Call of Duty: World at War est un jeu vidéo de type FPS développé par Treyarch et édité par Activision sur Windows, PlayStation 3, Xbox 360 et Wii. Rebellion s'est occupé de la version PlayStation 2. Parallèlement, une version exclusive sur Nintendo DS, du fait de son format portable, a été développée par n-Space.
Treyarch, le développeur de Call of Duty 2: Big Red One et de Call of Duty 3, est chargé de ce cinquième volet. Le jeu retourne dans la Seconde Guerre mondiale sur le front Est durant les derniers jours du Reich, mais aussi, pour la première fois dans la série Call of Duty, cet opus prend place dans le Pacifique opposant les américains à l'empire du Japon.
Le jeu a également été, pour la première fois dans la série Call of Duty, déconseillé aux moins de 18 ans par le système PEGI.
Une version PlayStation 2 différente du présent jeu est sortie sous le nom Call of Duty: World at War - Final Fronts.
Trame Univers Call of Duty: World at War prend place pendant la Seconde Guerre mondiale, contrairement au titre précédent. La campagne solo (et par extension, coopérative) relate des conflits historiques de cette guerre sur deux fronts, mais les personnages et leurs histoires sont fictives. Les missions alternent les deux campagnes, cependant il n'y a pas de liens entre elles et sont indépendantes chronologiquement (c'est-à-dire que leurs histoires ne se déroulent pas exactement au même moment). Comme les autres titres de la série, la campagne fait référence aux films de guerre comme Il faut sauver le soldat Ryan ou Stalingrad.
Cet épisode se caractérise aussi par la violence et une ambiance angoissante. Ainsi, chaque théâtre présente son lot d'atrocités : en Pacifique, les soldats nippons surprennent par des pièges, camouflages et embuscades, tandis que les américains les brûlent au lance-flammes. À l'Est, les soviétiques vengeurs déferlent sur le Troisième Reich pour leur faire payer les atrocités qu'ils ont commises dans leur pays. Il y a une première introduction du gore dans la série, avec des membres qui peuvent être déchiquetés à tout moment.
Il arrive parfois de devoir faire des choix « moraux » tels que choisir entre deux façons d'exécuter des prisonniers de guerre allemands : rapidement (en leur tirant dessus) ou lentement (en les brûlant au cocktails molotov)GameTrailers ( Octobre 2008). http://www.gametrailers.com/player/40663.html. À part ce genre de scènes scriptées, le jeu propose aussi d'achever des soldats blessés qui ne peuvent plus se battre. Ces actions n'ont presque pas de conséquences sur le cours de l'histoire.
Personnages principaux Le joueur contrôle principalement deux personnages : le soldat C. Miller, un Marine américain et le camarade Dimitri Petrenko de l'armée rouge.
Le premier est accompagné du sergent Tom Sullivan, du caporal Roebuck et du soldat Polonsky. Très vite, Sullivan meurt au combat et il est remplacé par son caporal pour le reste de la campagne. Dans la version originale du jeu, l'acteur Kiefer Sutherland fait la voix de Roebuck (Patrick Bethune chargé de son doublage dans 24 heures chrono s'occupe de la version française).
Dimitri lui se lie d'amitié à Stalingrad avec le sergent Reznov (que l'on retrouvera dans Call of Duty: Black Ops), un tireur d'élite russe qui ne peut continuer dans sa fonction, blessé au combat. Plus tard, lors de la contre-attaque soviétique en Allemagne, Dimitri reste sous son aile avec un autre compatriote soviétique, le soldat Chernov. Ce dernier, bien que patriotique, est écœuré par la violence de ses camarades et son supérieur Reznov, qui lui au contraire manifeste toute sa haine envers le Troisième Reich par des actes brutaux. Reznov apprécie beaucoup Dimitri pour ses talents militaires et ses actes héroïques. Quant à Chernov, on découvre ses sentiments à l'égard de Dimitri vers la fin du jeu, qui varient en fonction des actes du joueur. Gary Oldman prête sa voix à Reznov dans la VO.
Le joueur contrôle un personnage supplémentaire pour une seule mission : l'officier marinier Locke de l'escadron Black Cat VPB-54 (US Navy) à bord d'un hydravion PBY Catalina.
Il n'existe pas d'antagonistes marquant et particuliers, mais lors d'une mission, Dimitri doit éliminer une cible bien précise : le général allemand Heinrich Amsel. Le personnage est fictif , mais inspiré sur Friedrich Paulus.
Histoire
Campagne américaine Le soldat Miller est l'un des nombreux américains à s'être engagé dans l'armée américaine après l'attaque japonaise contre Pearl Harbor. Miller et son équipe sont partis en reconnaissance sur l'atoll de Makin, mais depuis quelques jours ils n'ont plus donné signe de vie. Le , des Marine Raiders de Carlson partent pour une mission de sauvetage. Le sergent Sullivan et le caporal Roebuck n'espèrent pas le retrouver vivant, mais ils arrivent à temps avant qu'il ne soit exécuté (malheureusement pas pour son camarade qui fut torturé, et tué juste avant leur arrivée). Après le sauvetage, ils effectuent leur raid avant d'évacuer.
Deux ans plus tard, Roebuck, Sullivan et Miller se retrouvent dans une même escouade de la de Marines pour l'invasion de Peleliu. Il y a aussi de nouveaux visages comme le jeune soldat Polonsky. Le , les Marines débarquent sur l'île. Le débarquement qui était censé être assez facile à la suite de deux jours de pilonnage des côtes par les navires américains, s'est avéré plutôt chaotique. Malgré un combat difficile pour l'établissement d'une tête de pont, les Marines accomplissent leur mission. Mais lors de cet aboutissement, le sergent Sullivan y laisse sa vie, transpercé par la lame d'un katana. Roebuck le remplace et participe à la prise d'un aérodrome ennemi pour sa première mission en tant que sergent. Les Marines « nettoient » ensuite les positions de mortier ennemies. Le jour suivant, l'équipe se met en route pour le point, afin de neutraliser les pièces d'artilleries donnant sur les plages, et se trouvant dans les cavernes.
La bataille de Peleliu s'est terminé en , trois mois de plus que ce qui était prévu. Maintenant, la se dirige vers Okinawa, l'ultime rempart avant de pouvoir atteindre l'île principale du Japon. La flotte américaine se fait attaquer par des escadrons de kamikazes en cours de chemin. Le , l'officier marinier Locke patrouille dans les mers au sud d'Okinawa à bord d'un hydravion PBY Catalina. Ils y repèrent un convoi japonais qui est censé ravitailler les troupes à Okinawa. Après y avoir effectué un raid, l'escadron reçoit un appel de détresse de la part de la flotte américaine ravagée. Ils se mettent ensuite en route, et se posent sur l'eau, tentant de repêcher les survivants. L'équipage luttent contre les Zero et les patrouilleurs japonais jusqu'à l'arrivée des Corsair américains.
Le , les marines sont arrivés à Okinawa... mais c'est un enfer, comme tous les combats dans le pacifique l'ont toujours été. La pluie et la boue fatiguent les soldats. Dans l'averse, l'escouade du sergent Roebuck doit neutraliser des bunkers japonais sur la Crête de Wana. Après une dure bataille pour accomplir la mission, le major Gordon leur ordonne de prendre le château de Shuri. Il leur promet qu'après cela, ils pourront tous rentrer au pays, ce qui était à moitié vrai. Le , après avoir attendu et récupéré les ravitaillements, les Marines se lancent à l'assaut de Shuri. En progressant à travers le château, ils atteignent la cour où ils rencontrent des soldats japonais voulant se rendre. Le sergent Roebuck et le soldat Polonsky s'approchent vers eux afin de les neutraliser, mais soudain, les soldats japonais se débattent. Là, un des soldats japonais va s'accrocher sur Roebuck, en l'emportant avec lui à la grenade. . Miller demande ensuite avec Polonsky des soutiens aériens pour détruire le château (Polonsky lancera aussi des bordées d'insultes aux japonais), tout en résistant à une énorme vague d'ennemis. À la fin du combat, et sans doute de la guerre, Polonsky remet à Miller le dog tag de Roebuck.
(Le soldat Polonsky peut aussi être celui tué par les japonais).
Campagne soviétique , sur le Front soviétique , l'armée allemande ravage l'Europe... Dimitri Petrenko de la Armée Soviétique gît dans une fontaine remplie de cadavres de ses camarades, de corbeaux, et de survivants arrivant à peine à respirer. Des soldats allemands viennent inspecter le lieu en éliminant tous les survivants. Dimitri arrive à passer pour mort, à l'instar d'un certain Reznov, tireur d'élite russe traquant depuis 3 jours un général allemand : Heinrich Amsel. Cette scène est d'ailleurs largement inspirée de celle du film de Jean-Jacques Annaud. À travers un Stalingrad en ruine, ils arrivent à assassiner leur cible et échapper aux poursuivants.
3 ans passés après l'enfer de Stalingrad, les soviétiques, maintenant en position de force, ont bien l'intention de rendre la pareille au Allemands. La bataille de Seelow est le dernier combat avant de pouvoir marcher sur Berlin. Le soldat Dimitri Petrenko, maintenant affecté à la , est retenu prisonnier par les soldats allemands. Le sergent Reznov arrive alors à son secours. Il s'ensuit un assaut violent et vengeur de la part des soldats soviétiques. Tout cela se passe sous les yeux horrifiés du soldat Chernov, qui n'apprécie guère toute cette violence. Petrenko et Reznov embarquent ensuite à bord d'un char T-34, éliminant les dernières forces blindées et d'infanterie restantes sur les hauteurs de Seelow. Puis, ils prennent un wagon qui les mène au District de Pankow. La progresse à travers l'arrondissement berlinois sous les ordres du commissaire Markhov. Le lendemain, ils arrivent dans le cœur de Berlin, combattant dans ses bâtiments et ses rues. Après un rude combat dans les rues de Berlin, les russes se réfugient dans le métro afin de s'abriter des tirs de mortiers. D'autres troupes allemandes les attendaient à l'intérieur. Au fur et à mesure qu'ils progressent à travers le souterrain, ils découvrent un barrage. Tandis que le sergent Reznov essaye d'ouvrir une porte afin d'utiliser une autre issue, on entend un bruit venir depuis le fond du tunnel. Soudain, une vague emporte tout sur son passage aussi bien allemands que soviétiques...
Petrenko, Reznov et Chernov ont pu sortir vivants du métro berlinois. Le Ils doivent maintenant prendre le palais du Reichstag et y dresser le drapeau soviétique en signe de victoire. La défaite allemande face à l'armée rouge n'est effectivement qu'une question de temps. Les dernières forces nazies se battent jusqu'à la mort afin de défendre les bâtiments du palais du Reichstag et du Führerbunker. Mais les soldats soviétiques de la de fusiliers atteignent rapidement l'entrée du Reichstag. Alors que le soldat Chernov s'apprêtait à y entrer en premier, il fut carbonisé par un lance-flammes allemand (cependant, on peut penser qu'il survit d'une part parce que son nom ne disparait pas, de l'autre parce qu'il semble encore bouger). Reznov récupéra son journal, qui décrit les combats et les violences qu'ils ont traversé, et continua sa route à travers le Reichstag. Après d'intenses combats contre la garde d'honneur de la Schutzstaffel défendant le palais, ils arrivent à monter au sommet du bâtiment. Reznov donne finalement à Petrenko « l'honneur » de planter le drapeau en haut du Reichstag. Il se dirige ainsi vers la croix gammée, afin de le remplacer par celui de sa patrie. Mais soudain, un soldat allemand fait surface en lui tirant une balle. Reznov arrive alors pour le sauver, en tranchant sauvagement l'ennemi avec son énorme couteau. Petrenko s'avance ensuite, à bout de force, et plante le drapeau, marquant la victoire décisive de l'Union Soviétique sur le Troisième Reich et la fin de la guerre en Europe.
Système du jeu vignette|Le Consolidated PBY Catalina, hydravion emblématique de la Seconde Guerre mondiale, dont les opérations de reconnaissance et de combat naval rappellent les missions et véhicules pilotables intégrés au système de jeu de Call of Duty: World at War.
Système de jeu