150px|thumb| Blason des Sévérac. 150px|thumb|Blason de Déodat de CaylusRevue de l'art chrétien, Par Société de Saint-Jean, Publié par St. Augustin, Desclée, De Brouwer et Cie, 1872, v.15, p.87. . La famille de Sévérac est une famille française noble d'extraction, originaire du château de Sévérac à Sévérac dans le Rouergue, qui s'est fondue au dans la famille de Caylus.

Sa filiation qui remonte au s'est faite plusieurs fois en ligne féminine, faisant distinguer deux Maisons de Sévérac successives qui sont éteintes de nos jours.

Il a existé plusieurs fiefs du nom de en France. Il a existé plusieurs familles nobles distinctes et sans preuves de rattachement portant ce nom, dont l'une est subsistante aujourd'hui.

Origines Le château fort de Sévérac, près des sources de l'Aveyron, est le berceau d'une illustre race de chevalerie et de haut baronnage qui, après avoir subsisté avec éclat pendant la première période féodale, voit sa descendance masculine interrompue à la fin du et se greffer aux Combret-CaylusHippolyte de Barrau, Documents historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue dans les temps anciens et modernes, tome , pages 469 à 501 (de Sévérac, barons de Sévérac), Rodez, 1853-1860 (lire en ligne)..

Le défaut de chartes et de monuments historiques antérieurs à l'avènement de Hugues Capet au trône, ne nous donne qu'une connaissance traditionnelle sur les commencements de la plupart des grandes familles dans ces temps reculés. Aussi l'origine des seigneurs de Séverac se perd-elle dans l'obscurité du ; mais il est certain du moins que ces barons descendent d'une illustre et puissante race, puisque dès leur apparition sur la scène politique, on les voit figurer avec tous les caractères de puissance et de splendeur qui distinguent la noblesse de premier ordreÉtudes historiques sur le Rouergue, par Baron de Gaujal, P. Dupont, 1859, t.4, p. 119 et suivantes..

Première Maison de Sévérac 250px|thumb|Chapelle du château de Sévérac.

250px|thumb|Une face du château de Sévérac a toujours un aspect médiéval. 250px|thumb|La baronnie de Sévérac comprend en Gévaudan : la châtellenie du Recous, les paroisses d'Inos et de Saint-Georges, le bailliage de Lévejac, les paroisses de Dolan, de Saint-Préjet et des Vignes, et une partie de la paroisse de Banassac. 200px|thumb|Raimond-Bérenger III de Barcelone, beau-frère de Gui III de Sévérac.

Toutefois, c’est certainement à tort que L'histoire du Languedoc de Pierre Andoque, conseiller au présidial de Béziers, et avec lui les généalogistes de la Maison d'Arpajon, prétendent que la Maison de Sévérac, tire son origine des rois d'Aragon, comtes de BarceloneRevue d'Aquitaine et du Languedoc, 1865, v.9, p.410.. Selon Louis Moréri, les armoiries des Séverac sont celles des rois d'Aragon, dont ils sont issus. Mais la Maison de Sévérac existe en Rouergue avant que la Maison d'Aragon n’y soit possessionnéeArmorial du Pays d’Oc et Études historiques sur le Rouerque, Par Marc Antoine François Gaujal, Publié par P. Dupont, 1859, t.4, p.119 et suivantes.. Certes, les armes de la maison d'Aragon sont d'or à quatre et non à trois pals de gueules, et celles de la Maison de Sévérac sont d'argent à quatre pals de gueules, mais cela ne prouve rien. La plus ancienne Maison de Séverac descend peut-être des premiers vicomtes de Millau, qui possèdent cette vicomté avant la maison de Barcelone. Cette présomption est fondée sur ce qu'en 937, la contrée connue sous le nom de Sévéraguais fait partie de la vicomté de Millau. Plus tard, elle est encore de la mouvance des vicomtes. En 1211, Raimond III, vicomte de Turenne vers 1192, qui a pour femme Hélis de Séverac, fille de Gui, fait hommage du château de Sévérac à Pierre, roi d'Aragon, qui le reçoit comme vicomte de Millau. Certes, le doute demeure : ces armes ont fait admettre dans les lettres patentes de l'érection de la duché-pairie d'Arpajon par Louis XIV en 1650 la prétention d'une communauté d'origine entre ces princes et les SévéracAnnuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe ["puis" de la noblesse de France et d'Europe]…, (Paris), Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911). 1860 (A17), p.349 et suivantes..

En 1003, Gui de Sévérac fonde probablement l'abbaye et l’église de Saint-Sauveur de Séverac de SévéracArticle sur Sévérac-le-Château et Millau: à travers les siècles, Par Jules Artières, Publié par Laffitte Reprints, p.58.. Il est peut-être le même que celui qui est cité en 1050Études historiques sur le Rouergue, Par Marc Antoine François Gaujal, Publié par P. Dupont, 1859, t.4, p. 119.. Un château fortifié est probablement construit sur la butte de Sévérac dès les par les premiers baronsSéverac. 120px|thumb|left|Blason des premiers Canillac. 120px|thumb|left|Armoiries des Comborn, vicomtes de Turenne.

I. Déodat de Séverac, seigneur de Sévérac, figure dans une donation de Bérenger, vicomte de Millau, en 1070 à l'abbaye Saint-Victor de MarseilleRevue d'Aquitaine et du Languedoc, 1865, v.9, p.410 et Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe ["puis" de la noblesse de France et d'Europe]…, (Paris), Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911). 1860 (A17), p.349 et suivantes.. Il a deux fils, dont : IIa. Gui II de Sévérac, attesté le , fonde l'abbaye Saint-Sauveur de Séverac en 1116, ordre de Saint-Benoit, dont deux de leurs filles sont successivement abbesses. Il est marié à Aldoindie. Gui II n'a de son mariage que des filles, et Déodat II, son frère, lui succèdeRecueil de preuves, mémoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses, civiles et militaires de diverses maisons et familles nobles du royaume, Par P Louis Lainé, 1828, p.8.. L'une de ses filles, Alix, se marie à un Raymond, vicomte de Turenne IIb. Du temps de Déodat II de Sévérac, Gilbert de Gévaudan, consent, au mois de , avec son frère le comte Richard, à l'union de l'abbaye de Saint-Sauveur de Séverac, en Rouergue, fondée autrefois pour des filles par son frère Gui de Séverac, à l'abbaye de Saint-Chaffre. Cette union est faite par Déodat II, seigneur de Séverac, Ermengarde, sa femme, et leurs fils. Mais l'ordre ne règne pas longtemps dans l'abbaye de Saint-Sauveur, et Déodat II, de concert avec l'évêque de Rodez, en expulse les religieuses, le , et les fait enfermer dans un village appelé Bellas, près de SéveracArchives généalogiques et historiques de la noblesse de France, ou, Recueil de preuves, mémoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses, civiles et militaires de diverses maisons et familles nobles du royaume, Par P Louis Lainé, 1828, p.8.. L'évêque Adhémar met à leur place les Religieux de Saint-Chaffre du Puy. Il leur donne les églises de Séverac, de Gaillac et de Saint-Dalmazy, suivant la demande formulée par Déodat, son épouse et ses enfants, du consentement du vicomte de Millau. Déodat II et Guy II ont un frère, Raymond, dont la fille, Plaz de Séverac, épouse en 1147 Raymond d'Aigrefeuille. Leur descendance compte plusieurs militaires et religieux célèbres. Ce titre est doublement précieux, en ce qu'il jette quelque jour sur la famille et les biens de la maison de Séverac à celte époque reculée, et qu'il est le plus ancien monument écrit des actes de mariage dans le Rouergue. Et il laisse que la femme de Raymond de Séverac devait être de la Maison d'Anduze, du fait des terres qui viennent à Plaz de sa mère.

IIIb.Gui III de Sévérac, fils de Déodat II, en 1167, Gui signe selon Dom Vaissette, le traité entre le comte Hugues II de Rodez et le roi Alphonse II d'Aragon. Il est l’un des partisans de Raimond-Bérenger II de Provence, contre le comte Raymond V de Toulouse. Il est présent lors de la donation du comté de Melgueil par la comtesse Béatrice au comte Raymond V de Toulouse en 1172. Gui III de Séverac est présent lors de l'ouverture du testament d'Ermessinde, comtesse de Melgueil en 1176. Participant aux Guerres Baussenques, il est tué par vengeance dans une embuscade près de Montpellier le jour de Pâques, le , avec le comte Raimond-Bérenger II de Provence, qui est aussi vicomte de Gévaudan et de Melgueil, vicomte de Carlat et de Millau. Guy III n'épouse pas l'une des sept filles de Gilbert, comte de BarceloneDocumens historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue, Par Hippolyte de Barrau, 1853, p.472., mais Sibylle, fille de Gilbert de Gévaudan et Gerberge de Provence, beaux-parents de Raimond-Bérenger III de BarceloneDom Vaissette, t.III, p.56 et Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe ["puis" de la noblesse de France et d'Europe]…, (Paris), Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911). 1860 (A17), p.349 et suivantes.. Raimond-Bérenger III de Barcelone est donc son beau-frère.

IVb. Gui IV de Séverac, chevalier, confirme en 1189 la donation que son père a faite à Pierre, abbé de Bonneval, de l'église de Pierrefiche. Il vit encore en 1209 et par acte du , il donne à Déodat de Caylus, son gendre, l'usufruit du château de Saint-Gervais, diocèse de Mende, et de toutes ses dépendances. Il épouse Béatrix, héritière de la maison de Canillac, dont il n'a qu'une fille : Irdoine de SeveracDocumens historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue, Hippolyte de Barrau, 1853, p.472. qui se marie deux fois, en 1199 avec Guillaume de Rodez, fils d'Hugues et d'Agnès d'Auvergne, dont elle n'eut pas d'enfants, et vers 1209 avec Deodat de Combret, seigneur de Canillac et de Caylus, fils de Pierre, vicomte d'Eyssènes et de Marie, héritière de Caylus, dont elle eut deux filles, Guise et Beatrix, et deux fils: Deodat V de Canillac, seigneur de la Roche-Canillac, La Canourgue, qui épouse Meliore de Sainte-Urcize, qui font la suite des seigneurs de Canillac. Guy V de Séverac, marié le avec Richarde de Panat, qui suit.

Deuxième Maison de Sévérac

right|120px|thumb|Armoiries des comtes de Rodez.

120px|thumb|Blason des CaylusArmorial du Gévaudan du Vicomte de Lescure 1929 page 391..

120px|thumb|Blason des Combret.

La mère de Gui V, Irdoine de Sévérac (1185-1222) est l’héritière de la première Maison de Sévérac. La baronnie de Sévérac comprend en Gévaudan : la châtellenie du Recous, les paroisses d'Inos et de Saint-Georges, le bailliage de Lévejac, les paroisses de Dolan de Saint-Préjet et des Vignes, et une partie des paroisses de Banassac.

Irdoine devient la femme du comte Guillaume de Rodez, et a comme dot la contrée du Layssaguais. Le Pays Laissagais est situé entre la vallée de l'Aveyron, bordée par la forêt des Palanges, et le Causse de Sévérac. Le comte Guillaume de Rodez paraît avoir eu de pressants besoins d'argent. Il engage encore le à Raymond VI de Toulouse, comte du Rouergue et de Toulouse, pour le prix de 20,000 sous, plusieurs châteaux provenant de la dot de sa femme, qui s'oblige elle-même dans l'acte. Le comte décède en 1208, mais ses biens ne vont pas à Irdoine, comtesse de Rodez. Se voyant sans enfants, le comte Guillaume institue pour son héritier, en 1208, Guy II d'Auvergne, son cousin-germain, qui cède ses droits à Raymond VI de Toulouse et du Rouergue.

Néanmoins et malgré le remariage de sa mère, Gui V va toute sa vie se dire fils d'une comtesse de Rodez remariée, comtissœ quondam Ruthenœ.

Irdoine de Séverac se remarie l'année suivante avec Déodat de Caylus qui prend les nom et armes de la première Maison de Séverac et est ainsi appelé à perpétuer la descendance de cette illustre maison, comme le redit le testament d'Irdoine, comtesse de Séverac en date du .