La famille de Durat est une famille subsistante de la noblesse française d'ancienne extraction sur preuves du originaire dAuvergne et du Bourbonnais.
Histoire Gustave Chaix d'Est-Ange mentionne des personnages de ce nom depuis le mais indique que la filiation est établie par titres depuis Antoine de Durat, seigneur des Portes et d'Aleyrat en 1445Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du , tome 15, pages 214 à 217 Durat (de)..
Elle compte parmi ses membres un chambellan de Charles duc de Bourbon et connétable de France en 1515, un chevalier de l'ordre du roi par lettres de 1569, plusieurs grands baillis de Combrailles depuis 1536, des capitaines gouverneurs du château d'Auzance, trois maréchaux de camp promus à ce grade en 1756, 1767 et 1788, des colonels et autres officiers de tous grades décorés de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de Notre Dame de Mont Carmel.
Seigneurs des Portes d'Aleyrat, de Ludaix (Marcillat-en-Combraille), de Saint Mion, de Rocheneuve, Vieilles, de Lauroux et autres lieux en Combrailles, du Mazeau de La Serre, barons de la Celette et de Gouzon en Bourbonnais et dans le pays de Combrailles, noble et ancienne famille originaire d'Auvergne dont il est parlé dans l'Armorial général de France.
La Chesnaye des Bois écrit : « Quoique les anciens titres de cette famille antérieurs à ceux de 1441 et 1444 soient perdus, néanmoins il est certain que la famille de Durat était alors très ancienne et jouissait de quelque considération puisque Jean de Durat II, du nom de son arrière-petit-fils, fut fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel dans un temps où cet ordre était le premier et l'unique en France et aussi considéré que celui du Saint Esprit qui lui a été substitué ».
Le comte de Boulainvilliers fait mention de la famille de Durat comme très ancienne. Les seigneurs des Portes ont toujours pris dans les actes particuliers le titre de marquis des Portes (titre figurant dans l'acte de renouvellement de la charge de grand bailli de Combrailles par le régent en 1702Archives du château d'Auzon) et les seigneurs du Mazeau et de Buxerolle celui de comtes de Durat mais jamais dans les contrats (Cf. La Chesnaye-Desbois précité). Ces titres sont des titres de courtoisie.
Un membre de la famille de Durat a postulé aux honneurs de la Cour en mai 1789 mais sa demande, retenue, n'a pu avoir d'effet en raison du contexte. Plusieurs membres figuraient sur les listes des États- Généraux dans l'ordre de la noblesse
Le château de Durat passe ensuite entre les mains des Lestrange par le biais des successions et Antoine de Durat devient entre autres seigneurs des Portes, une maison forte située sur Mainsat qui restera 400 ans dans la famille. Une bulle papale de 1384 autorisera la construction d'une église aux Portes, des conflits importants opposant pendant des années les deux principales familles locales, Durat et La Roche-Aymon pour le droit de litre portant sur l'église de Mainsat.
La descendance est sans interruption jusqu'au père d'Antoine de Durat (1445). D'Hozier et d'autres auteurs font partir la généalogie à partir de cette date tout en faisant remarquer que la famille est une des . D'autres auteurs prennent la généalogie presque complète depuis 1230 environ. On trouve la généalogie de cette famille dans D'Hozier et dans La Chesnaye des Bois. Il existe aussi une généalogie assez complète dans les ouvrages de l'abbé Peynot et d'Ambroise Tardieu (voir les sources).
Selon des héraldistes qui ont préparé le huitième centenaire de la première croisade (16 au à Clermont-Ferrand) un membre de la famille de Durat participait à la première croisade lancée par le pape Urbain II (après l'appel de Clermont du )
Outre le château des Portes à Mainsat, les Durat sont capitaines gouverneurs des châteaux d'Auzances, Sermur, Crocq.
La famille a été admise à l'Association d'entraide de la noblesse française en 1948.
Personnalités Philibert de Durat, est maintenu par le parlement séant à Poitiers par un arrêt du , dans le . Philibert ne vivait plus le . Jean de Durat du nom, chevalier, seigneur des Portes, de Saint Mion qualifié dans plusieurs actes haut et puissant seigneur et chevalier, fut bailli du pays de Combrailles & capitaine du château d'Auzances par lettres de provisions du , écuyer et chambellan de Charles de Bourbon, capitaine de la ville d'Aigueperse par lettres de provisions du & du château de Sermur dans le pays de Combrailles dont il obtint de Louise de Savoie mère du roi François le des lettres de confirmation . Le roi François par autres lettres patentes données à Cremieu le le qualifie son cher et bien-aimé. Capitaine du château de château de Crocq il porta les armes sous les règnes de Charles VIII, Louis XII et François , les services qu'il rendit au royaume de Naples lui valurent l'office de capitaine (commandant) du château de Sermur précité. le roi François ayant été parrain d'un de ses enfants, le prénom François fut adopté à chaque génération ou presque. Jean II de Durat, puissant seigneur, seigneur des Portes, pourvu le , chevalier de l’ordre du roi par lettres du ; allié à Jacqueline de (Coligny) Saligny qu’il épousa en présence de plusieurs grands et notables seigneurs et gentilshommes le . Pourvu le de la charge de bailli du pays de Combraille et qui se distingua pendant les guerres de religion. Denis de Durat, qualifié puissant seigneur et chevalier, seigneur de Vauroux, de Laurene, de la Serre, du Mazeau et de Bussière-Vieille, capitaine du château d'Auzance, né vers 1566, se Il avait obtenu du roi Henri III le des lettres patentes qui le reconnaissait extrait et issu de race et de parents affectionnés de ce souverain. Se qualifiait Homme d'armes de la compagnie de la reine en 1611, maréchal des logis au sein d'une compagnie de cent hommes d'armes des ordonnances du roi, sous la charge de Claude de Lorraine, prince de Joinville, au titre d'un brevet que lui donna ce prince le . Au terme de ce brevet et sous l'exprès commandement du roi, il devait recevoir le premier gouvernement particulier de la Province d'Auvergne. Mort au siège de Montauban. François de Durat, avocat au parlement de Paris, reçu en 1547. Mort en 1569 et inhumé aux CordeliersHistoire du Parlement de Paris de l’avènement des rois Valois à la Mort d'Henri IV, Édouard Maugis, tome III ; Jean de Durat, chevalier, seigneur de la Serre, du Mazeau, de Bussière-Vieille et autres lieux, « comte du Mazeau ». Gilbert de Durat, qualifié puissant seigneur, chevalier, « baron de la Celette », seigneur des Portes, de Chazeaux et de Saint-Mion, avait été nommé bailli de Combrailles, par lettres de provisions des et , gentilhomme ordinaire de la chambre du roi (Henri IV) Louis de DuratArmorial général de la France, Louis-Pierre d'Hozier, 1764, qualifié puissant seigneur, « baron de Gouzon », seigneur du Mazeau, de Vaurene, de Bussière-vieille, de la Serre et de Lauroux, né en 1606, servait dans la compagnie des chevau-légers du seigneur de Bussy le , et épousa par contrat du dame Françoise de Douhet (veuve de noble Antoine Martin, président au siège présidial de Limoges), fille de noble Pierre de Douhet, « baron de Saint Pardoux », seigneur du Puymoulinier. Il fit son testament le , par lequel il voulut être enterré dans l'église de Bussière-Vieille, au tombeau de ses prédécesseurs ; Sébastien Jacques Balthazar de Durat, seigneur de Gouzon, capitaine au régiment de la reine-cavalerie, capitaine au régiment de Clermont-Tonnerre, grand bailli de Combrailles, « marquis des Portes », a fait les guerres d'Allemagne et de Flandres, s'est retrouvé au Siège de Philippsbourg (1734), à la bataille de Dettingen en 1743, à celle de bataille de Fontenoy et aux sièges de Tournay et Alh en 1745, au combat de Raucoux l'année suivante puis, à la bataille de Hastembeck et la conquête de l’électorat de Hanovre.
François de Durat, chevalier, seigneur de Bussière-Vieille, de Vaurène, de Vauchaussade, de la Serre, de Villevaleix, de la Mane, etc., mineur le , servait le , en qualité de cadet, dans le régiment des Gardes-Françaises, suivant un certificat que lui en donna le même jour François III d'Aubusson duc de la Feuillade et colonel de ce régiment, portant : . François de Durat, qualifié haut & puissant seigneur, chevalier, seigneur du Mazeau, de la Serre, de Vaurène, de Bussière-Vieille, de Fournoux, de la Mazière & de la Moutade, né le , dit le « comte de Durat », fit son testament le , par lequel il déclara qu'il vouloit être enterré dans la paroisse de la Serre, au tombeau de ses prédécesseurs, et mourut la même année, suivant un acte original du . Il avait épousé, par contrat du , Marie d'Allemaigne, morte le , fille de François d'Allemaigne, écuyer, seigneur de la Vergnière, de la Moutade, de Monclar & autres lieux, et de dame Anne Noblet de La Roche-Aymon Annet François de Durat, seigneur de la Serre, de Vauchaussade, de la Mane et de Villevaleix, mort maréchal des camps & armées du roi le . Il avait été successivement sous lieutenant, lieutenant capitaine, capitaine de grenadiers au régiment Royal-La-Marine dont il fut fait major en 1744, lieutenant colonel en 1745, avait servi avec beaucoup de distinction à la bataille de Rocoux où il fut fait brigadier à la bataille de Lauffeld ou il commanda le régiment en ces deux occasions, le colonel étant comme brigadier employé à la tête du chef de brigade. Les grâces qu'il obtint à l'une et l'autre bataille furent accompagnées de la lettre de la Cour la plus flatteuse pour le Régiment Royal-La-Marine et surtout pour lui qui le commandait. Il fut fait maréchal de camp après le siège de Bergen op Zoom en 1756. Jean-François de Durat, seigneur de Vauchaussade, né au château de Vauchaussade le , officier supérieur qui se distingua dans plusieurs batailles, participe avec son frère à la guerre d'indépendance des États-Unis, participant aux principales batailles comme la bataille de Yorktown, et devient gouverneur général de la Grenade en 1779 et rétablit les lois françaises à la suite de la reprise de l'Ile aux britanniques (Arrêt du Conseil du Roi du Recueil général des anciennes lois françaises: depuis l'an 420 jusqu'à la révolution de 1789, A. J. L. Jourdan, Decrusy, F. A. Isambert, Armet, Alphonse-Honoré Taillandier, Paris, 1822) (Liste des personnalités françaises ayant combattu lors de la guerre d'Indépendance des États-Unis), Maréchal de camp en 1788, chevalier de Saint-Louis, premier président de l'administration départementale de la Creuse en 1790, premier président du Conseil Général de la Creuse en 1800. Mort en 1830. Jean-Sébastien de Durat, gouverneur de Saint-Martin (1785-1795) (Listes des dirigeants de la partie française de Saint-Martin) initiateur de la construction du Fort Louis, de la Prison et du pont qui porte son nom (enterré à Saint-Martin); Louis de Durat, garde du corps du roi Louis XVI puis émigréGilbert Bodinier, Les gardes du corps du roi Louis XVI mort à Mittau en 1808 ; Henri de Durat de Vauchaussade, fut tué à la bataille d'Iéna en 1806; François César de Durat, capitaine d’état-major et diplomate, il assista au sacre de l'empereur russe Nicolas. En 1830 époux de Sophie Gallet de Mondragon, chevalier de la Légion d'honneur, des ordres de Charles III et de Saint Ferdinand d'Espagne. Fit la campagne d'Espagne comme capitaine d'état-major et aide de camp des généraux de Chastellux et de WallPatrice Alfred Armand de Wall (16 avril 1807-21 octobre 1884 au château de Colombier à Bligny-sur-Ouche fils de Ulrich de Wall (20 août 1768 au château de Sainte-Sabine(21)-10 juin 1838 à Paris et de Antoinette de Barbarat de Mazirot, commandant la Place de Paris.