Barthélemy Profit, né le au Lonzac (Corrèze) et mort le à La RochelleMention manuscrite sur l'acte de naissance., est un pédagogue français, artisan de la « mutualité scolaire ».
Biographie
Né de parents cultivateurs, il se montre un excellent élève. . Il effectue ses études secondaires au collège de Treignac puis entre à l'École normale d’instituteurs de Tulle.
Il devient instituteur, puis professeur en Écoles normales en Bretagne avant de débuter une carrière d'inspecteur d'enseignement primaire dans l'Isère (1904) puis à Riom (1906).
Il milite pour le développement de la « mutualité scolaire », moyen de prolonger l'école par une action sociale. Il adhère au mouvement de l'Éducation nouvelle, créé après la Première Guerre mondiale, où il présente son projet de coopérative scolaire à l'assemblée de Dijon en 1922. En 1925, sa participation à l'AG est soulignée comme suit :
Il s'attache au développement de coopératives scolaires dans sa circonscription de Saint-Jean-d'Angély (où il restera de 1909 jusqu'à sa retraite en 1929).
Célestin Freinet lui emprunte l’idée de coopération. Malgré des divergences entre eux, quant à la portée à donner aux coopératives scolaires, l'amitié entre Freinet et lui, amorcée vers 1925, durera toute leur vie.
Son concept de coopérative scolaire Selon Paul Lapie, directeur de l’enseignement primaire qui soutient le projet, l'objectif de la coopérative scolaire est « de doter l’école d’un matériel adapté aux nouvelles méthodes pédagogiques, en un mot pour la faire vivre et progresser ».
La conception de Barthélemy Profit va au-delà, car pour lui, son but est d'améliorer la vie des écoliers, mais aussi de créer un instrument éducatif permettant de former les élèves à la vie associative et à la gestion du « bien commun ».
Ainsi écrit-il : .
La coopérative scolaire constitue en définitive un moyen d’éducation morale, sociale et civique.
Ses idées sont reprises dans les Instructions officielles de 1923 qui recommandent aux maîtres du cours moyen de et ajoutent : « Sous réserve de l’approbation du maître, les écoliers seront appelés à régler eux-mêmes, par une entente concertée, certains détails de leur vie commune ». Elles figurent à nouveau dans la circulaire du qui indique que la coopérative scolaire est « un instrument d’éducation à la citoyenneté »:
À la fin de sa vie, il parle des coopératives comme de cité par Philippe Meirieu, Pédagogie : le devoir de résister, ESF, 2008.
Publications En 1911, il écrit La Mutualité nouvelle qui est couronné par le prix Fabien 1912 de l'Académie française et par l'Académie des Sciences Morales et Politiques.
En 1925, il fonde la revue L'école coopérative.
Il est l'auteur de La Coopération à l'école primaire(Prix Fabien 1923), La Coopération scolaire française et de L'éducation mutuelle à l'école(Prix Montyon 1936 de l'Académie française).
Distinctions 1923, Chevalier de la Légion d'honneur.
Bibliographie Célestin Freinet, Les coopératives scolaires, in Notre Arme, , 1925. Célestin Freinet, Les coopératives scolaires. Notes de pédagogie nouvelle révolutionnaire, in L'École émancipée, 1929. Émilie Flayol, Les coopératives scolaires françaises dues à l’initiative de M. Profit, in Pour l'ère nouvelle, , p. 288-291, 1929. Marcel Gouzil et Maurice Pigeon, Barthélemy Profit et la Coopération Scolaire Française – Une anthologie, Paris, Presses de l’OCCE, 1970. Antoine Savoye et Emmanuelle Guey, « La coopération scolaire selon Barthélemy Profit, une composante de l’Éducation nouvelle ? », Recherches & éducations, no 4, , p. 41–51
Références
Articles connexes Célestin Freinet Éducation nouvelle en France
Liens externes
Office central de la coopération à l'école
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