La rue de Provence est une voie des 8 et arrondissements de Paris.

Situation et accès vignette|redresse|gauche|La rue vue de la rue de la Chaussée-d'Antin.

Elle commence rue du Faubourg-Montmartre et se termine rue de Rome. Seule la courte portion comprise entre la rue du Havre et cette dernière rue se trouve dans le .

Ce site est desservi par les stations de métro Trinité - d'Estienne d'Orves, Le Peletier, Havre - Caumartin et Chaussée d'Antin-Lafayette.

Origine du nom vignette|gauche|redresse|Louis XVIII. Elle a reçu sa dénomination en l'honneur de Louis-Stanislas-Xavier, comte de Provence, frère de Louis XVI et roi de France en 1814 sous le nom de « Louis XVIII ».

Historique thumb|right|34 : emplacement de l'hôtel de Thélusson et son portail (1778). thumb|La rue de Provence, vers le carrefour avec la rue Drouot, en 1965.

L'ouverture de la rue de Provence a été autorisée par lettres patentes du au profit du banquier et fermier général Jean-Joseph de Laborde. Celui-ci était propriétaire de terrains situés rue d'Artois (portant le nom du frère du roi, le futur Charles X) et rue de Provence, à charge pour lui d'assurer le pavage des deux rues :

La rue recouvrait le ruisseau de Ménilmontant devenu avec la croissance de la population le Grand Égout, de de large environ. La largeur de la rue fut fixée à , dimension confirmée par deux décisions ministérielles des et .

En 1784, elle est prolongée jusqu'à la rue de l'Arcade sous le nom de « ruelle de l'Égout », de « rue de l'Égout-Saint-Nicolas » puis « rue Saint-Nicolas-d'Antin ». Le percement du boulevard Haussmann ayant fait disparaitre la partie de cette rue située à l'ouest de la rue de Rome, la partie restante prend en 1868 le nom de « rue de Provence ».

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : le , Sophie Blanchard, la veuve de l’aéronaute Jean-Pierre Blanchard s’envole en ballon du jardin Tivoli. Elle prévoit de faire partir, en plein vol, un petit parachute d’où jaillirait un feu d’artifice. Lors de la mise à feu, le ballon s’enflamme entraînant sa chute sur l’immeuble. Madame Blanchard meurt dans l’accident.. 22 (angle avec la rue Chauchat) : hôtel du reconverti par le marchand d'art Samuel Bing (1838-1905) en galerie de l'Art nouveau en fin 1895 sous le nom Maison de l'Art nouveau. L'édifice est revendu en 1904 à l'ébéniste Louis Majorelle comme salon d'exposition puis démoli en 1922. On trouve aujourd'hui à cet emplacement une poste ayant conservé la décoration extérieure..

23-25 : siège du Figaro depuis 2023. 32 : rare exemple d'immeuble de l'extrême fin du Pérouse de Montclos (dir.), , 405.. 34 : les battants de la porte seraient le seul vestige du célèbre hôtel Thellusson construit en 1778 par Claude-Nicolas Ledoux pour la veuve du banquier genevois Georges-Tobie de Thellusson.

41 : ancien siège de l'Union des femmes françaises. : immeuble construit par l’architecte Victor Bartaumieux en 1839, comme l’indique une inscription en façade. 42 : Chapelle Taitbout, église baptiste coréenneJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, 1997, , .. 44 : Barbey d'Aurevilly a vécu à cette adresse.. 57, 59 et 61 : entrées de la cité d'Antin. Cette dernière a été percée à travers l'emplacement de l'ancien hôtel de Montesson où fut organisé – à l'occasion du mariage de l'empereur avec l'archiduchesse Marie-Louise – le bal de l’ambassade d'Autriche (1810) qui se conclut par un tragique incendie . Cet incendie et sa gestion auront pour conséquence une réorganisation complète du corps des gardes-pompes, équivalent des pompiers à l'époque, en ce qui deviendra ce qui est aujourd'hui la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris. Dans les années 1900, la légation du Panama siège au 59Annuaire diplomatique et consulaire de la République française, Berger-Levrault, 1907, ..

: entrée de la voie privée avenue de Provence. : Jacques Dutronc y a habité et grandi Miguel Ruiz : Mon Paris insolite.

76 : hôtel Paris-Opéra, qui hébergeait surtout des familles sans-papiers d'origine africaine et des familles en situation de précarité. Dans la nuit du 14 au , l'incendie de l'immeuble fit 25 morts dont 11 enfants, soit l'incendie le plus meurtrier de la capitale depuis la Libération. 80 : le peintre et dessinateur Constantin Guys y vit de 1871 à 1885 ; une plaque lui rend hommage« Discours de Delphine Bürkli. Dévoilement d'une plaque en l'honneur de Constantin Guys dans le 9 », www.mairie09.paris.fr, 13 février 2018.. 122 : emplacement de l'ancienne maison close de luxe One Two Two (One-two-two = 122 en anglais) de 1924 à 1946 Petite géographie des maisons closes parisiennes Jacques Fabbri, Être saltimbanque, Robert Laffont, 1978.. .

126 : immeubles construits en 1911 par Henri Sauvage et Charles Sarrazin pour le décorateur Louis Majorelle qui y avait ses bureaux et ses ateliers. Les et servaient de hall d'exposition. Les bow-windows abritaient les services administratifs et les étages supérieurs les ateliers.

Dans la fiction Dans le roman Le Dossier n° 113 (1867) d'Émile Gaboriau, c'est au numéro 83 de la rue de Provence qu'est censée se trouver le siège de la Banque Fauvel, qui subit un vol retentissant. C'est ce qu'indique un prospectus lu par madame Pinglet dans L'Hôtel du libre échange, pièce à succès de Georges Feydeau créée en 1894. C'est dans cet hôtel que vont se retrouver madame Paillardin, monsieur Pinglet et la plupart des protagonistes de la pièce. En réalité, le numéro 220 de cette rue n'existe pas, la numération s’arrêtant bien avant. Dans le roman La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas, le personnage d’Armand Duval réside un moment dans cette rue.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie

Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Paris, Imprimerie de Vinchon, 1844-1849. Charles Lefeuve, Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, 1875 (« Rue de Provence », www.paris-pittoresque.com). Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Le Guide du Patrimoine. Paris, Paris, Hachette, 1994. Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris. arrondissement, Paris, Hachette, 1910. «Rue de Provence » sur le site wikiparis.

Articles connexes Liste des voies du de Paris Liste des voies du arrondissement de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

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