Le prix du cinéma suisse ( ; ; ) est un palmarès sanctionné par des récompenses cinématographiques dont le but est la promotion de la production cinématographique suisse. Instauré en 1997, il a été remis pour la première fois en 1998 à Soleure.
Trophée Le trophée remis aux lauréats par l'Académie du cinéma suisse est le Quartz.
Le prix existe depuis 1998, mais c'est seulement depuis 2008 que le Quartz remplace le viseur que recevaient auparavant les lauréats.
Sylvie Fleury a créé le trophée de 2008 et Alfredo Häberli celui de 2009. En 2013, c'est Jean Mauboulès qui réalise le nouveau QuartzPrix du Cinéma suisse 2014 - Un peu d'histoire sur rts.ch.
Historique vignette|Ancien logo (2010).
Entre 1998 et 2008, les prix sont désignés et remis lors des Journées cinématographiques de Soleure.
Entre 2009 et 2012, les nominations sont annoncées en janvier lors des Journées cinématographiques de Soleure et les prix, nommés Quartz, sont remis en mars lors d'une soirée de Gala au palais de la culture et des congrès de Lucerne.
En 2010, pour la première fois, les Quartz sont remis par l'Académie du cinéma suisse en collaboration avec la fondation pour la promotion du cinéma suisse, Swiss Films.
Dès 2013, la cérémonie est déplacée à Genève puis en 2014 à Zurich. La cérémonie a désormais lieu par alternance annuelle dans ces deux villesLe Prix du cinéma suisse se veut plus urbain et plus proche du public, Prix du cinéma suisse, consulté le 17 février 2013.
Catégories des prix En 1998, pour la première année, seuls trois prix ont été décernés. Petit-à-petit, les catégories ont été élargies. En 2000, deux nouvelles catégories récompensant les acteurs sont introduites. Les hommes et les femmes concourent pour le même prix. Ce n'est qu'en 2008 qu'un prix est remis pour l'interprétation masculine et un autre pour l'interprétation féminine. En 2004, le Prix spécial du Jury est introduit. Ce dernier n'est pas remis chaque année et prend le nom du Prix spécial de l'Académie en 2013. En 2010, le Prix d'honneur est remis pour la première fois. Tout comme le Prix spécial du Jury, il n'est pas remis chaque année.
En 2014, il y a eu onze catégories de prix : film de fiction, documentaire, court-métrage, film d'animation ; meilleurs interprètes féminin et masculin ainsi qu'espoir du cinéma ; scénario, musique de film, photographie et le prix du meilleur montage est décerné pour la première fois. En 2016, c'est le prix du meilleur film de diplôme qui est décerné pour la première fois.
En 2020, le prix du meilleur court métrage n'est pas décerné ; l'Office fédéral de la Culture a tant durci les critères qu'il n'y a pas assez de films qui se sont qualifiés.. L'association Pro Short en avait réclamé un changement de règlement.
En 2021, le prix de la meilleure interprétation masculine n'est pas décerné, alors que le prix du meilleur son est décerné pour la première fois.
L'édition de 2022 marque le plus grand nombre de prix décernés, à savoir 13 dans une catégorie : fiction, documentaire, court-métrage, animation, film de diplôme, scénario, son, musique, photographie, montage, interprétation masculine, interprétation féminine, second rôle ; ainsi que deux prix, spécial et d'honneur, pour un total de .
Éligibilité Pour être éligible, le film doit remplir les conditions citées dans l'art. 2, al. 2 de la loi sur le cinéma, à savoir être réalisé pour l’essentiel par un auteur de nationalité suisse ou domicilié en Suisse, être produit par une personne physique domiciliée en Suisse, ou une entreprise qui y a son siège et dont les fonds propres et étrangers, ainsi que la direction sont majoritairement en main de personnes domiciliées en Suisse, et être réalisé dans la mesure du possible par des interprètes et des techniciens de nationalité suisse ou domiciliés en Suisse, et par des industries techniques établies en Suisse..
Par ailleurs, les films admis à concourir doivent avoir été sélectionnés dans le programme principal d’un festival de cinéma suisse ou d’un important festival de cinéma de l’étranger, ou exploités dans une salle suisse l'année précédant la remise du prix. Les films sélectionnés lors des Journées cinématographiques de Soleure l'année du prix sont également considérés.
En ce qui concerne les films de télévision produits de manière indépendante, ces derniers ne sont admis à concourir qu’à la condition d’avoir été exploités en salle en Suisse. De plus, un film ne peut participer qu’une fois au Prix du Cinéma Suisse.
C'est la fondation pour la promotion du cinéma suisse SWISS FILMS qui a la charge d'établir une liste des films admis à concourir. En cas de doute l’Office fédéral de la culture (OFC) décide sans appel des films admis à concourir pour l’année considéréeRèglement de nomination et de vote de l'académie 2012, Académie du cinéma suisse, consulté le 17 février 2013.
Lauréats des éditions Les nouvelles catégories introduites suivant les années sont mises en gras dans les sections annuelles du palmarès. Prix du cinéma suisse 1998 Meilleur film de fiction : Le Silence des hommes (Das Schweigen der Männer), de Clemens Klopfenstein Waalo Fendo - Là où la terre gèle, de Mohammed Soudani Meilleur documentaire : Journal de Rivesaltes 1941-1942, de Jacqueline Veuve Meilleur court métrage : Angélique, de Samir
Prix du cinéma suisse 1999 Meilleur film de fiction : F. est un salaud, de Marcel Gisler Meilleur documentaire : Die Regierung, de Christian Davi Meilleur court métrage : Pastry, Pain and Politics, de Stina Werenfels
Prix du cinéma suisse 2000 Meilleur film de fiction : Emporte-moi, de Léa Pool Meilleur documentaire : Schlagen und Abtun, de Norbert Wiedmer Meilleur court métrage : Babami Hirsizlar Caldi, de Esen Isik Meilleure interprétation : Delphine Lanza, dans Attention aux chiens, de François Christophe Marzal Meilleure interprétation dans un second rôle : Stefan Suske, dans Grosse Gefühle, de Christoph Schertenleib
Prix du cinéma suisse 2001 Meilleur film de fiction : Azzurro, de Denis Rabaglia Meilleur documentaire : Do It, de Sabine Gisiger et Marcel Zwingli Meilleur court métrage : Summertime, de Anna Luif Meilleure interprétation : Sabine Timoteo, dans L'Amour, l'Argent, l'Amour, de Philip Gröning Meilleure interprétation dans un second rôle : Bruno Ganz, dans Pain, Tulipes et Comédie (Pane e tulipani), de Silvio Soldini
Prix du cinéma suisse 2002 Meilleur film de fiction : Utopia Blues, de Stefan Haupt Meilleur documentaire : Bashkim, de Vadim Jendreyko Meilleur court métrage : La jeune fille et les nuages, de Georges Schwizgebel Meilleure interprétation : Andrea Guyer et Carol Schuler, dans Lieber Brad, de Lutz Konermann Meilleure interprétation dans un second rôle : Michael Finger, dans Utopia Blues, de Stefan Haupt
Prix du cinéma suisse 2003 Meilleur film de fiction : On dirait le sud, de Vincent Pluss Meilleur documentaire : Hirtenreise ins dritte Jahrtausend, de Erich Langjahr Meilleur court métrage : Swapped, de Pierre Monard Meilleure interprétation : Mona Fueter, dans Füür oder Flamme, de Markus Fischer Meilleure interprétation dans un second rôle : Mathias Gnädinger, dans Big Deal, de Markus Fischer
Prix du cinéma suisse 2004 Meilleur film de fiction : Mein Name ist Bach, de Dominique de Rivaz Meilleur documentaire : Mais im Bundeshuus : Le Génie helvétique, de Jean-Stéphane Bron Meilleur court métrage : L'Escalier, de Frédéric Mermoud Meilleure interprétation dans un rôle principal : Bettina Stucky, dans Meier Marilyn, de Stina Werenfels Meilleure interprétation dans un second rôle : Gilles Tschudi, dans Mein Name ist Bach, de Dominique de Rivaz Prix spécial du jury : Corinna Glaus, pour le casting d'À vos marques, prêts, Charlie !
Prix du cinéma suisse 2005 Meilleur film de fiction : Tout un hiver sans feu, de Grzegorz Zgliński Meilleur documentaire : Accordion Tribe, de Stefan Schwietert Meilleur court métrage : Chyenne, de Alexander Meier Meilleur film d'animation : Un'altra città, de Carlo Ippolito Meilleure interprétation dans un rôle principal : Roeland Wiesnekker, dans Flic ou dealer ? (Strähl), de Flurin Hendry Meilleure interprétation dans un second rôle : , dans Flic ou dealer ? (Strähl), de Flurin Hendry Prix spécial du jury : Filip Zumbrunn, pour la caméra, dans Flic ou dealer ? (Strähl)
Prix du cinéma suisse 2006 Meilleur film de fiction : Mein Name ist Eugen, de Michael Steiner Meilleur documentaire : Exit, le droit de mourir, de Fernand Melgar Meilleur court métrage : Terra incognita, de Peter Volkart Meilleure interprétation dans un rôle principal : Carlos Leal, dans Snow White, de Samir Meilleure interprétation dans un second rôle : Marthe Keller, dans Fragile, de Laurent Nègre Prix spécial du jury : Filmkollektiv Zürich, pour le film Klingenhof
Prix du cinéma suisse 2007 Meilleur film de fiction : Vitus, de Fredi M. Murer Meilleur documentaire : Das kurze Leben des José Antonio Gutierrez, de Heidi Specogna Meilleur court métrage : Feierabend, de Alex E. Kleinberger Meilleur film d'animation : Wolkenbruch, de Simon Eltz Meilleur scénario : Andrea Štaka, pour Das Fräulein Meilleure interprétation dans un rôle principal : Jean-Luc Bideau, dans Mon frère se marie, de Jean-Stéphane Bron Meilleure interprétation dans un second rôle : Natacha Koutchoumov, dans Pas de panique, de Denis Rabaglia Prix spécial du jury : l'équipe du film Nachbeben
Prix du cinéma suisse Quartz 2008 Meilleur film de fiction : Der Freund, de Micha Lewinsky Meilleur documentaire : Heimatklänge, de Stefan Schwietert Meilleur court métrage : Auf der Strecke, de Reto Caffi Meilleur scénario : Jeanne Waltz, pour Pas douce Meilleure interprétation féminine : Sabine Timoteo, dans Nebenwirkungen, de Manuel Siebenmann Meilleure interprétation masculine : Bruno Cathomas, dans Chicken mexicaine, de Armin Biehler Meilleur espoir d’interprétation : Philippe Graber, dans Der Freund, de Micha Lewinsky Prix spécial du jury : Moritz Schneider, Stress et Mich Gerber, pour la musique de Breakout, de Mike Eschmann
Prix du cinéma suisse Quartz 2009 Meilleur film de fiction : Home, de Ursula Meier Meilleur documentaire : No More Smoke Signales, de Fanny Bräuning Meilleur court métrage : Un día y nada, de Lorenz Merz Meilleur film d'animation : Tôt ou tard, de Jadwiga Kowalska Meilleur scénario : Ursula Meier et Antoine Jaccoud, pour Home Meilleure musique de film : Marcel Vaid, pour Zara, de Ayten Mutlu Saray Meilleure interprétation féminine : Celine Bolomey, dans Du bruit dans la tête, de Vincent Pluss Meilleure interprétation masculine : Dominique Jann, dans Luftbusiness, de Dominique de Rivaz Meilleur espoir d’interprétation : Kacey Mottet Klein, dans Home, de Ursula Meier Prix spécial du jury : Danilo Catti, pour la caméra de Giù le mani
Prix du cinéma suisse Quartz 2010 Meilleur film de fiction : Cœur animal, de Séverine Cornamusaz Meilleur documentaire : Die Frau mit den 5 Elefanten, de Vadim Jendreyko Meilleur court métrage : Las Pelotas, de Chris Niemeyer Meilleur scénario : Frédéric Mermoud, pour Complices Meilleure musique de film : Norbert Möslang, pour The Sound of Insects – Record of a Mummy, de Peter Liechti Meilleure interprétation féminine : Marie Leuenberger, dans Die Standesbeamtin, de Micha Lewinsky Meilleure interprétation masculine : Antonio Buil, dans Cœur animal, de Séverine Cornamusaz Meilleur espoir d’interprétation : Uygar Tamer, dans Dirty Money, de Dominique Othenin-Girard Prix spécial du jury : Stéphane Kuthy, pour la caméra de La Ferme du crime, de Bettina Oberli Prix d’honneur : Claude Goretta
Prix du cinéma suisse Quartz 2011 Meilleur film de fiction : La Petite Chambre, de Stéphanie Chuat et Véronique Reymond Meilleur documentaire : Cleveland contre Wall Street, de Jean-Stéphane Bron Meilleur court métrage : Yuri Lennon's Landing On Alpha 46, de Anthony Vouardoux