Mané, thécel, pharès ou, selon la formulation complète, Mene, mene, Teqel, upharsin (en ), est une expression dont les lettres apparaissent sur un mur dans le chapitre 5 du Livre de Daniel, lors du festin de Balthazar. Cette inscription d'origine surnaturelle prédit la chute de Babylone.
Dans le Livre de Daniel redresse=1.2|vignette|Cette peinture de Rembrandt, Le Festin de Balthazar (1635), insiste sur la frayeur du roi. Rembrandt retranscrit les caractères hébreux sous forme de colonnes verticales alors que cette langue s'écrit de droite à gauche. National Gallery, Londres. Dans le chapitre 5 du Livre de Daniel, le roi Balthazar (ou Belshazzar) de Babylone durant un banquet arrosé, ordonne que l'on apporte les coupes d'or rapportées du Temple de Salomon à Jérusalem par son prédécesseur Nabuchodonosor IIDaniel 5:2.. Utilisant cette argenterie sacrée, le roi et sa cour « se mirent à louer les dieux d'or, d'argent, de bronze, de fer, de bois et de pierreDaniel 5:4.' ». Immédiatement, « apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent » sur les murs du palais royal les mots (Mene, mene, tekel u-PharsinLire de droite à gauche.). Les versions françaises les traduisent par « Il a été compté : une mine, un sicle et deux demi-siclesDaniel 5:25, traduction de La Bible du Semeur, International Bible Society, 1999. » ou « compté, compté, pesé, et diviséDaniel 5:25, traduction de Louis Segond. ». La mine et le sicle sont en araméen des noms de devises monétaires : mene, une mine, tekel, une graphie de shekel ou sicle, peres, la moitié d'une minenote sous Daniel 5:25, The New American Bible, 11 novembre 2002, United States Conference of Catholic Bishops..
Malgré de nombreuses demandes, aucun des conseillers ou magiciens du roi ne peut interpréter ce présage. Le roi envoya quérir Daniel, un juif exilé capturé par son père Nabuchodonosor et établi à l'époque comme « chef des mages, des magiciens, des astrologues et des devinsDaniel 5:11. ». Refusant toute récompenseDaniel 5:17., Daniel prévient le roi de son blasphème et déchiffre le texte. Le sens déchiffré par Daniel est basé sur les verbes à la voix passive correspondant au nom des mesures.
Daniel donne cette interprétation : mene signifie la fin de son règne, celui-ci s'achevant dans un jour ; tekel signifie qu'il a été pesé, et qu'il a été jugé ne faisant pas le poids ; peres que son royaume sera divisé en deux - une partie revenant aux Mèdes et la seconde aux PersesDaniel 5:26-28..
Parsin est en outre un jeu de mots sur « Perse ».
La nuit même, le roi Balthazar est assassiné (Daniel 5:30), et Darius le Mède devient roi (Daniel 6:1).
Notes et références
Annexes Bibliographie Towner, W.S. Daniel: Interpretation Commentary Atlanta 1984 Goldingay, J.E. Daniel: Word Biblical Commentary Dallas 1989 The New Oxford Annotated Bible, Revised Standard Version, Oxford University Press, 1972.
Articles connexes Livre de Daniel
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