La place Henri-Bergson est une place du de Paris.

Situation et accès De forme rectangulaire, elle est bordée au sud par la rue de Laborde et à l'ouest par l'avenue César-Caire. Le square Marcel-Pagnol occupe le centre de la place.

Le quartier est desservi par la ligne de métro 9 à la station Saint-Augustin.

Origine du nom vignette|gauche|redresse|Henri Bergson. Elle porte le nom du philosophe Henri Bergson (1859-1941).

Historique Au s’étend à l’ouest de la rue du Rocher un quartier qu’on appelle la « Petite Pologne », du nom d’une guinguette très fréquentée. À l'emplacement de la place, se trouve la voirie du nord-ouest parisien...

La place est « à peine pavée, entourée de masures et plongée dans les ténèbres pendant la nuit. Les environs [sont] un repaire de mendiants, de chiffonniers, de vagabonds, de gens sans aveu« Petite histoire des rues de Paris. Rue de l’Arcade », La Liberté, 16 mars 1912, sur RetroNews. ».

Une décision ministérielle en date du détermine l'alignement de cette voie publique. Elle est initialement entourée au nord et à l'est par la rue de la Voirie (du fait de l'ancienne voirie), à l'ouest par la rue Maison-Neuve (rue d'Astorg après 1840) et au sud par la rue des Grésillons (actuelle rue de Laborde)« Place Henri-Bergson », sur le site de la Ville de Paris, www.v2asp.paris.fr..

Le , la voie est renommée place de Laborde (ou Delaborde), en même temps que la rue contiguë, en l'honneur d'Alexandre de Laborde (1773-1842), préfet de la Seine.

La première mention relevée dans la presse de la place de Laborde date de 1839Journal des débats politiques et littéraires, 1839, sur RetroNews..

En 1852, le préfet publie une ordonnance concernant l’ouverture et la police du « marché de comestibles » de la place de LabordeLe Moniteur universel, 22 janvier 1852, sur RetroNews., destiné à porter « aux habitants pauvres de ce quartier excentrique les avantages de l’abondance et du bon marchéLe Constitutionnel, 11 juin 1852, sur RetroNews. ». Ce marché ouvre le et se tient deux fois par semaine, le mardi et le vendrediLe Siècle, 22 janvier 1852, sur RetroNews..

En 1859, le percement de l'avenue Portalis (actuelle avenue César-Caire) à l'emplacement de la rue d'Astorg à l'ouest de la place est déclaré d'utilité publique..

En 1860, le conseil municipal approuve le projet d’établissement d’un square sur la place dans la limite d’une dépense de . La fontaine, alors installée au centre de la place, doit être transportée à l’extrémité orientale du square, « au centre d’un bassin de roche et de verdure ». Lors de l’ouverture du boulevard Malesherbes, la place doit subir un important abaissementLa France nouvelle, 2 septembre 1860, sur RetroNews..

En 1861, « depuis la place de la Madeleine jusqu’à celle de Laborde, dix-sept maisons, dont quelques-unes grandes comme des cités, sont terminées ou en voie de construction, et sur la place de Laborde, cinq hôtels sont déjà en partie habitésLe Siècle, 1861, sur RetroNews. ».

En 1864, la place, « qu’encombraient depuis longtemps des matériaux de construction », est déblayée. Il est prévu d’édifier une halle en fer à la place du marché provisoire qui y est établi« Nouvelles diverses », Le Siècle, 5 octobre 1864, sur RetroNews. et de démolir la petite chapelle de la place, celle-ci étant désormais remplacée par la crypte de l’église Saint-Augustin« Nouvelles diverses », Le Siècle, 3 mai 1864, sur RetroNews..

En 1900, il est question de supprimer le square et de construire sur son emplacement la mairie du huitième arrondissement. Cette annonce provoque une forte émotion parmi les habitants du quartier, qui ont l’habitude de venir y chercher, avec leurs enfants, « l’air dont ils manquent absolument dans leurs demeures étroites et insuffisamment aéréesLa République française, 14 avril 1900, sur RetroNews. ».

En , la statue de Déroulède est inaugurée sous une pluie battante par le garde des sceaux Louis Barthou en présence de nombreuses personnalités du monde politique et littéraire. La cérémonie est précédée d’une messe en l’église Saint-Augustin et suivie d’une réunion dans la « nouvelle salle Pleyel« La statue de Déroulède a été inaugurée par M. Louis Barthou », Bonsoir, 22 novembre 1927, sur RetroNews. ».

La place prend son nom actuel en 1946 « Des rues changent de nom », La Croix, 28 novembre 1946, sur RetroNews..

Un parc de stationnement souterrain est aménagé sous la place en 1969 et une fontaine en fonte installée en son centre, mais cette dernière sert de vasque à fleurs.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|redresse|Statue de l’écrivain Paul Déroulède. vignette|redresse|12 bis et 12, vus du square. vignette|redresse|Plaque sur le domicile de Curnonsky au de la place. Le square accueille une statue de l'écrivain Paul Déroulède (1846-1914) réalisée par le sculpteur Paul Landowski. En 1927, une première statue en pierre est érigée mais celle-ci est endommagée, en 1934, par deux objecteurs de conscience. Elle est alors remplacée, la même année, par une statue en bronze mais légèrement modifiée : la nouvelle statue a la main ouverte alors que le modèle originel tendait un poing ferméMarcel Aymé, « Poing tendu et main ouverte », Marianne, 21 novembre 1934, sur RetroNews.. Pendant l'Occupation allemande le bronze est fondu. La statue est remplacée en 1949 par une copie en bronze« Square Marcel Pagnol », paris1900.lartnouveau.com, consulté le 28 novembre 2020.« À nos grands hommes », consulté le 28 novembre 2020.. André Becq de Fouquières écrit : 12 : c'est pour l'inauguration de cet immeuble, en , qu'a été composée l'Ode à la Musique d'Emmanuel Chabrier, sur un poème d'Edmond Rostand. Cette cantate dont le titre complet est Ode à la musique, pour l'inauguration de la maison d'un ami, à Jules Griset, y a été créée à cette date pour la première fois, au étage, dans le salon musical de Jules et Marguerite Griset. Cet immeuble a aussi accueilli a la même époque le salon musical de Félix et Sarah Lévy, puis, un peu plus tard, celui de Pierre et Denyse Favareille (au étage également). L'homme d'affaires Émile Hermès y est décédé en 1951. 12 bis : immeuble de 1889 construit par l’architecte Charles GiraultDictionnaire des noms d’architectes des constructions élevées à Paris aux . Période 1876-1899, 1990 .. Le y est donnée « une très brillante soirée musicale et dramatique » chez le docteur Reynier pour l’inauguration « de son magnifique hôtelLa Presse musicale, 15 mai 1891, sur RetroNews. ». C'est aujourd'hui le siège de Radio Classique. 14 : Paul-Jean Toulet (1867-1920), écrivain et poète y habita. Son ami le gastronome Curnonsky avait son appartement dans le même immeuble et y mourut le lorsque, pris d'un malaise, il « tomba » de la fenêtre du troisième étage. ; l'industriel Louis Renault (1877-1944), inventeur, pilote de course, fondateur de la marque automobile Renault, y est né, à l'époque de ce qui était la place de LabordeVoir l'acte de naissance de Louis Renault dans l'article qui est consacré à cette personnalité.Emmanuel Chadeau, Louis Renault, Plon, 1997, sur Gallica.. l’actrice Nicole de Rouves (1906-1950) demeure à cette adresse en 1932« Une artiste de cinéma tente de s’empoisonner dans sa voiture, au Bois », Le Journal, 2 octobre 1932, sur RetroNews.. 18, au croisement avec l'avenue César-Caire : hôtel du duc de Gadagne en 1910 (en 1868, propriété du baron et de la baronne JoestLe sport, 5 juillet 1868.) ; surélevé. Centre médical COSEM.

La place dans la littérature En 1846-1847, Honoré de Balzac, dans La Cousine Bette, décrit ainsi le quartier : En 1894, l’écrivain Ponson du Terrail donne la description suivante de la place dans son roman-feuilleton Les Exploits de Rocambole :

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . . . .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

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