde-côtes"Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne...", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f6.image.r=Pleuven?rk=107296;4..
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Tréméven en 1778 :
Révolution française
Le presbytère de Tréméven, vendu comme bien national, est acheté en 1795 par Jacques Cambry ; sa famille le céda après la Révolution à la paroisse.
Le
La paroisse de Tréméven , supprimée lors de la Révolution française (rattachée à Saint-Colomban, puis à Sainte-Croix de Quimperlé) est rétablie lors du Concordat..
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Tréméven en 1845 :
Selon un document déposé au Corps législatif 89 des 92 conscrits de Tréméven pour la période allant de 1858 à 1867 ne savaient ni lire ni écrire..