Fontaine-Fourches est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Géographie Localisation Fontaine-Fourches est la commune francilienne la plus éloignée du centre de Paris (environ ).

La commune est à la frontière de trois régions : l'Île-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté et le Grand-Est.

communes limitrophes

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Fontaine-Fourches.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de sept cours d'eau référencés : l'Orvin, , consulté le ., qui prend sa source à Saint-Lupien (Aube) et se jette dans la Seine à Villiers-sur-Seine (Seine-et-Marne), ainsi que : un bras de , consulté le . ; un bras de , consulté le . ; le cours d'eau 01 de la commune de Fontaines-Fourches, long de , consulté le ., affluent de l'Orvin ; le canal 01 des Rochères, long de , consulté le ., conflue avec l’Orvin ; le fossé 01 de Champsouchard, long de , consulté le . ; le fossé 01 de la Planchotte, long de , consulté le .. La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .

Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie..

La commune fait partie du SAGE « Bassée Voulzie », en cours d'élaboration en . Le territoire de ce SAGE concerne dont 73 en Seine-et-Marne, 50 dans l'Aube, 15 dans la Marne et 6 dans l'Yonne, pour une superficie de .. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par Syndicat Mixte Ouvert de l’eau potable, de l’assainissement collectif, de l’assainissement non collectif, des milieux aquatiques et de la démoustication (SDDEA), qualifié de « structure porteuse »..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bouy-sur-Orvin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Réseau Natura 2000 vignette|redresse=1.2|Sites Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles..

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Oiseaux ».. : la « Bassée et plaines adjacentes », d'une superficie de , une vaste plaine alluviale de la Seine bordée par un coteau marqué au nord et par un plateau agricole au sud. Elle abrite une importante diversité de milieux qui conditionnent la présence d’une avifaune très riche...

Géologie et relief Bordure sud de la plaine alluviale de la Bassée.

L'altitude de la commune varie de à pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ d'altitude (mairie) Carte IGN classique.. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible..

Urbanisme Typologie Au , Fontaine-Fourches est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. (source : le fichier Fantoir).

Dans les Essais historiques de L. Michelin sur le département de Seine & Marne (1835), il est question d'une maison bourgeoise et d'une ferme appelées « Coëmard », appartenant à M. Marlot, tapissier-décorateur de Paris. Ce hameau, situé sur la rive droite de l'Orvin, presque à la limite du département de l'Aube, a depuis disparu. De même a disparu un écart (hameau ou habitation écartée) du nom de Chariaux, mentionné dans les titres anciens, proche de la source du ruisseau du même nom (orthographié aussi Chareau, Charriot...). cf le moulin de Charreau.

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (77% ), forêts (16,8% ), zones urbanisées (4,7% ), zones agricoles hétérogènes (1,5 %)..

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..

Planification La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Grand Provinois, dont le projet a été arrêté le , porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) du Grand Provinois, qui regroupe les Communautés de Communes du Provinois et de Bassée-Montois, soit ..

La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision.. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme..

Logement En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de dont 98,8 % de maisons et 1,2 % d’appartements.

Parmi ces logements, 84,1 % étaient des résidences principales, 8,6 % des résidences secondaires et 7,3 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 86,7 % contre 11,6 % de locataires Statistiques officielles de l'Insee., dont 2,2 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU). et 1,8 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports Voies de communication

Transports La commune est desservie par les lignes d’autocars 3201, 3202, 3203, 3240, 3243, 3245 et 3250 du réseau de bus Provinois - Brie et Seine.

Toponymie Fontaine et Fourches sont, à l’origine, des hameaux distincts. Le nom de la localité est mentionné sous les formes Fontanae ecclesia super Avram fluvium vers 700 (« Fontaine, paroisse au-dessus de L'Arve », devenu l'Orvin)Paul Bailly, 1989, Toponymie en Seine-et-Marne : noms de lieux, Editions Amatteis, p.80. ; Fontane versus Triangulum au Obit. prov. Sens, IV, p. 245. ; Fontanae prope Triangulum vers 1350 (Pouillé) ; Fontenes en 1369Longnon, Pouillés de Sens, p. 73. ; Fontaine Forche en 1575Arr.-ban Provins, p. 136. ; Forche Fontaine en 1576. ; Fontaine en l'an IX..

Étymologie Du latin « fons », fontaine, et « furca », bifurcationStéphane Gendron - 2003 - Les noms des lieux en France: essai de toponymie - Page 36..

« La fontaine Saint-Martin guérit les fièvres »Marianne Mulon – Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 ..

Histoire À l’origine, Fontaine et Fourches constituaient deux entités distinctes.

La localité a certainement été habitée à une époque très ancienne : à plusieurs reprises, on a recueilli, sur le territoire communal, des haches, des lances en silex, des percuteurs, des pointes de flèches de la période préhistorique.

Moyen Âge et Ancien Régime Au , Fontanas, plus tard Fons furcia, était une paroisse du diocèse de Sens.

Au siècle suivant, la seigneurie appartint, tout au moins pour partie, à une famille Gateblé, dont un descendant, Gui Gateblé, chevalier, donna à l'abbaye de Vauluisant, un setier de froment et un setier d'avoine, à prendre chaque année sur les dîmes de sa terre. En 1225, cette donation fut confirmée par Anseau, fils de GuiArchives de l’Aube, G 1252..

La seigneurie passa alors à Pierre de NemoursFontaine-Fourches, commune d'Ile de France, puis à la famille Britaut-Nangis, vers 1250, par le mariage de Jean Britaut, avec Marguerite de Nemours ("dame de Fontaines", sœur et héritière de Pierre de Nemours, chambrier de France, seigneur de La Chapelle-Gauthier et de « Fontaine près Trainel »)Histoire de la Maison Royale de France, et des grands officiers de la Couronne, Anselme de Sainte-Marie, Ange de Sainte-Rosalie, 1733.