Manuel Francisco Clavero Arévalo () est un homme politique espagnol né le à Séville et mort le dans la même ville.

Il fonde le Parti social-libéral andalou (PSLA) en 1976 et devient peu après ministre adjoint pour les Régions. Il rejoint l'Union du centre démocratique (UCD) en 1978.

Nommé ministre de la Culture en 1979, il démissionne au bout de quelques mois, en 1980, et décide de créer l'Unité andalouse (UA), qui se révélera être un échec. Il quitte alors la politique et rejoint le monde universitaire.

Biographie Parcours universitaire Manuel Clavero Arévalo obtient sa licence de droit à l'université de Séville, puis passe un doctorat. En 1951, il devient professeur des universités à l'université de Salamanque, où il enseigne le droit administratif.

Il obtient un même poste à l'université de Séville trois ans plus tard. Élu doyen de la faculté de droit en 1965, il exerce cette responsabilité pendant trois ans. Il est élu recteur de l'université en 1971, et fonde pendant son mandat de quatre ans l'Institut du développement régional.

Un partisan de l'autonomie régionale Manuel Clavero Arévalo crée en le Parti social-libéral andalou, une formation libérale et régionaliste « Presentación en Sevilla del Partido Social Liberal Andaluz », El País, le . Lors du congrès constitutif qui se réunit à Séville en , il est porté à la présidence du PSLA « El Partido Social Liberal Andaluz, contra el Estado federal », El País, le .

Pour les élections constituantes du , il mène la liste de la coalition de l'Union du centre démocratique dans la province de Séville. Élu au Congrès des députés, il est nommé ministre adjoint pour les Régions. À ce titre, il défend une position politique qu'il résume par l'expression (), autrement dit que toutes les entités régionales disposent d'une autonomie interne, pas seulement la Catalogne, le Pays basque et la Galice...

Le PSLA prononce sa dissolution le suivant, afin de favoriser l'émergence d'un parti centriste unique reprenant le nom de la coalition électorale « Disolución de varios partidos integrados en UCD », El País, le .

Il est réélu député de Séville lors des élections législatives du . Il change de poste au gouvernement puisque le , il est désigné ministre de la Culture. Au sein de l'UCD, il est choisi le comme président de la fédération d'Andalousie, par 41 voix sur 45 « Manuel Clavero, presidente de UCD andaluza », El País, le . Il est réélu par 35 suffrages favorables sur 53 le suivant, son secrétaire général Francisco de la Torre étant reconduit à l'unanimité « Clavero, reelegido presidente de la UCD de Andalucía », El País, le .

Le départ de l'UCD Manuel Clavero Arévalo démissionne du gouvernement le , afin de marquer son refus de l'accord passé entre l'exécutif et le comité exécutif de l'UCD d'Andalousie concernant la procédure d'accès à l'autonomie de ce territoire « De la Cierva sustituye a Clavero y Pérez-Llorca asume las Relaciones con las Cortes », El País, le . Il quitte le parti le mois suivant « Clavero desea conservar su escaño de diputado por Sevilla », El País, le et cède la présidence de l'UCD-A au député de la province de Huelva Félix Manuel Pérez Miyares « Dimite el presidente en funciones de la UCD andaluza », El País, le . Au mois d'avril, il fait le choix de rejoindre le groupe mixte, donc de quitter le groupe parlementaire centriste « Clavero abandona el grupo parlamentario de UCD », El País, le .

Il présente son nouveau parti, l'Unité andalouse, le dans un hôtel de Séville, qu'il définit comme autonomiste, humaniste et non-marxiste « Manuel Clavero presentó Unidad Andaluza, un partido "autonomista, interclasista y no marxista" », El País, le . Il en décide la dissolution environ deux ans plus tard, en , ayant constaté l'échec des forces régionalistes aux élections législatives anticipées du « Clavero propondrá el sábado la disolución de su partido, Unidad Andaluza », El País, le .

Il retourne alors au monde universitaire et fait quelques passages par le secteur privé.

Manuel Clavero meurt le à Séville, à l'âge de « Muere Manuel Clavero Arévalo, impulsor de la España de las autonomías », Diario de Sevilla, le .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Jaime García Añoveros ; Soledad Becerril Statut d'autonomie ; Statut d'autonomie de l'Andalousie

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